vendredi 29 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2112707 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - 8ème chambre |
| Avocat requérant | LE FLOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 novembre 2021 et 28 avril 2022, M. B E, représenté par Me Le Floch, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé la Géorgie comme pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer sa situation administrative, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la compétence de son signataire n'est pas démontrée ;
- sa motivation est erronée en fait et en droit ; le préfet indique à tort que son épouse et son fils résident en Géorgie ; ceux-ci sont arrivés en France en février 2020 ; le préfet a omis de viser l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen préalable de sa situation individuelle ;
- le préfet a méconnu l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; ayant été informé de son état de santé et de l'impossibilité dans laquelle il se trouve d'accéder dans son pays d'origine aux soins dont il a besoin, le préfet était tenu de saisir l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- le préfet a méconnu l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la date de lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, dont le préfet affirme qu'elle a été notifiée le 7 décembre 2020, n'est pas déterminée ;
Sur la décision fixant le pays de destination ;
- sa motivation est insuffisante ; le préfet s'est abstenu d'examiner sa situation au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- son annulation est impliquée par l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet a méconnu l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Par décision du 13 décembre 2021, M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Martin, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique du 12 mai 2022.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant géorgien né le 16 avril 1966, est entré irrégulièrement en France le 16 octobre 2019. Il a déposé, le 21 octobre 2019, une demande d'asile auprès de la préfecture de la Loire-Atlantique. Sa demande a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 24 août 2020. Ce rejet a été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 2 décembre 2020. Par un courrier reçu le 3 août 2020, M. E avait sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour pour raison de santé, sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par décision du 5 août 2020, le préfet a rejeté la demande comme irrecevable au motif qu'elle avait été déposée plus de trois mois après le dépôt de la demande d'asile. Par un arrêté du 18 octobre 2021 pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique a fait obligation à M. E de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné la Géorgie comme pays de destination. M. E demande, par la présente requête, l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen soulevé à l'encontre de l'ensemble des décisions attaquées :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. A, adjoint à directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Il ressort des pièces du dossier que M. A a reçu du préfet de la Loire-Atlantique délégation pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture, notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français, avec ou sans délai de retour volontaire, et fixation du pays de renvoi, aux termes de l'arrêté portant délégation de signature du 31 août 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 1er septembre 2021. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D n'aurait pas été absente ou empêchée à la date de l'arrêté attaqué. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que, notamment, les articles L. 611-1 et L. 542-1 à L.542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comporte des éléments de la biographie de M. E relatifs notamment à l'ancienneté de sa présence en France, aux démarches qu'il a accomplies en vue d'obtenir l'asile et à sa situation personnelle et familiale. S'il mentionne à tort que l'épouse et le fils de l'intéressé résident en Géorgie alors que M. E fait valoir qu'ils sont arrivés en France en février 2020, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet ait été informé, avant la prise de l'arrêté attaqué, de leur présence sur le territoire français. Il suit de là que ladite décision, alors même qu'elle ne vise pas la convention internationale relative aux droits de l'enfant, doit être regardée comme suffisamment motivée. Il ressort de cette motivation que le préfet a bien procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant avant d'ordonner son éloignement.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / () ".
5. Il résulte de ces dispositions que, dès lors qu'il dispose d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir qu'un étranger, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne
peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet doit, lorsqu'il
envisage de prendre une telle mesure à son égard, et alors même que l'intéressé n'a pas
sollicité le bénéfice d'une prise en charge médicale en France, recueillir préalablement l'avis
du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
6. M. E soutient que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas recueilli préalablement à sa décision l'avis du collège des médecins de l'OFII afin de s'assurer qu'il n'entrait pas dans le cadre des dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'il avait fait état, dans sa demande de titre de séjour pour raison de santé reçue par le préfet le 3 août 2020, de ses problèmes de santé. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. E ne produit aucune pièce de nature à établir que son état de santé nécessitait, à la date de la décision attaquée, des soins dont le défaut était susceptible d'entrainer des conséquences d'une particulière gravité et dont il ne pouvait bénéficier dans son pays d'origine. L'intéressé, qui se plaignait en effet, peu après son arrivée en France, de douleurs intenses au niveau de la hanche rendant la station debout insupportable a été hospitalisé au centre hospitalier de Saint-Nazaire où il a bénéficié, le 28 février 2020, d'un changement complet des implants qui lui avaient été posés, au niveau de la hanche droite, en 2018, en Géorgie. Une seconde opération a eu lieu à Saint-Nazaire en mai 2021 consistant en une arthrodèse sur une arthrose séquellaire d'une ancienne fracture de la cheville droite. Si, dans un certificat établi le 3 août 2021, le chirurgien indiquait qu'il prescrivait à M. E, à la suite de sa seconde opération et afin de soigner des douleurs de tendinite d'insertion du deltoïde, de la rééducation, ce document ne fait pas état d'une pathologie qui aurait été de nature à faire obligation au préfet de saisir le collège de médecins de l'OFII avant de prendre la décision d'éloignement litigieuse. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ".
8. Il résulte de ces dispositions que l'étranger qui demande l'asile a le droit de séjourner sur le territoire national à ce titre jusqu'à ce que la décision rejetant sa demande lui ait été notifiée régulièrement par l'OFPRA ou, si un recours a été formé devant elle, par la CNDA jusqu'à la date de notification de la décision de la Cour dès lors que, comme c'est le cas en l'espèce, le recours a été rejeté par ordonnance.
9. Le préfet de la Loire-Atlantique produit un extrait de la base de données " Telemofpra " relative à l'état des procédures des demandes d'asile, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, duquel il ressort que la décision par laquelle la CNDA a confirmé le rejet de la demandes d'asile de M. E, datée du 2 décembre 2020, a été notifiée le 7 décembre suivant. En vertu des dispositions citées au point 7, l'intéressé ne bénéficiait donc plus du droit de se maintenir au titre de l'asile sur le territoire français à compter de cette dernière date. Ainsi, le 19 octobre 2021, date de la décision attaquée, M. E entrait dans le champ d'application des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré par le requérant de ce qu'il disposait, à la date de la décision attaquée, d'un droit provisoire au séjour au titre de l'asile doit, par suite, être écarté.
10. En quatrième lieu, pour les motifs indiqués au point 6, M. E n'est pas fondé à soutenir que les dispositions, citées au point 4, de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faisaient obstacle à son éloignement du territoire français.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant fixation du pays de renvoi :
11. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, font état de la nationalité géorgienne de M. E, précise que ces dernier a sollicité auprès des services de la préfecture de la Loire-Atlantique la reconnaissance du statut de réfugié et ajoute que cette demande a été définitivement rejetée. Cette même décision mentionne que " l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine ". Cette décision est, dès lors, suffisamment motivée. Il ressort de cette motivation que le préfet a bien procédé à un examen particulier de la situation particulière de M. E avant de désigner le pays de renvoi, sans s'estimer lié par les décisions de l'OFPRA et de la CNDA et ce, alors même qu'il n'a pas consulté le dossier présenté par le requérant devant ces deux instances.
12. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, eu égard à ce a été dit ci-dessus, M. E n'est pas fondé à exciper de cette illégalité pour demander l'annulation, par voie de conséquence, de la décision désignant la Géorgie comme pays de renvoi.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
14. Compte tenu de ce qui a été dit au point 6 sur l'état de santé de M. E à la date de la décision attaquée et alors que celui-ci n'établit pas que la rééducation et le suivi médical nécessités par son état de santé ne pourraient lui être assurés en Géorgie, le moyen tiré par l'intéressé de ce que son renvoi en Géorgie constitue un traitement inhumain et dégradant, contraire aux dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions à fin d'injonction doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les conclusions présentées par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, ne peut, dès lors que ce dernier n'est pas partie perdante dans la présente instance, qu'être rejetée.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Le Floch.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
L. C La greffière,
V. MALINGRE La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique
en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026