mercredi 5 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2113926 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | RENAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 décembre 2021 et 22 août 2022, Mme B A, représentée par Me Renaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de
100 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 10 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle se fonde sur un motif lié à son état civil et son identité, entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été précédée de la procédure contradictoire préalable prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 3 et 31 août 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme B A a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er février 2022.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Renaud, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, se déclarant ressortissante guinéenne née le 25 décembre 1987, déclare être entrée irrégulièrement en France le 29 novembre 2014. Sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par une décision du 31 août 2015 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 29 mai 2020. Elle a obtenu un titre de séjour en raison de son état de santé, valable du 3 mars 2017 au 31 août 2018, ce titre n'a pas été renouvelé. Une décision de refus de titre de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français a été prise à son encontre le 27 septembre 2019. Le 6 février 2021, elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. Sa demande a été rejetée par un arrêté du
12 octobre 2021, portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle rappelle les conditions d'entrée en France de Mme A, le rejet définitif de sa demande d'asile et son maintien en situation irrégulière. La décision indique que l'intéressée n'a pas obtenu le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étranger malade, et qu'elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, le 27 septembre 2019, à laquelle elle n'a pas déféré. La décision constate que la demanderesse ne justifie pas d'une particulière intégration dans la société française et que ses attaches personnelles se situent en Guinée où elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-sept ans et où résident ses trois enfants mineurs, sa mère et l'une de ses sœurs. La décision attaquée est ainsi, contrairement à ce que soutient la requérante, suffisamment motivée en droit comme en fait.
3. En deuxième lieu, la motivation circonstanciée de la décision attaquée évoquée au point précédent, révèle que celle-ci a été prise à l'issue d'un examen complet et sérieux de la situation particulière de Mme A. Le moyen tiré du défaut d'un tel examen manque dès lors en fait.
4. En troisième lieu, l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit, en son premier alinéa, que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. L'article 47 du code civil dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
6. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
7. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme A, le préfet s'est fondé sur le motif tiré de ce qu'elle ne justifie pas de son état civil et de son identité, en méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet s'est appuyé sur l'avis défavorable émis le 4 octobre 2021 par la direction départementale de la police aux frontières, relevant que le jugement supplétif d'acte de naissance ayant permis l'établissement de l'acte de naissance produit par l'intéressée n'était pas joint, que l'acte de naissance produit comportait des fautes d'orthographe dans la date de naissance en lettres, qu'il n'avait pas été légalisé et ne comportait pas les mentions prévues par l'article 184 du code civil guinéen. En défense à la requête de Mme A, le préfet rappelle en outre le contexte de fraude généralisée à l'état civil en Guinée et que le passeport de la requérante n'a pas valeur d'acte d'état civil. Si la requérante produit à l'appui de sa requête un jugement supplétif n°4138 du 15 juin 2021 tenant lieu d'acte de naissance, il est constant que ce jugement a été rendu postérieurement à l'acte de naissance produit à l'appui de la demande de titre de séjour du 6 février 2021, dont il ne peut dès lors constituer la base légale. Au demeurant, le passeport produit par Mme A lui aurait été délivré le 29 août 2016, soit antérieurement à l'obtention de ce jugement supplétif d'acte de naissance. Dès lors, le motif de refus tiré de ce que Mme A ne justifie pas de son état civil et de son identité n'est pas entaché d'erreur d'appréciation.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
9. Si Mme A se prévaut de sa présence en France depuis 2014, il est constant qu'elle s'est maintenue irrégulièrement en dépit du rejet définitif de sa demande d'asile puis du non renouvellement de son titre de séjour en raison de son état de santé et de l'obligation de quitter le territoire du 27 septembre 2019. Il ressort des pièces du dossier qu'elle a occupé un emploi d'employée de maison qualifiée du 7 octobre 2015 au 30 juillet 2016 et d'employée familiale du 1er septembre 2016 au 6 juillet 2018. Elle produit également deux contrats de travail à durée indéterminée à temps partiel conclus à partir du 4 décembre 2017 et du 13 décembre 2018 en qualité d'assistante ménagère et d'agent d'entretien. Ces expériences professionnelles si elles démontrent l'implication de la requérante, ne permettent pas de tenir pour établi que l'intéressée serait pleinement intégrée sur le plan professionnel. Si Mme A se prévaut d'un entourage amical et familial et de la présence de sa sœur sur le territoire, elle ne produit pas de pièce au soutien de ces allégations. Les seules attestations d'un voisin et d'une personne déclarant la connaître depuis 2014 ne permettent pas d'établir que la requérante aurait noué des relations d'une particulière intensité, durée ou stabilité en France. Par ailleurs, Mme A n'établit pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où résident ses trois enfants mineurs, sa mère et l'une de ses sœurs. Au vu de ces éléments, Mme A ne peut se prévaloir de liens suffisamment intenses, anciens et stables en France. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi. La décision attaquée n'est, par suite, pas entachée d'une erreur de droit ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations et dispositions rappelées au point précèdent.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
11. D'une part, si un étranger peut, à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir formé contre une décision préfectorale refusant de régulariser sa situation par la délivrance d'un titre de séjour, soutenir que, compte tenu de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle, la décision du préfet serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il ne peut utilement se prévaloir des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu, dans le cadre de la politique du Gouvernement en matière d'immigration, adresser aux préfets, sans les priver de leur pouvoir d'appréciation de chaque cas particulier, pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation. Par suite, Mme A ne peut utilement invoquer la méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012, dont les lignes directrices ne sont pas opposables.
12. D'autre part, Mme A se prévaut des mêmes éléments invoqués au point 9, notamment ceux relatifs à ses expériences professionnelles et à sa durée de présence en France, ainsi que du suivi d'une formation en Certificat d'Aptitudes Professionnelles (CAP) petite enfance. Toutefois, ces circonstances ne sont pas de nature à caractériser des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant que le préfet de la Loire-Atlantique procède à son admission exceptionnelle au séjour. La requérante n'est dès lors pas fondée à soutenir qu'en ne régularisant pas sa situation de séjour à titre exceptionnel, le préfet aurait commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsque l'obligation de quitter le territoire français est fondée, comme c'est le cas en l'espèce, sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 de ce même code, elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle du refus de séjour. Compte tenu de ce qui a été dit au point 2, le refus de séjour opposé à Mme A est suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre doit être écarté.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".
15. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile déterminent de façon complète les règles de procédure administrative auxquelles est soumise l'intervention d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, Mme A ne peut utilement invoquer le défaut d'application par le préfet, préalablement au prononcé de la décision contestée, des dispositions de l'article
L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration relatives à la procédure contradictoire préalable à l'intervention des décisions qui doivent être motivées en vertu des dispositions de l'article L. 211-2 de ce code. En tout état de cause, la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire est consécutive au rejet de la demande de titre de séjour formée par Mme A le 6 février 2021, par laquelle l'intéressée a été à même de porter à la connaissance du préfet tous éléments actualisés de sa situation personnelle et familiale et de faire valoir ses arguments.
16. En troisième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de séjour n'étant pas établie, eu égard aux points 2 à 12, Mme A n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français.
17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 7 et 12, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la vie personnelle et familiale de Mme A.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
18. L'illégalité de la décision portant refus de séjour n'étant pas établie, eu égard aux points 2 à 12, Mme A n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E:
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Renaud et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2022.
La présidente-rapporteure,
C. LOIRATL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIER
La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
mt
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026