lundi 25 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200763 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | GUEGUEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 janvier 2022 et le 16 mai 2022, M. A E D et Mme F H B, agissant en leurs noms et en tant que représentants légaux de Racheal H E et Caleb D E, ainsi que Mme G E, représentés par Me Gueguen, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 17 novembre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les décisions du 27 juillet 2021 des autorités consulaires françaises à Nairobi refusant de délivrer à Mme F H B, à Racheal H E, à Caleb D E et à G E un visa de long séjour en qualité de membres de famille de réfugié ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen des demandes de visas dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 540 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et une somme de 660 euros, à verser à leur conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- il n'est pas établi que la commission de recours ait été régulièrement composée ;
- la décision de la commission de recours est entachée d'une erreur d'appréciation, tant au regard des actes d'état civil produits que de la possession d'état ;
- elle est également entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait dès lors que G E est éligible à la procédure de réunification familiale ;
- elle a été prise en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mai 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (55%) par une décision du 17 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A E D, ressortissant kenyan, né le 3 août 1978, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 30 octobre 2017. Mme F H B, qu'il présente comme son épouse, G E, Racheal H E et Caleb D E, nés respectivement le 11 janvier 2003, le 28 août 2008 et le 5 décembre 2016, qu'il présente comme ses enfants, ont déposé des demandes de visas de long séjour, auprès des autorités consulaires françaises à Nairobi, en qualité de membres de famille de réfugié. Par des décisions du 27 juillet 2021, ces autorités ont refusé de délivrer les visas sollicités. Par une décision du 17 novembre 2021, dont les consorts D demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre ces décisions consulaires.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : 1° Par son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est antérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile ; () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite ". Et aux termes de l'article L. 561-5 : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux ". Aux termes de l'article R. 561-1 du même code : " La demande de réunification familiale est initiée par la demande de visa des membres de la famille du réfugié ou du bénéficiaire de la protection subsidiaire mentionnée à l'article L. 561-5 ".
3. D'autre part, l'article L. 121-9 du même code dispose que : " L'office est habilité à délivrer, après enquête s'il y a lieu, aux réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire les pièces nécessaires pour leur permettre soit d'exécuter les divers actes de la vie civile, soit de faire appliquer les dispositions de la législation interne ou des accords internationaux qui intéressent leur protection, notamment les pièces tenant lieu d'actes d'état civil. Le directeur général de l'office authentifie les actes et documents qui lui sont soumis. Les actes et documents qu'il établit ont la valeur d'actes authentiques. Ces diverses pièces suppléent à l'absence d'actes et de documents délivrés dans le pays d'origine. Les pièces délivrées par l'office ne sont pas soumises à l'enregistrement ni au droit de timbre ".
4. Enfin, aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ", ce dernier disposant que " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. Il résulte des dispositions précédemment citées que les actes établis par l'office français de protection des réfugiés et apatrides sur le fondement des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en cas d'absence d'acte d'état civil ou de doute sur leur authenticité, et produits à l'appui d'une demande de visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois, présentée pour les membres de la famille d'un réfugié dans le cadre d'une réunification familiale, ont, dans les conditions qu'elles prévoient, valeur d'actes authentiques qui fait obstacle à ce que les autorités consulaires en contestent les mentions, sauf en cas de fraude à laquelle il appartient à l'autorité administrative de faire échec.
6. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour rejeter le recours formé pour M. A E D, la commission de recours s'est fondée sur les motifs tirés de ce que, d'une part, la date de naissance de Mme F H B figurant sur son passeport (24 novembre 1985) est différente de celle figurant sur le certificat de mariage établi par l'OFPRA (4 juin 1985), d'autre part, l'enfant Caleb D E apparaît dans la composition familiale " souscrite " le 1er décembre 2017, soit postérieurement à l'obtention par M. D de son statut de réfugié, enfin, G E, âgé de plus de dix-huit ans le jour où il a déposé sa demande de visa et qui n'a pas été déclaré comme un enfant du couple, n'est pas éligible à la procédure de réunification familiale.
En ce qui concerne Mme F H B :
7. Les requérants versent aux débats, pour justifier du lien matrimonial allégué, un certificat de mariage établi le 13 avril 2018, conformément aux dispositions de l'article L. 121-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par le directeur général de l'OFPRA, attestant du mariage entre " Mme F B, née le 4 juin 1985, à Kiambu " et M. A E D, célébré le 27 janvier 2007 à Githunguri. En l'absence de mise en œuvre par l'administration de la procédure d'inscription de faux et de fraude avérée, ce document fait foi en ce qui concerne l'existence d'un lien matrimonial entre Mme F H B et le réunifiant.
8. Par ailleurs, pour justifier de l'identité de la demandeuse de visa, les requérants versent aux débats son passeport qui mentionne qu'elle est née le 24 novembre 1985 à Kiambu. Si M. A E D a déclaré, lors de sa demande d'asile et dans sa fiche familiale de référence, que son épouse est née le 4 juin 1985 et s'il a été produit devant les autorités consulaires une carte d'identité qui mentionne que l'intéressée est née le 1er janvier 1985, ces discordances, qui portent sur le jour et le mois de sa naissance, ne suffisent pas à elles seules à remettre en cause l'identité de la demandeuse de visa. En outre, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 4 mars 2021, le réunifiant a demandé à l'OFPRA de rectifier la date de naissance de son épouse en indiquant qu'elle est née le 24 novembre 1985, date de naissance qui est conforme à celle figurant sur son passeport. M. A E D a par ailleurs saisi le 5 juillet 2021 le procureur de la République afin de rectifier cette même erreur.
9. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer le visa sollicité au motif que l'identité de la demandeuse de visa et son lien familial avec le réunifiant ne sont pas établis.
En ce qui concerne Racheal H E et Caleb D E :
10. Les requérants produisent, pour justifier de l'identité des demandeurs de visas et de leur lien de filiation, la traduction en langue française d'actes de naissance n°917863 et n°7225894, établis par un officier d'état civil du district de Githunguri, qui mentionnent que Racheal H E et Caleb D E sont nés respectivement le 28 août 2008 et le 5 décembre 2016. Ces documents d'état civil font état de leur lien de filiation avec Mme F H B et M. A E D. Sont également versés aux débats les passeports des demandeurs de visas.
11. D'une part, l'authenticité de l'acte de naissance produit à l'appui de la demande de visa de Racheal H E n'est pas contestée par l'administration. En outre, la circonstance, relevée par le ministre de l'intérieur, que M. A E D n'a pas déclaré cet enfant à l'autorité préfectorale ne saurait remettre en cause l'existence du lien de filiation allégué.
12. D'autre part, si la commission de recours a retenu que l'existence de l'enfant Caleb D E n'a pas été déclarée par M. A E D lors du dépôt de sa demande d'asile, soit le 19 octobre 2016, mais uniquement dans sa fiche familiale de référence renseignée le 1er décembre 2017, il ressort des pièces du dossier que cet enfant n'était pas encore né à la date à laquelle le réunifiant a rempli son formulaire de demande d'asile. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier que M. A E D a déclaré à l'OFPRA ne plus être en contact avec son épouse depuis le mois de décembre 2015, soit antérieurement à la date de conception de Caleb D E, né le 5 décembre 2016, cette incohérence ne suffit pas à remettre en cause l'existence du lien de filiation entre le demandeur de visa et le réunifiant, celui-ci devant être regardé comme établi par l'acte de naissance n°7225894, dont l'authenticité n'est pas remise en cause par l'administration. Enfin, la circonstance, relevée par le ministre de l'intérieur, que M. A E D n'a pas déclaré l'existence de Caleb D E à l'autorité préfectorale ne saurait remettre en cause la réalité du lien de filiation allégué.
13. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer les visas sollicités au motif que l'identité des demandeurs de visas et leur lien de filiation avec le réunifiant ne sont pas établis.
En ce qui concerne G E :
14. Les requérants produisent, pour justifier de l'identité du demandeur de visa, la traduction en langue française d'un acte de naissance n°9171798, établi par un officier d'état civil du district de Githunguri, qui mentionne que G E est né le 11 janvier 2003 et qui fait état de son lien de filiation avec Mme F H B et M. A E D. Est également versé aux débats le passeport du demandeur de visa.
15. D'une part, si la commission de recours a retenu que M. A E D n'a pas déclaré G E comme un enfant du couple, il ressort des pièces du dossier que ce dernier a indiqué, tant dans son formulaire de demande d'asile que dans sa fiche familiale de référence, que cet enfant était issu de son union avec Mme F H B. En outre, si le ministre de l'intérieur fait valoir que le réunifiant a déclaré à l'OFPRA que cet enfant est né le 11 juin 2003, alors que l'acte de naissance et le passeport produits font état d'une naissance le 11 janvier 2003, cette légère discordance, qui porte sur le mois de sa naissance, ne suffit pas à elle seule à remettre en cause l'authenticité de ces documents et la véracité des informations qui y figurent. Enfin, la circonstance, relevée par le ministre de l'intérieur, que M. A E D n'a pas déclaré l'existence de cet enfant à l'autorité préfectorale ne saurait remettre en cause la réalité du lien de filiation allégué. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer le visa sollicité au motif que l'identité du demandeur de visa et son lien de filiation avec le réunifiant ne sont pas établis.
16. D'autre part, il ressort des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'une demande de réunification familiale peut être introduite jusqu'aux dix-neuf ans révolus de l'enfant du réfugié. Il ressort des pièces du dossier que G E a déposé le 23 février 2021 une demande de visa de long séjour auprès des autorités consulaires françaises à Nairobi. Ainsi, en application des dispositions précitées de l'article R. 561-1 du même code, la procédure de réunification familiale doit être regardée comme ayant été introduite le 23 février 2021, date à laquelle G E était âgé de moins de dix-neuf ans. Par suite, en rejetant sa demande de visa au motif qu'il n'était pas éligible à cette procédure, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur de droit.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que les consorts D sont fondés à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
18. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas sollicités dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. M. D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Gueguen, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visas d'entrée en France du 17 novembre 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer à Mme F H B, Racheal H E, Caleb D E et G E un visa de long séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Gueguen, avocate des consorts D, la somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Gueguen renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A E D, à Mme F H B, à Mme G E, à Me Gueguen et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Sarda, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2022.
Le rapporteur,
M. C
La présidente,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
La greffière,
J. HUMANN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2200763
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026