mardi 21 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2206896 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SEMLALI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 mai 2022 et 3 mars 2023, M. D C, représenté par Me Semlali, demande au tribunal :
1°) d'annuler en toutes ses décisions l'arrêté du 19 avril 2022 par lequel le préfet de la Mayenne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, laquelle obligation fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai et l'a astreint à se présenter tous les mercredis à 14 heures 30 au commissariat de police de Laval ;
2°) d'annuler la décision en date du 21 avril 2022 par laquelle le préfet a décidé de conserver son extrait d'acte de naissance et son passeport ;
3°) la décision de refus implicite par laquelle le préfet a refusé de renouveler son récépissé ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui délivrer un titre de séjour mention vie privée et familiale sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou à défaut de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer un récépissé assorti d'une autorisation de travail ;
5°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui restituer son extrait d'acte de naissance et son passeport ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision de refus de séjour est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'établit pas que l'acte de naissance produit est faux ou contrefait, l'accord bilatéral franco-malien dispense de légalisation les actes d'état-civil ;
- la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire est entachée d'un défaut d'examen particulier compte tenu de son insertion et du motif de refus de séjour ;
- l'obligation de quitter le territoire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision accordant un délai de départ volontaire de 30 jours est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire ;
- la décision accordant un délai de départ volontaire de 30 jours est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- la décision accordant un délai de départ volontaire de 30 jours est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire ;
- la décision d'astreinte à se présenter le mercredi à 14h30 au commissariat de Laval est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire ;
- la décision d'astreinte à se présenter le mercredi à 14h30 au commissariat de Laval est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier ;
- la décision d'astreinte à se présenter le mercredi à 14 heures30 au commissariat de Laval est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision de rétention de l'extrait d'acte de naissance et du passeport est illégale par exception d'illégalité de l'arrêté du 21 avril 2022 ;
- la décision de rétention de l'extrait d'acte de naissance et du passeport est entachée d'une erreur de droit dès lors que son acte de naissance n'est pas un faux document ;
- la décision implicite de refus de renouvellement de récépissé est illégale dès lors que la vérification de documents d'état-civil ne la justifie pas.
Par un mémoire enregistré le 24 janvier 2023, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une décision du 5 juillet 2022, M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, qui se déclare ressortissant malien né en 2003, déclare être entré irrégulièrement en France dans le courant de l'année 2018. Il a été confié au conseil départemental du Val de Marne puis au conseil départemental de Mayenne dans le cadre de jugements en assistance éducative du 9 janvier 2019 puis du 11 février 2019. Le 19 avril 2021, il a présenté une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par l'arrêté attaqué, du 19 avril 2022, le préfet de la Mayenne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné et l'a astreint à se présenter tous les mercredis à 14 heures 30 au commissariat de police de Laval.
2. La décision de refus de séjour comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de la décision refusant d'admettre le requérant au séjour en France, le préfet n'étant pas tenu de faire état de l'ensemble des éléments de fait caractérisant la situation du demandeur. Il en résulte que cette décision est régulièrement motivée.
3. Pour refuser de délivrer de délivrer à M. C un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Mayenne s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé ne justifiait pas de son état civil, en méconnaissance de l'article R. 431-10 de ce code compte tenu de ce que son acte de naissance est un document illégal.
4. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande :/ 1° Les documents justifiants de son état civil ; (..) ". Et aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. Il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le document produit aurait un caractère frauduleux. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Il lui appartient, en particulier, à cet égard, d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
6. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. C a produit un extrait d'acte de naissance n° 042 dressé le 23 février 2021 par l'officier d'état-civil du centre principal de la commune de Allahina (Mali). Il ressort toutefois de l'analyse documentaire de la police aux frontières de Nantes sur laquelle s'est fondé le préfet de la Mayenne que l'acte de naissance produit par le requérant est entaché d'anomalies permettant de conclure formellement à son caractère apocryphe, relatives à son remplissage manuscrit et d'une faute d'orthographe ou de frappe à l'une des rubriques pré-remplies, le numéro NINA, mention obligatoire conformément à la législation en vigueur au Mali, étant en outre absent. Ces constats sont, dans les circonstances de l'espèce, de nature à remettre en cause la force probante de l'acte d'état-civil produit et, par suite, l'identité alléguée du requérant quand bien même ce dernier serait titulaire d'un passeport délivré par les autorités maliennes, l'analyse documentaire susmentionnée faisant en tout état de cause état de l'absence d'empreinte et de signature numérique à la lecture de la puce de ce passeport et ce, sans que le préfet soit tenu de faire procéder à une levée d'acte. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet de la Mayenne a écarté la présomption d'authenticité de l'acte d'état-civil produit par le requérant, instituée par les dispositions de l'article 47 du code civil, pour estimer qu'il ne justifiait pas de son état civil, en méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il ne remplissait pas la condition d'âge de l'article L. 423-22 de ce code.
7. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, M. C, qui est dépourvu d'attaches familiales en France, avait échoué à obtenir son certificat d'aptitude professionnelle (CAP) d'électricien et, redoublant sa seconde année de CAP, avait vu son niveau jugé " fragile " par le conseil de classe du premier semestre de l'année 2021/2022. Dans ces conditions, en l'absence de tissu relationnel en France et de réussite dans ses études, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de séjour attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
8. L'obligation de quitter le territoire, qui fait état du refus de séjour opposé à M. C et du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est régulièrement motivée, conformément aux dispositions du second alinéa de l'article L. 613-1 de ce code.
9. Compte tenu de ce qui a été dit au point précédent s'agissant de l'insertion socio-professionnelle du requérant, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire serait entachée d'un défaut d'examen particulier compte tenu de son insertion. Dès lors que la situation de M. C relève du cas prévu au 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui n'est pas contesté, le préfet pouvait édicter à son encontre une décision d'obligation de quitter le territoire français, indépendamment du motif de refus de séjour.
10. Compte tenu de ce qui a été dit au point 7 ci-dessus, et de ce que M. C n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents et sa fratrie, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ou méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision accordant un délai de départ volontaire de 30 jours est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.
12. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ". La décision accordant un délai de départ volontaire de 30 jours comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait en constituant le fondement. La seule circonstance que M. C était à la date de la décision attaquée inscrit en seconde année de CAP, après avoir échoué à obtenir ce même diplôme l'année scolaire précédente, n'était pas de nature à justifier qu'un délai de départ volontaire d'une durée supérieure à 30 jours lui fût accordé. Il suit de là que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
13. Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.
14. Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision d'astreinte à se présenter le mercredi à 14h30 au commissariat de police de Laval est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.
15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les modalités de cette mesure de présentation hebdomadaire au commissariat, qui est suffisamment motivée par l'indication de son objet, résulteraient d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé ou seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne s'agit pour l'administration que de s'assurer de l'accomplissement des préparatifs du départ du requérant.
16. La délivrance d'un récépissé contre remise du passeport s'est opérée sur la base d'un arrêté de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français qui n'est pas entaché d'illégalité ainsi qu'il résulte de ce qui a été dit.
17. La décision de refus de séjour, qui n'est pas entachée d'illégalité, fait obstacle à ce que le récépissé de demande de carte de séjour de M. C soit renouvelé, de sorte que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision implicite de ne pas renouveler son récépissé serait illégale au motif de ce que la vérification de l'authenticité de ses documents d'état-civil ne la rend pas nécessaire.
18. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par suite, il ne saurait être fait droit aux conclusions à fin d'injonction qu'il présente.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet de la Mayenne et à Me Semlali.
Délibéré après l'audience du 7 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. A de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2023.
La rapporteure,
C. BLe président,
A. A DE BALEINE
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Mayenne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026