vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2211915 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | HAY |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 septembre 2022 et le 7 avril 2023 sous le n° 2211915, Mme E C épouse D, représentée par Me Hay, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France a confirmé la décision du 20 juin 2022 des autorités consulaires françaises à Oran (Algérie) qui ont refusé de lui délivrer un visa de court séjour pour visite familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer le visa sollicité, ou à titre subsidiaire de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que le refus la prive de voir sa famille installée en France ;
- le motif tiré de ce qu'il y aurait des doutes raisonnables sur sa volonté de quitter la France à l'issue de son visa est illégal et disproportionné dès lors que son précédent maintien au-delà de la durée de son précédent visa était dû à des problèmes de santé de son mari ayant nécessité son hospitalisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 mars 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C épouse D ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 septembre 2022 et le 7 avril 2023 sous le n° 2211925, M. B D, représenté par Me Hay, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France a confirmé la décision du 20 juin 2022 des autorités consulaires françaises à Oran (Algérie) qui ont refusé de lui délivrer un visa de court séjour pour visite familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer le visa sollicité, ou à titre subsidiaire de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que le refus la prive de voir sa famille installée en France ;
- le motif tiré de ce qu'il y aurait des doutes raisonnables sur sa volonté de quitter la France à l'issue de son visa est illégal et disproportionné dès lors que son précédent maintien au-delà de la durée de son précédent visa était dû à des problèmes de santé ayant nécessité son hospitalisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 mars 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 ;
- le règlement (CE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ;
- le règlement (CE) n° 810/2009 du 13 juillet 2009 du Parlement européen et du Conseil établissant un code communautaire des visas ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 mai 2023 :
- le rapport de M. Rosier, rapporteur,
- et les observations de Me Leroy, substituant Me Hay, avocate des requérants.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E C et son époux, M. B D, ressortissants algériens, ont sollicité auprès des autorités consulaires françaises à Oran (Algérie) des visas de court séjour pour rendre visite à leurs enfants et petits-enfants installés en France qui leur ont été refusés. La commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France, saisie le 4 juillet 2022 d'un recours formé par Mme C et M. D contre ces décisions consulaires, a rejeté leur recours par deux décisions implicites. Les requérants doivent être regardés comme demandant au tribunal d'annuler les décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa d'entrée en France qui se sont substituées aux décisions consulaires.
Sur la jonction :
2. Les requêtes enregistrées sous les n°s 2211915 et 2211925 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3.Compte tenu des mentions indiquées sur la lettre de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France accusant réception du recours administratif préalable des requérants, la décision de la commission, dont la décision se substitue à celle des autorités consulaires, doit être regardée comme s'étant approprié le motif retenu par ces autorités soit, en l'espèce, le caractère incomplet et/ou non fiables des informations communiquées pour justifier l'objet et les conditions du séjour et l'existence de doutes raisonnables quant à leur volonté de quitter le territoire des Etats membres avant l'expiration du visa.
4.En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les informations communiquées par les requérants pour justifier l'objet et les conditions de leur séjour en France seraient incomplètes et/ou non fiables.
5.En deuxième lieu, aux termes de l'article 21 du règlement (CE) du 13 juillet 2009 du Parlement européen et du Conseil établissant un code communautaire des visas : " 1. Lors de l'examen d'une demande de visa uniforme, () une attention particulière est accordée à l'évaluation du risque d'immigration illégale () que présenterait le demandeur ainsi qu'à sa volonté de quitter le territoire des États membres avant la date d'expiration du visa demandé. ". Aux termes de l'article 32 du même règlement : " 1. () le visa est refusé : () / b) s'il existe des doutes raisonnables sur () la fiabilité des déclarations effectuées par le demandeur ou sur sa volonté de quitter le territoire des États membres avant l'expiration du visa demandé. () ".
6.Mme C épouse D et M. D ont sollicité la délivrance de visas de court séjour à entrées multiples pour visite familiale, avec un premier séjour envisagé du 25 juillet 2022 au 23 août 2022, afin de pouvoir venir voir plus régulièrement leurs trois enfants, de nationalité française, et petits-enfants résidant en France, ainsi qu'ils l'ont fait régulièrement entre 2006 et 2013. Il n'est pas contesté que les requérants résident ensemble en Algérie où ils disposent d'attaches matérielles et financières. Les circonstances que, lors de leur dernier séjour, ils aient formulé une demande de titre de séjour et aient reçu un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 9 mars 2013 et que le 10 mars 2013, M. D, souffrant de problèmes de santé nécessitant son hospitalisation du 10 au 12 mars 2013, ils se soient maintenus sur le territoire français sans titre de séjour valide et aient dû quitter le territoire à la suite de l'arrêté leur faisant obligation de quitter le territoire français notifié par les services du préfet de la Vienne ne suffisent pas à caractériser un risque de détournement de l'objet du visa. Dans ces conditions, eu égard aux garanties de retour suffisantes produite par les requérants, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer le visa sollicité pour ce second motif.
7.Par suite les requérants sont fondés à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
8.Toutefois, pour justifier que la décision attaquée est légale, le ministre de l'intérieur invoque, dans son mémoire en défense communiqué aux requérants, un autre motif tiré de ce que les ressources des demandeurs de visas ne sont pas suffisantes pour financer leur séjour en France.
9.L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
10.Aux termes de l'article 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen : " 1. Il est institué un visa uniforme valable pour le territoire de l'ensemble des Parties contractantes. Ce visa () peut être délivré pour un séjour de trois mois au maximum () ". Aux termes de l'article 6 du règlement (CE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes dit " code frontières Schengen " : " 1. Pour un séjour prévu sur le territoire des États membres, d'une durée n'excédant pas 90 jours sur toute période de 180 jours, ce qui implique d'examiner la période de 180 jours précédant chaque jour de séjour, les conditions d'entrée pour les ressortissants de pays tiers sont les suivantes: ( ) c) justifier l'objet et les conditions du séjour envisagé, et disposer de moyens de subsistance suffisants, tant pour la durée du séjour envisagé que pour le retour dans leur pays d'origine ou le transit vers un pays tiers dans lequel leur admission est garantie, ou être en mesure d'acquérir légalement ces moyens; () 4. L'appréciation des moyens de subsistance se fait en fonction de la durée et de l'objet du séjour et par référence aux prix moyens en matière d'hébergement et de nourriture dans l'État membre ou les États membres concernés, pour un logement à prix modéré, multipliés par le nombre de jours de séjour. () Les déclarations de prise en charge, lorsqu'elles sont prévues par le droit national, et les lettres de garantie telles que définies par le droit national, dans le cas des ressortissants de pays tiers logés chez l'habitant, peuvent aussi constituer une preuve de moyens de subsistance suffisants. ". Aux termes de l'article L. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger qui déclare vouloir séjourner en France pour une durée n'excédant pas trois mois dans le cadre d'une visite familiale ou privée doit présenter un justificatif d'hébergement qui prend la forme d'une attestation d'accueil, signée par la personne qui se propose d'assurer le logement de l'étranger, ou son représentant légal. Cette attestation est validée par l'autorité administrative et constitue le document prévu par la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 pour justifier les conditions de séjour dans le cas d'une visite familiale ou privée ". Aux termes de L. 313-2 de ce code, l'attestation d'accueil " est accompagnée de l'engagement de l'hébergeant de prendre en charge, pendant toute la durée de validité du visa ou pendant une durée de trois mois à compter de l'entrée de l'étranger sur le territoire des Etats parties à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990, et au cas où l'étranger accueilli n'y pourvoirait pas, les frais de séjour en France de celui-ci, limités au montant des ressources exigées de la part de l'étranger pour son entrée sur le territoire en l'absence d'une attestation d'accueil ".
11Il résulte de ces dispositions que l'obtention d'un visa de court séjour est subordonnée à la condition que le demandeur justifie à la fois de sa capacité à retourner dans son pays d'origine et de moyens de subsistance suffisants pendant son séjour. Il appartient au demandeur de visa, dont les ressources personnelles ne lui assurent pas ces moyens, d'apporter la preuve de ce que les ressources de la personne qui l'héberge et qui s'est engagée à prendre en charge ses frais de séjour au cas où il n'y pourvoirait pas sont suffisantes pour ce faire. Cette preuve peut résulter de la production d'une attestation d'accueil validée par l'autorité compétente et comportant l'engagement de l'hébergeant de prendre en charge les frais de séjour du demandeur, sauf pour l'administration à produire des éléments de nature à démontrer que l'hébergeant se trouverait dans l'incapacité d'assumer effectivement l'engagement qu'il a ainsi souscrit.
12.Mme C épouse D et M. D ont sollicité la délivrance de visas de court séjour à entrées multiples pour visite familiale, avec un premier séjour envisagé du 25 juillet 2022 au 23 août 2022, afin de pouvoir venir voir plus régulièrement leurs trois enfants, de nationalité française, et petits-enfants résidant en France, ainsi qu'ils l'ont fait régulièrement entre 2006 et 2013. Il ressort des pièces du dossier que si les requérants justifient d'une pension de retraite équivalente à 381 euros mensuels pour le couple, ils sont titulaires, en outre, de deux comptes bancaires présentant des soldes créditeurs d'environ 8 778 euros et 6 340 euros et sont également propriétaires de leur logement en Algérie. L'administration n'apporte aucun élément de nature à démontrer que ces ressources ne seraient pas effectivement disponibles pour le financement de leur séjour. De plus, par une attestation d'accueil signée du maire de Châtellerault, M. A D, fils des demandeurs de visas, s'est engagé à les accueillir durant leur séjour en France et justifie des moyens financiers et matériels suffisants pour assumer l'accueil et l'entretien de deux personnes supplémentaires dans son foyer qui compte cinq personnes, il ressort des pièces du dossier que son revenu fiscal de référence avec son épouse est de 39 178 euros et qu'il est propriétaire d'un logement de 5 pièces de 156 m². Ainsi, l'administration ne démontre pas que l'hébergeant se trouverait dans l'incapacité d'assumer effectivement l'engagement qu'il a ainsi souscrit. Dans ces conditions, la commission de recours ne pouvait légalement fonder sa décision sur ce motif.
13.Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme C épouse D et M. D sont fondés à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14.Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas sollicités, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
15.Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme globale de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme C épouse D et M. D et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer à Mme C épouse D et M. D et à M. D les visas sollicités dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera Mme C épouse D et à M. D la somme globale de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C épouse D, à M. B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
M. Rosier, premier conseiller,
Mme Roncière, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2023.
Le rapporteur,
P. ROSIER
La présidente,
H. DOUET
Le greffier,
S. VALAIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°s 2211915,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026