vendredi 13 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2215009 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LESCS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 14 novembre 2022 et le 8 septembre 2023, M. F C, représenté par Me Lescs, demande au tribunal :
1°) d'annuler les quatre décisions par lesquelles l'autorité diplomatique française à Islamabad (Pakistan) a refusé de délivrer des visas de long séjour aux enfants H C, G C, E C et A C au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours, réceptionné le 7 septembre 2022, contre les quatre décisions de refus de visas ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités, ou à défaut de réexaminer les demandes dans un délai maximal de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'illégalité car les demandes de visa n'ont pas été instruites dans un délai raisonnable à la suite de leur enregistrement par l'autorité consulaire ;
- la décision est entachée d'erreur de droit dès lors que les motifs d'exclusion du droit à la réunification familiale prévus à l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas opposables aux demandeurs ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit et au droit de ses frères mineurs au respect de leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision est entachée d'erreurs de fait et d'erreur d'appréciation dès lors que le lien familial entre lui et ses frères demandeurs de visa est établi par les pièces des dossiers et qu'il dispose d'une délégation de l'autorité parentale sur ses frères, mineurs.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 juin 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Chatal, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. F C, ressortissant afghan né en 1995, s'est vu octroyer la protection subsidiaire par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 26 avril 2017. Il soutient être le frère des enfants H C, G C, E C et A C, nés en 2006, 2008, 2010 et 2012, et indique que leurs mère et père sont décédés respectivement en 2016 et en 2019. Par sa requête, M. C demande au tribunal d'annuler les décisions par lesquelles l'autorité diplomatique française à Islamabad (Pakistan) a refusé de délivrer aux quatre enfants des visas de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale et d'annuler la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant implicitement le recours formé contre ces décisions, réceptionné le 7 septembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au litige : " Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre chargé de l'immigration est chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. La saisine de cette commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier ". Il résulte de ces dispositions que la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se substitue à celle qui a été prise par les autorités diplomatiques ou consulaires. Par suite, la décision implicite de cette commission s'est substituée aux décisions de l'autorité diplomatique française au Pakistan. Les conclusions de la requête doivent donc être regardées comme dirigées contre la seule décision de la commission de recours.
En ce qui concerne la légalité externe de la décision attaquée :
3. Si le demandeur a été averti par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France que, dans le cas où l'absence de réponse expresse de la commission dans un délai de deux mois ferait naître une décision implicite de rejet de son recours, celui-ci serait réputé rejeté pour les mêmes motifs que ceux de la décision de refus de visa contestée, la décision implicite de la commission doit être regardée comme s'étant effectivement approprié ces motifs. En l'espèce, l'accusé de réception du recours formé contre la décision de refus de visa litigieuse comporte cette mention. La décision implicite de la commission doit donc être regardée comme s'étant approprié le motif opposé par l'autorité diplomatique française au Pakistan, à savoir le motif tiré de ce que les dossiers de demande de visa " ne contiennent pas la preuve que les demandeurs ont été déclarés comme membres de famille de réfugié ou de bénéficiaire de la protection subsidiaire lors de la déclaration par le demandeur d'asile de sa situation familiale en application de l'article R. 722-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". La décision se réfère également aux articles L. 752-1 et R. 752-1 à R. 752-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Compte tenu de l'énoncé de ces motifs de fait et de droit, il y a lieu d'écarter le moyen de la requête tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée.
4. Si le requérant soutient que l'autorité consulaire a méconnu les délais d'instruction des demandes de visa en prenant une décision environ vingt mois après la réception des dossiers de demande de visa, d'une part, il ne ressort d'aucune disposition législative ou réglementaire que l'instruction des demandes de visas devrait se faire dans un délai précis sans possibilité de prolongation, et d'autre part, un tel moyen est, en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision de la commission.
En ce qui concerne la légalité interne de la décision :
5. L'article L. 561-5 du même code prévoit que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. "
6. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Cet article, dans sa rédaction applicable au litige, dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
7. Aux termes de l'ancien article R. 722-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions ont été reprises dans l'article R. 121-35 du nouveau code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile entré en vigueur le 1er mai 2021 : " Le directeur général de l'office est nommé pour une durée de trois ans, renouvelable. / Les décisions et mesures relevant des compétences dévolues à l'office par les dispositions législatives du présent livre sont prises sous sa responsabilité. / Dans le cadre des fonctions plus spécialement dévolues à l'office par l'article L. 721-3, le directeur général est notamment habilité à : / 1° Certifier la situation de famille et l'état civil des réfugiés, bénéficiaires de la protection subsidiaire et apatrides, tels qu'ils résultent d'actes passés ou de faits ayant eu lieu avant l'obtention du statut et, le cas échéant, d'événements postérieurs les ayant modifiés ; / 2° Attester la régularité et la conformité des actes passés avec les lois du pays où ils sont survenus ; / 3° Signaler, le cas échéant, les intéressés à l'attention des autorités compétentes, en particulier pour les questions de visa, de titre de séjour, d'admission aux établissements d'enseignement et d'une manière générale pour l'accès aux droits sociaux auxquels peuvent prétendre les réfugiés, bénéficiaires de la protection subsidiaire ou apatrides ; / 4° Indiquer aux autorités compétentes en matière de délivrance de titres de voyage, pour chaque réfugié ou bénéficiaire de la protection subsidiaire, la liste des pays dans lesquels il n'est pas autorisé à voyager. "
8. M. C soutient avoir pour frères les jeunes H C, G C, E C et A C, nés entre 2006 et 2012, et verse au dossier, pour chacun, un document afghan assorti de sa traduction en anglais, se présentant comme des certificats de naissance délivrés par le ministère des affaires intérieures afghan le 29 juin 2020, indiquant pour chacun leurs prénom, nom et date de naissance, identiques aux mentions figurant sur leurs passeports afghans délivrés au mois de juillet 2020, ainsi que le prénom de leurs parents, à savoir " D B " et " Malalai " et sur lesquels sont attachées leurs photos d'identité, identiques à celles apparaissant sur leurs passeports. Le requérant verse également à l'instance les tazkeras des quatre demandeurs délivrés par une autorité civile afghane les 6 et 23 juin 2020, assorties de leur traduction en anglais, sur lesquels apparait le prénom du père, " D B ". Il ressort du certificat de naissance tenant lieu d'acte d'état civil délivré à M. F C par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides que cette administration a tenu pour établie sa filiation avec M. " D B " et Mme " I C ". Dans ces conditions, la circonstance que M. F C n'aurait pas déclaré avoir quatre frères dès la présentation de sa demande d'asile à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ne suffit pas à écarter le caractère probant des documents produits pour justifier du lien de famille des demandeurs de visa avec l'intéressé. Le requérant est donc bien fondé à soutenir qu'en rejetant le recours formé contre les décisions de refus de visa au motif de cette absence de déclaration, l'administration a entaché sa décision d'erreur d'appréciation.
9. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
10. En l'espèce, le ministre fait valoir dans ses écritures en défense que le requérant ne démontre pas détenir l'autorité parentale sur ses quatre frères. M. C joint à ses écritures la traduction d'un certificat de tutelle délivré le 26 mars 2020 par une autorité civile afghane dont il ressort que trois confesseurs ont attesté devant cette autorité, en présence de deux témoins, que les enfants E C, H C, G C et A C, frères de F C, étaient passés sous la tutelle de celui-ci en conséquence du décès de leurs parents. Si le requérant fait valoir que sa mère est décédée en 2016 et son père en 2019, il n'apporte aucune précision quant aux circonstances de leurs décès respectifs et ne produit aucun document susceptible de l'étayer, autre que le certificat de tutelle du 26 mars 2020. Il ressort par ailleurs des motifs de la décision de l'OFPRA accordant à l'intéressé la protection subsidiaire que l'autorité administrative a estimé ses déclarations relatives à l'assassinat de son père " peu crédibles et dénuées de dimension de vécu ". Par ailleurs, si le requérant soutient qu'il est le seul parent en vie pour ses quatre frères, le certificat de tutelle versé au dossier ne comporte aucune indication en ce sens. Dans ces conditions, le ministre est bien fondé à soutenir que les demandeurs de visa n'entrent pas dans le cadre du droit à la réunification familiale prévu par l'article L. 561-2 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Un tel motif est de nature à justifier la décision prise par la commission, qui aurait pris la même décision en se fondant sur ce seul motif. La substitution de ce motif au motif de la décision initiale n'ayant pas pour effet de priver les demandeurs d'une garantie procédurale, il y a lieu de faire droit à la demande de substitution de motif soulevée en défense.
11. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, en l'absence de précision quant au décès allégué des deux parents des demandeurs de visas et d'éléments de nature à étayer l'absence de tout autre parent en Afghanistan, le requérant ne peut être regardé comme démontrant l'existence d'une atteinte disproportionnée portée par la décision litigieuse à leur droit au respect de leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni d'une atteinte excessive portée à l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
12. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours formé contre les quatre décisions de refus de visa opposées aux enfants C.
Sur les conclusions accessoires :
13. Le présent jugement rejetant les conclusions principales de la requête, il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence les conclusions présentées à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Chatal, conseillère,
Mme Fessard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2023.
La rapporteure,
A. CHATALLa présidente,
H. DOUETLe greffier,
S. VALAIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026