vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2216121 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 décembre 2022, M. E, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de délivrer le titre de séjour sollicité, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant le bénéfice des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination :
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 juin 2023.
Les parties ont été informées de ce que le Tribunal était susceptible, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de procéder à une substitution de base légale de la décision par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé à M. C la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié en substituant aux stipulations des articles 4, 5 et 6 de la convention franco-malienne du 26 septembre 1994 les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes (ensemble deux échanges de lettres), signée à Bamako le 26 septembre 1994 ;
- le code du travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 13 mars 2024.
Des pièces complémentaires, enregistrées les 9, 14 avril et 2 juillet 2024, ont été présentées par M. C et n'ont pas été communiquées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant malien né le 12 février 1993, déclare être entré en France le 2 juin 2018. Sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par une décision du 23 septembre 2019 du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 19 octobre 2020. Le 13 octobre 2021, il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 21 novembre 2022, le préfet a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le Mali comme pays de destination. Par la présente requête, M C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué :
2. Par arrêté du 5 septembre 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique, le préfet de ce département a donné délégation à Mme B A, directrice des migrations et de l'intégration et signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer toutes décisions individuelles relevant des attributions de la direction des migrations et de l'intégration, en ce compris les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les articles 4, 5 et 6 de la Convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Mali du 26 septembre 1994 ainsi que les articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retrace le parcours suivi par le requérant depuis son arrivée en France et précise les éléments déterminants qui ont conduit le préfet de la Loire-Atlantique à refuser à M. C la délivrance d'un titre de séjour. La décision en litige, qui résulte d'un examen attentif de la situation de l'intéressé, comporte ainsi les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, pour rejeter la demande de titre de séjour de M. C le préfet de la Loire-Atlantique a relevé, d'une part, que le demandeur avait présenté, à l'appui de sa demande de titre de séjour deux actes de naissance contrefaits, présentant des incohérences et des fautes d'orthographe dans les mentions pré-imprimées. Il en a déduit qu'en application de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C, faute de justifier de son état civil, ne pouvait se voir délivrer de titre de séjour. D'autre part, le préfet a estimé que M. C ne pouvait se voir délivrer de titre de séjour en qualité de salarié sur le fondement des articles 4, 5 et 6 de la convention franco-malienne du 26 septembre 1994, faute d'avoir présenté un certificat de contrôle médical, un contrat de travail visé par l'autorité compétente et un visa de long séjour. Ensuite, le préfet a estimé que M. C, qui s'était déclaré marié au moment du dépôt de sa demande d'asile, en juillet 2018, ne faisait plus état de l'existence de son épouse et de son enfant mineur dans sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Enfin, le préfet a considéré que les seules présentations de CDD, dans le cadre d'une activité saisonnière et de bulletins de salaire se rapportant à ces contrats ne pouvaient suffire pour ouvrir droit à une admission exceptionnelle au séjour.
5. En ce qui concerne la demande de titre de séjour " salarié " présentée par M. C, aux termes des stipulations de l'article 15 de la convention du 26 septembre 1994 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par la législation de l'Etat d'accueil. " L'article 4 de la même convention stipule que : " Pour un séjour de plus de trois mois, les nationaux maliens à l'entrée du territoire français et les nationaux français à l'entrée du territoire malien doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation. ". Aux termes des stipulations de l'article 5 de la même convention " Les nationaux de chacun des États contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre État une activité professionnelle salariée doivent, en outre, pour être admis sur le territoire de cet État, justifier de la possession : / 1. D'un certificat de contrôle médical établi dans les deux mois précédant le départ () / 2. D'un contrat de travail visé par le ministère chargé du travail dans les conditions prévues par la législation de l'État d'accueil. ". L'article 6 de cette même convention stipule enfin que " Les nationaux de chacun des États contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre État une activité professionnelle, industrielle, commerciale ou artisanale doivent être munis du visa de long séjour prévu à l'article 4 après avoir été autorisés à exercer cette activité par les autorités compétentes de l'État d'accueil. ".
6. Il résulte de ces différentes stipulations que la convention franco-malienne renvoie, par son article 10, à la législation nationale pour la délivrance et le renouvellement des titres de séjour. Ses articles 4 et 5 se bornent, quant à eux, à régir les conditions d'entrée sur le territoire de l'un des deux Etats, de ceux des ressortissants de l'autre Etat qui souhaitent y exercer une activité salariée. Il en va de même s'agissant de l'exercice d'une activité professionnelle, industrielle, commerciale ou artisanale, mentionnée à l'article 6. Ainsi les ressortissants maliens souhaitant exercer une activité salariée en France doivent solliciter un titre de séjour en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le cas échéant sur le fondement de l'article L. 435-1 de ce code au titre de l'admission exceptionnelle au séjour.
7. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
8. En l'espèce, la décision attaquée, motivée par la circonstance que le requérant ne disposait pas d'un contrat de travail visé par l'autorité compétente ni ne disposait de visa de long séjour lui permettant de s'installer sur le territoire afin d'y travailler, trouve son fondement légal dans les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles prévoient que la première délivrance d'une carte de séjour temporaire est subordonnée à la production par l'étranger d'un visa de long séjour. Il y a lieu de substituer ces dernières dispositions aux stipulations de l'article 4 de la convention franco-malienne du 26 septembre 1994 sur lesquelles le préfet s'est fondé, cette substitution de base légale n'ayant pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et l'administration disposant du même pouvoir d'appréciation. Le requérant ne conteste pas ne pas avoir produit de visa de long séjour à l'appui de sa demande de titre de séjour. Par suite, dès lors que le motif tiré de l'absence de production d'un visa de long séjour justifiait à lui seul le refus de séjour en litige, il convient d'écarter les moyens tirés de ce que le préfet, en refusant de délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " à M. C, aurait méconnu l'article L. 421-1 susmentionné et commis une erreur manifeste d'appréciation.
9. En ce qui concerne la demande d'admission exceptionnelle au séjour, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu laisser à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Il appartient seulement au juge administratif de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de ces motifs.
10. M. C, célibataire sans enfant, se prévaut de la durée de sa présence en France, de plus de quatre ans à la date de la décision attaquée, ainsi que son insertion professionnelle. Pendant la période d'examen de sa demande d'asile, l'intéressé, autorisé à travailler, a occupé un emploi de commis de cuisine, à raison de trois contrats de quelques jours, entre juin et août 2019. Il a travaillé comme ouvrier agricole en octobre, novembre et décembre 2019, puis dans une SCEA de la région nantaise dans le cadre de plusieurs contrats à durée déterminée de plusieurs mois, et ce, au moins jusqu'en novembre 2023. Si le requérant a ainsi démontré son aptitude à s'insérer professionnellement, ces éléments ne suffisent pas à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant d'admettre M. C exceptionnellement au séjour doit être écarté. En outre, le requérant ne peut utilement se prévaloir des énonciations de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 qui ne constituent que des orientations générales destinées à éclairer les préfets dans l'exercice de leur pouvoir de prendre des mesures de régularisation des étrangers en situation irrégulière, mesures de faveur au bénéfice desquelles ceux-ci ne peuvent faire valoir aucun droit.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
12. M. C, célibataire sans enfant, ne démontre pas avoir établi de liens personnels et familiaux sur le territoire français, ni être dépourvu de famille dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. De même, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la vie privée et familiale du requérant.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
13. L'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de séjour, opposée à M. C, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette dernière décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 21 novembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
15. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. C entraîne, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
16. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par le requérant, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Stéphanie Rodrigues Devesas.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTIN
L'assesseur le plus ancien
D. LABOUYSSE
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
cc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026