mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2301795 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | RAIMBAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 février 2023, le Service Départemental d'Incendie et de Secours de Maine-et-Loire (SDIS 49), représentée par Me Raimbault, demande au juge des référés, en application des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, de prescrire le constat judiciaire contradictoire des désordres affectant le bâtiment du centre de secours principal d'Angers Ouest situé 6 avenue du Grand Périgné à Beaucouzé (49070).
Il soutient que :
-le centre de secours principal d'Angers Ouest, d'une superficie de 3 700 m² conçu pour les fonctions administratives, l'hébergement et les fonctions opérationnelles, a été construit en 2008 ;
-le 9 janvier 2023, une fracture importante en profil horizontal sur une console structurelle, appelé " corbeau ", a été constatée ainsi qu'une ouverture importante du joint de dilatation ;
-un premier constat des désordres a été effectué par le bureau d'études " structure " STBAT, et il a été décidé ensuite de mettre en place un étaiement à raison de 20 étais pour chacun des 3 niveaux de l'édifice ;
-les désordres seraient dus à la mauvaise qualité du ferraillage ;
-le constat des désordres du bâtiment est utile.
Vu :
-les pièces jointes à la requête ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nantes a désigné Mme B, première vice-présidente du tribunal administratif de Nantes, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Le SDIS 49 demande au juge des référés de désigner un expert aux fins de procéder au constat judiciaire contradictoire des désordres affectant le bâtiment du centre de secours principal d'Angers Ouest situé 6 avenue du Grand Périgné à Beaucouzé (49070).
2. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. ".
3. La mesure de constat contradictoire demandée par le SDIS 49 revêt un caractère utile et entre ainsi dans le champ d'application des dispositions précitées. Il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A C, demeurant 566 La Durandière à Oudon (44521), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :
1°) de décrire les désordres affectant le bâtiment du centre de secours principal d'Angers Ouest situé 6 avenue du Grand Périgné à Beaucouzé (49070) ;
2°) d'indiquer les éventuelles mesures provisoires à mettre en œuvre susceptibles de remédier aux désordres.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Toutefois, compte tenu de l'urgence, il convoquera les parties par tous moyens et dans les plus brefs délais.
Article 3 : La présente mission de constat sera effectuée au contradictoire de :
-SDIS 49,
-la société Frédéric Rolland et Associés,
la société Bureau Veritas,
-la société Jousselin Construction,
-la société Icade Promotion.
Article 4 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport de constat avant le 31 mai 2023, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée au SDIS 49, à la société Frédéric Rolland et Associés, à la société Bureau Veritas, à la société Jousselin Construction, à la société Icade Promotion, et à M. C, expert.
Une copie de la requête sera transmise, pour information, à la société Frédéric Rolland et Associés, à la société Bureau Veritas, à la société Jousselin Construction, à la société Icade Promotion.
Fait à Nantes, le 21 février 2023.
La juge des référés,
F. B
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2301795
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026