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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2305466

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2305466

mardi 19 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2305466
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantRENAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 avril 2023, M. B A, représenté par Me Renaud, demande au tribunal :

1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 18 février 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'éloignement d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et, d'autre part, l'arrêté du 16 avril 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique l'a assigné à résidence à Nantes pour une durée de six mois, en lui prescrivant de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis de chaque semaine, sauf les jours fériés, entre 8 h et 9 h, au service de la police aux frontières à Nantes ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de se saisir de la demande de titre de séjour et de procéder au retrait du signalement dans le système d'informations Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 249 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté portant assignation à résidence est intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et du droit d'être entendu ;

- cet arrêté n'est pas régulièrement motivé ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir ;

- il est recevable à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- cette obligation méconnaît les articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- les autres décisions subséquentes à la décision portant obligation de quitter le territoire français du 18 février 2023 sont illégales en conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français du 18 février 2023 sont irrecevables car tardives ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 avril 2023.

Vu les autres pièces des dossiers.

En application de l'article R.611-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les parties ont été informées que la décision à rendre paraît susceptible d'être fondée sur les moyens relevés d'office tirées de l'irrecevabilité, en raison de leur tardiveté, des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 février 2023 portant obligation de quitter le territoire français et de l'irrecevabilité, en raison du caractère définitif de cet arrêté, du moyen tiré de son illégalité et soulevé par voie d'exception à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 avril 2023 portant assignation à résidence

Vu :

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Durup de Baleine, président,

- les observations de Me Renaud, avocat de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né en 2003, est entré en France en dernier lieu et selon ses déclarations en 2020. Par un arrêté du 18 février 2023, le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'éloignement d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par un arrêté du 16 avril 2023, le préfet de la Loire-Atlantique l'a assigné à résidence à Nantes pour une durée de six mois et lui a prescrit de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis de chaque semaine, sauf les jours fériés, entre 8 h et 9 h, aux service de la police aux frontières à Nantes. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

En ce qui concerne l'arrêté du 18 février 2023 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur ce territoire :

2. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". Aux termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure. / Il est statué sur ce recours selon la procédure et dans les délais prévus, selon le fondement de la décision portant obligation de quitter le territoire français, aux articles L. 614-4 ou L. 614-5. ". Aux termes de l'article R. 776-23 du code de justice administrative : " () / II. - Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément. Cette notification fait courir ce même délai pour demander la suspension de l'exécution de la décision d'éloignement dans les conditions prévues à l'article L. 752-5 du même code. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 18 février 2023 faisant obligation à M. A de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant un an lui a été régulièrement notifié par voie administrative le 18 février 2023 à 17 h 55. Cette notification était assortie d'une indication exacte des voies et délais de recours. En conséquence, le délai de quarante-huit heures ouvert à l'intéressé pour saisir le tribunal administratif d'un recours contentieux contre cet arrêté a couru à compter de cette notification. Ce délai était échu à la date, le 17 avril 2023, d'enregistrement de la requête, le requérant n'ayant en outre pas demandé le bénéfice de l'aide juridictionnelle avant l'échéance de ce délai. La circonstance que, le 16 avril 2023, il aurait été procédé à une nouvelle notification par voie administrative de l'arrêté du 18 février 2023 et ce, à l'occasion de la notification par la même voie de l'arrêté du 16 avril 2023 portant assignation à résidence, n'a pas eu pour effet d'ouvrir à M. A un nouveau délai de recours contentieux contre l'arrêté du 18 février 2023. Dès lors, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de cet arrêté sont tardives et, pour cette raison, irrecevables.

En ce qui concerne l'arrêté du 16 avril 2023 portant assignation à résidence :

4. Il ressort de l'ensemble des dispositions des livres VI et VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions par lesquelles l'autorité administrative assigne à résidence un ressortissant étranger. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixe les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code, ne peut être utilement invoqué par le requérant.

5. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse uniquement aux institutions et organes de l'Union. Le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un Etat membre est donc inopérant. Toutefois, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il n'implique, toutefois, pas systématiquement l'obligation pour l'administration d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, l'étranger soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de demander un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision faisant grief que si la procédure administrative aurait pu, en fonction des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, aboutir à un résultat différent du fait des observations et éléments que l'étranger a été privé de faire valoir.

6. Il ressort des pièces du dossier que M. A qui a été interpelé le 17 février 2023 et, placé en garde à vue, a été entendu par les services de police, notamment sur sa situation de séjour en France. A la suite a été pris et lui a été notifié l'arrêté du 18 février 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Il a de nouveau été interpelé le 15 avril 2023 et, à cette occasion, a de nouveau été entendu par les services de police tant le 15 que le 16 avril 2023. L'intéressé n'ayant pas déféré à cette obligation de quitter le territoire français, il ne pouvait ignorer être susceptible de faire l'objet d'une mesure privative ou restrictive de sa liberté d'aller et de venir en vue de permettre l'exécution de cette mesure d'éloignement. Il a, ainsi, été entendu avant l'intervention de l'arrêté du 16 avril 2023 et, ce faisant, mis à même de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue. En particulier, lors de son audition par un officier de police judiciaire le 16 avril 2023, a été rappelée l'existence de la mesure d'éloignement notifiée le 18 février 2023, que l'intéressé a indiqué ne pas avoir exécuté. Le séjour irrégulier en France et l'inexécution de cette décision de retour ont, à cette occasion, été constatés. Le requérant a été avisé de l'éventualité que soit décidée à son encontre une mesure restrictive de liberté, tel qu'un placement dans un centre de rétention administrative. Il en résulte que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

7. Aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". Aux termes de l'article L. 732-4 du même code : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée de six mois. / Elle peut être renouvelée une fois, dans la même limite de durée. Toutefois, dans les cas prévus aux 2° et 5° du même article, elle ne peut être renouvelée que tant que l'interdiction de retour ou l'interdiction de circulation sur le territoire français demeure exécutoire. ". L'article L. 733-1 de ce code prévoit que : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. / () ". Aux termes de l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. ".

8. L'assignation à résidence, qui est une mesure alternative au placement en rétention dans des locaux administratifs ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, a pour but de permettre à l'administration de s'assurer de la personne obligée de quitter le territoire français, de vérifier qu'elle prend des dispositions en vue de son départ, de prévenir le risque de fuite, comme de permettre, le cas échéant, l'exécution forcée de cette mesure d'éloignement. Mesure par nature restrictive de la liberté d'aller et de venir, cette restriction formant son objet même, les modalités contraignantes dont elle est assortie doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées aux objectifs ainsi poursuivis.

9. Il ressort de l'arrêté attaqué du 16 avril 2023 assignant l'intéressé à résidence à Nantes que son auteur, qui a examiné la situation personnelle du requérant, y mentionne, de façon précise, les raisons de droit comme de fait constituant le fondement de cette décision. Il en résulte que cette dernière est régulièrement motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, selon lequel " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ", doit être écarté.

10. L'arrêté du 18 février 2023, qui présente un caractère individuel, étant, ainsi qu'il a été dit, définitif à la date d'enregistrement de la requête, M. A n'est pas recevable, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 avril 2023, à se prévaloir de l'illégalité de celui du 18 février 2023. Il en résulte qu'en ses diverses branches, le moyen pris de cette illégalité ne peut qu'être écarté.

11. Il ressort des pièces du dossier que le requérant fait l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français sans délai à laquelle il n'a pas déféré. Connu sous des identités différentes, il est dépourvu de tout document d'identité et de voyage, de sorte qu'en l'état l'exécution d'office de cette mesure d'éloignement ne peut être assuré. Il ne justifie d'aucune nécessité qui s'imposerait à lui de quitter la ville de Nantes pendant la durée de l'assignation à résidence et l'arrêté du 16 avril 2023 réserve la possibilité pour l'intéressé de se déplacer hors de cette ville avec l'autorisation des services préfectoraux. Si le requérant, sans en justifier ni apporter de quelconques précisions, fait état de membres de sa famille en Loire-Atlantique, à Saint-Brieuc et à Marseille, ces personnes peuvent le voir et le rencontrer à Nantes. Si, en outre, il allègue être hébergé à titre gratuit à Saint-Herblain, il n'apporte sur ce point aucune précision et ne justifie pas d'un domicile réel et stable dans cette commune. Dès lors, il ne ressort pas du dossier que le préfet se serait livré à une inexacte application des articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou aurait commis une erreur d'appréciation en assignant le requérant à résidence à Nantes pendant six mois.

12. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas recevable à demander l'annulation de l'arrêté du 18 février 2023 et n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 avril 2023. Les conclusions à fin d'injonction qu'il présente ne peuvent, dans ces conditions, être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ces titres.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Renaud.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Durup de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Brémond, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.

Le président-rapporteur,

A. DURUP DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

S. THOMAS

La greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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