vendredi 30 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2307558 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 mai 2023 et 12 juin 2024, Mme F B, représentée en dernier lieu par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 mai 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen de sa situation personnelle ;
- le préfet a méconnu l'article 9 de la convention franco-ivoirienne, l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de renouveler son titre de séjour au seul motif qu'elle poursuivait sa formation à distance ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle s'est intégrée scolairement, socialement et amicalement sur le territoire français où elle vit depuis presque cinq ans ; ses attaches principales se situent en France ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est fondée à exciper de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, enregistrés les 3 avril et 17 juin 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- son refus de séjour se fonde sur les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'elle aurait dû être fondée sur l'article 9 de la convention franco-ivoirienne ; il y a lieu, en conséquence, pour le tribunal d'opérer une substitution de base égale ;
- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention conclue le 21 septembre 1992 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire sur la circulation et le séjour des personnes ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 juillet 2024 :
- le rapport de M. Martin, président-rapporteur,
- et les observations de Me Rodrigues-Devesas représentant Mme B
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante ivoirienne née le 30 octobre 1995, est entrée en France le 14 septembre 2019, munie d'un visa long séjour " étudiant " valable du 5 août 2019 au 5 août 2020. Plusieurs titres de séjour lui ont été délivrés pour lui permettre de poursuivre ses études. Le 9 mars 2023, elle a sollicité le renouvellement du dernier de ces titres via la plateforme ANEF. Par un arrêté du 4 mai 2023, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé la Côte d'Ivoire comme pays de destination. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme D E, cheffe du bureau du séjour au sein de la direction des migrations et de l'intégration, à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 30 janvier 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme C, directrice des migrations et de l'intégration, ou, en l'absence de cette dernière, à son adjoint, M. A, à l'effet de signer, notamment, au titre du bureau du séjour, " les décisions portant refus de titre de séjour () assorties ou non d'une mesure d'obligation de quitter le territoire et d'une décision fixant le pays de renvoi () ". L'article 3 de ce même arrêté attribuait notamment à Mme E, cheffe du bureau du séjour, en cas d'absence ou d'empêchement simultané de Mme C et de M. A, la délégation de signature dans les limites des attributions de son bureau. Dès lors et en l'absence de contestation de l'absence ou de l'empêchement simultanés, le 4 mai 2023, de Mme C et de M. A, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
4. L'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retrace le parcours de Mme B depuis son arrivée sur le territoire français et précise de façon suffisamment détaillée la raison pour laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a estimé que l'intéressée ne pouvait obtenir le renouvellement de son titre de séjour. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant refus de séjour doit par suite être écarté. De plus, il ressort de cette motivation que le préfet a bien procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de Mme B avant de prendre la décision attaquée.
5. En deuxième lieu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 111-2 du même code applicable au litige, " sous réserve des conventions internationales ". Aux termes de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre Etat doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. Ces dispositions ne font pas obstacle à la possibilité d'effectuer dans l'autre Etat d'autres types d'études ou de stages de formation dans les conditions prévues par la législation applicable. ". Aux termes de l'article 14 de la même convention : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux États ".
6. Il résulte des stipulations précitées de l'article 14 de la convention franco-ivoirienne que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants ivoiriens désireux de poursuivre leurs études en France, dont la situation est régie par l'article 9 de cette convention. Par suite, la décision attaquée portant refus de séjour ne pouvait être prise sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision attaquée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée et que les parties aient été mises à même de présenter des observations sur ce point.
8. En l'espèce, la décision litigieuse refusant de renouveler le titre de séjour de Mme B trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne. Ces stipulations peuvent, ainsi que le demande le préfet de la Loire-Atlantique dans son mémoire en défense, être substituées aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver Mme B d'une garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes. La requérante a été mise à même de présenter ses observations sur ce point. Par conséquent, il y a lieu de procéder à cette substitution de base légale.
9. Pour l'application des stipulations de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, si le demandeur peut être regardé comme poursuivant effectivement ses études sur le territoire français.
10. À la date d'édiction de l'arrêté attaqué, Mme B était inscrite en " Bachelor marketing et commercial " au sein de l'établissement Studi. Comme l'a considéré le préfet de la Loire-Atlantique, il ressort des pièces du dossier que cette formation se déroule entièrement à distance, et ne nécessite donc pas la présence de l'intéressée sur le territoire français. L'inscription à l'IFAG, école de management de Nantes, en mastère 1ère année, manager de la stratégie et de la performance commerciale, pour l'année universitaire 2023/2024 dont se prévaut la requérante est postérieure à la décision en litige et donc sans incidence sur sa légalité. Ainsi, à la date d'édiction de cette dernière décision, Mme B ne pouvait être regardée comme poursuivant effectivement des études en France. Par suite, c'est sans méconnaître les stipulations précitées que le préfet de la Loire-Atlantique a pu refuser le renouvellement de son titre de séjour.
11. En troisième lieu, Mme B soutient qu'elle a établi le centre de ses intérêts personnels et professionnels en France. Elle fait valoir qu'à la date de la décision attaquée, elle vivait en France depuis près de cinq ans, qu'elle s'est intégrée scolairement, socialement et amicalement dans ce pays, que son projet professionnel, consistant à devenir responsable relation client dans la grande distribution, est clair et établi et qu'elle souhaite pouvoir poursuivre son parcours académique en ce sens. Elle ajoute qu'elle a trouvé une alternance au sein d'un restaurant Burger King pour ses deux années de mastère. Elle justifie avoir travaillé comme caissière ou comme agente de propreté dans diverses sociétés, en marge de ses études. Toutefois, il est constant que l'intéressée, célibataire sans enfant, conserve des attaches familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans. Avant son inscription au groupe Studi, elle avait d'abord renoncé à poursuivre ses études à l'école Ynov de Nantes, faute d'avoir trouvé une entreprise acceptant de la recruter en alternance, échoué ensuite dans sa tentative de suivre des études à l'université de Rennes 2 en L2 " administration économique et sociale " et enfin dû interrompre prématurément sa formation en alternance en vue de l'obtention d'un " bachelor collaborateur comptable et financier " qu'elle avait débutée au cours Pigier à Marseille, son contrat d'apprentissage ayant été résilié quelques jours après sa conclusion. Ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment de la circonstance que Mme B a toujours résidé en tant qu'étudiante en France, la décision attaquée ne porte pas au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle ne méconnaît dès lors pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour, opposée à Mme B, ayant été écartés, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
13. En second lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ". Le 3° de l'article L. 611-1 du même code est relatif à l'hypothèse où, comme c'est le cas de Mme B, la personne de nationalité étrangère s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 4, en l'espèce, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :
14. L'ensemble des moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à Mme B, ayant été écartés, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander, par voie de conséquence, l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 4 mai 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
16. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B entraîne, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
17. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues Devesas.
Délibéré après l'audience du 3 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 août 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTINL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
D. LABOUYSSE
La greffière,
S. BARBERA
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
em
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026