vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2307852 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LESCS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 5 juin 2023 et le 11 octobre 2023 Mme A P K H, agissant au nom des enfants E K J, B C K H et M K N, représentée par Me Lescs, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 19 juillet 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision de l'autorité consulaire française à L (République démocratique du Congo) refusant de délivrer aux enfants E K J, B C K H et M K N des visas de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer les visas sollicités ou à défaut de réexaminer la situation des demandeurs, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les trois décisions consulaires et la décision de la commission sont insuffisamment motivées ;
- les décisions consulaires sont entachées d'erreur de droit dès lors qu'aucun des motifs légaux pour refuser une demande de réunification familiale, prévus à l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut être opposé ;
- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit et au droit des trois demandeurs de visa au respect de leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la décision attaquée porte une atteinte excessive à l'intérêt supérieur des trois enfants au sens de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que l'identité et la filiation des demandeurs de visa sont établies par les documents d'état civil produits et les autres pièces produites ;
- la décision est entachée d'erreurs de fait et d'erreur d'appréciation dès lors que des jugements du 11 mai 2023 lui ont confié toute l'autorité parentale sur ses trois enfants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Chatal, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme K, ressortissante de République démocratique du Congo née en 1982, reconnue réfugiée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 1er juin 2018, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler la décision du 19 juillet 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision de l'autorité consulaire française à L refusant de délivrer aux enfants E K J, B C K H et M K N des visas de long séjour au titre de la procédure de réunification familiale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre de l'intérieur est chargée d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de long séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. () / La saisine de l'une ou l'autre de ces autorités, selon la nature du visa sollicité, est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. "
3. La décision de la commission s'étant substituée aux trois décisions de l'autorité diplomatique française en République démocratique du Congo en application de l'article D. 312-3 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les moyens tirés des vices propres entachant ces décisions consulaires sont inopérants et ne peuvent qu'être écartés.
4. La commission a rejeté le recours formé contre les trois décisions de refus de visa au motif que l'identité des demandeurs de visa et leur lien de filiation avec la personne bénéficiaire d'une protection de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides n'étaient pas établis dès lors que les actes de naissance produits et les pièces transmises pour les compléter ou pallier leur absence n'étaient pas probants. La commission a également opposé le motif tiré de ce que les demandeurs ne sont pas éligibles à la procédure de réunification familiale faute de remplir les conditions des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a donc lieu d'écarter le moyen de la requête tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée.
5. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () ". L'article L. 561-5 du même code prévoit que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. "
6. Les articles L. 434-3 et L. 434-4 du même code, rendus applicables à la procédure de réunification familiale par l'article L. 561-4 de ce code, ajoutent respectivement que : " Le regroupement familial peut également être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et pour ceux de son conjoint si, au jour de la demande : / 1° La filiation n'est établie qu'à l'égard du demandeur ou de son conjoint ; / 2° Ou lorsque l'autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux. ", et que : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".
7. Lorsque la venue d'une personne en France a été sollicitée au titre de la réunification des membres de la famille d'un réfugié, l'autorité diplomatique ou consulaire n'est en droit de rejeter la demande de visa dont elle est saisie à cette fin que pour un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs l'absence de caractère probant des actes d'état civil produits pour justifier de l'identité et, le cas échéant, du lien familial de l'intéressé avec la personne protégée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit qu'aurait commise l'administration, au motif que les demanderesses de visa et la requérante ne présenteraient pas de menace pour l'ordre public et qu'elles se conformeraient aux principes essentiels régissant la vie familiale en France, doit être écarté.
8. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Cet article, dans sa rédaction applicable au litige, dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
9. Lorsqu'un acte d'état civil étranger assure la publicité d'une décision de justice, il devient indissociable de celle-ci. Sa force probante est donc conditionnée à l'existence d'une décision de justice dépourvue de caractère frauduleux et respectueuse de la régularité internationale.
10. Il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.
En ce qui concerne l'enfant E K J :
11. Pour justifier de l'identité et la filiation de cet enfant la requérante produit un jugement supplétif d'acte de naissance rendu le 13 septembre 2019 par le tribunal pour enfant de L / G sur requête de Mme A P K H, représentée par son conseil, dont il ressort que l'enfant E K J est né le 11 novembre 2008 à L de l'union de Mme A P K H et M. D J. La requérante joint également à sa requête un acte de naissance n° 3332/2019 établi le 27 décembre 2019 par l'officier d'état civil de la commune de G (République démocratique du Congo) en transcription du jugement supplétif d'acte de naissance du 13 septembre 2019. En l'absence de précision apportée par la commission ou le ministre, qui n'a pas produit de mémoire en défense, quant aux éventuels griefs retenus pour conclure au caractère frauduleux de ce jugement, la requérante est fondée à soutenir que la commission a entaché sa décision d'erreur d'appréciation en retenant que l'identité de l'enfant E et sa filiation avec elle n'étaient pas établis.
12. Il ressort des pièces du dossier que le tribunal pour enfants de L / I, saisi par Mme A P K H, a rendu le 14 avril 2023 un jugement confiant " la garde ainsi que tous les attributs de l'autorité parentale de l'enfant K J E de sexe masculin, né à L le 11/11/2008 à sa mère Dame K H A P ". Le jugement tient notamment pour établie l'absence prolongée du père biologique de l'enfant, porté disparu et sans adresse fixe et se réfère au jugement supplétif d'acte de naissance de l'enfant, à l'avis du ministère public et aux dispositions de droit local applicables. En l'absence de précision apportée par la commission ou le ministre quant aux éléments susceptibles de révéler le caractère inauthentique de ce jugement, la requérante doit être regardée comme justifiant d'une décision juridictionnelle lui confiant l'exercice de l'autorité parentale sur son enfant, conformément à l'article L. 434-4 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante est dès lors fondée à soutenir que l'autre motif de la décision attaquée est entaché d'erreur d'appréciation s'agissant de l'enfant E.
En ce qui concerne les enfants B C K H et M K N :
13. Pour justifier de l'identité de ces deux enfants la requérante produit pour chacune un volet n° 1 d'acte de naissance établi les 27 et 30 décembre 2019, dont il ressort qu'elles seraient nées respectivement le 18 septembre 2011 et le 5 novembre 2013, de l'union de Mme A P K H et M. F O. Il ressort cependant de mentions marginales manuscrites présentes sur le côté des actes qu'ils ont été dressés en transcription d'un jugement supplétif du 13 septembre 2019 du tribunal pour enfants de L G. Il résulte de ce qui a été dit au point 9 que les actes de naissance produits sans justification du jugement supplétif en transcription duquel ils apparaissent établis sont dépourvus de caractère probant. S'il ressort d'un jugement du tribunal pour enfants de L I du 14 avril 2023 que cette juridiction a confié à Mme A P K H la garde et l'autorité parentale sur les enfants B C et M en se fondant notamment sur " le jugement supplétif d'acte de naissance desdites enfants ", cette pièce ne pallie pas l'absence au dossier de ce jugement. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que l'identité et la filiation de ces deux enfants seraient établies par le mécanisme de la possession d'état. C'est donc par une exacte appréciation des faits de l'espèce que la commission a confirmé les refus de visas opposés aux enfants B C K H et M K N.
14. Il résulte de l'instruction que la commission aurait pris la même décision, s'agissant des enfants B C K H et M K N, en se fondant sur le seul motif tiré de l'absence de justification de leur identité et de leur filiation.
15. L'identité et la filiation des enfants B C K H et M K N n'étant pas suffisamment établies, les moyens tirés de l'atteinte disproportionnée portée au droit au respect de la vie privée et familiale des demanderesses de visa et de la requérante et de l'atteinte excessive portée à l'intérêt de l'enfant protégé par le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peuvent qu'être écartés.
16. Il résulte de tout ce qui précède qu'il n'y a lieu d'annuler la décision du 19 juillet 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France qu'en tant que celle-ci a confirmé la décision de refus de visa opposée à l'enfant E K J.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à l'enfant E K J le visa de long séjour sollicité. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui faire délivrer ce visa dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros à verser à Mme A P K H en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 19 juillet 2023 est annulée en tant qu'elle confirme la décision de refus de visa opposée à l'enfant E K J.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à l'enfant E K J le visa de long séjour sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et les conclusions tendant au prononcé d'une astreinte sont rejetés.
Article 4 : L'Etat versera à Mme A P K H une somme de 900 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A P K H et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Chatal, conseillère,
Mme Fessard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2024.
La rapporteure,
A. CHATALLa présidente,
H. DOUETLe greffier,
S. VALAIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026