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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2311305

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2311305

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2311305
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantRODRIGUES DEVESAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrée le 1er août 2023, le 12 janvier et le 17 janvier 2024, M. A B, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Giraud, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant togolais né le 29 janvier 1997 à Kara (Togo), est entré en France le 23 septembre 2019, sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ". Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Sa demande a été rejetée par un arrêté du 9 juin 2023 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

2. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré régulièrement en France en 2019 et y a séjourné sous couvert de titres de séjour pendant toute cette période, c'est-à-dire une durée de quatre années de séjour régulier en France, à la date de l'arrêté attaqué. Si ce séjour s'est fait sous couvert de titres de séjours mention étudiant ne lui donnant pas vocation à demeurer sur le territoire français, ces titres lui ont permis pendant ces années de séjour régulier en France de nécessairement tisser des liens amicaux. Par ailleurs, l'intéressé justifie de deux contrats de travail saisonnier en 2020 en qualité d'opérateur de manutention dans une coopérative maraîchère et en qualité de plongeur, ainsi que d'un contrat de travail à durée indéterminée à partir de septembre 2022 en qualité de livreur, ces éléments, attestant de l'effort d'intégration par le travail de M. B. Enfin, à la date de la décision attaquée, le requérant se prévaut de plus de trois ans et demi de relation avec sa compagne, une ressortissante française, et de la conclusion d'un PACS avec elle le 5 octobre 2021. Le requérant produit une attestation de la CAF à son nom et à celui de sa compagne pour l'année 2021, des quittances de loyers à son nom et à celui de sa compagne pour les années 2022 et 2023. Ainsi, il ressort de l'ensemble de ces éléments, en dépit du caractère récent du PACS conclu entre le requérant et sa compagne, dans les circonstances particulières de l'espèce, compte tenu de l'ancienneté et de la régularité du séjour du requérant, de son insertion par le travail et de la réalité de sa vie sentimentale à la date de la décision, qu'en prenant l'arrêté attaqué le préfet de la Loire-Atlantique a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, l'arrêté attaqué doit être annulé dans toutes ses dispositions.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

4. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance du titre de séjour sollicité, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 9 juin 2023 du préfet de la Loire-Atlantique est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à M. B le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Giraud, président,

Mme Beyls, conseillère,

M. Huet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

Le président-rapporteur,

T. GIRAUD

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

M. BEYLS

Le greffier,

G. VIEL

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

ap

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