mercredi 21 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2315906 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - 1ère chambre |
| Avocat requérant | BENVENISTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrée le 25 octobre 2023, Mme D, représentée par Me Benveniste, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de quarante-cinq jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;
3°) à titre subsidiaire, suspendre l'exécution de la décision du 26 septembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, et de la munir, dans l'attente, d'une attestation de demande d'asile ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- compte tenu des éléments nouveaux apportés, elle est fondée à demander la suspension de cette décision en application des dispositions de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa demande de réexamen de sa demande d'asile a fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité de l'office français de protection des réfugiés et des apatrides ;
- la décision porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants en méconnaissance des stipulations du premier alinéa de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Specht-Chazottes, première vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés aux articles L. 572-6, L. 614-9 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Specht-Chazottes, magistrate désignée,
- les observations de Me Benveniste, avocate de Mme C, qui reprend les conclusions et moyens de la requête et soutient en outre que Mme C établit par les éléments produits, notamment ses déclarations écrites précises, des témoignages et des certificats médicaux, la réalité des violences conjugales subies ; ces éléments ne pouvaient être ignorés de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ; en application de l'arrêt de la CJUE du 16 janvier 2024, qui admet que les femmes victimes de violences conjugales constituent un groupe social et peuvent bénéficier de la protection subsidiaire, les éléments produits justifient la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, dans l'attente de l'intervention de l'arrêt de la Cour nationale du droit d'asile qui a été saisie,
- et les observations de Mme C assistée de Mme A, interprète.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application des dispositions de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante azerbaïdjanaise née le 6 août 1974, déclare être entrée irrégulièrement en France d'abord en 2018 pour solliciter l'asile. Sa demande a été rejetée par une décision du 25 novembre 2020, le directeur de l'Office française de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 4 novembre 2021. Elle déclare être entrée en France en dernier lieu le 22 juillet 2023 et a sollicité le réexamen de sa demande d'asile. Par une décision du 29 août 2023, le directeur de l'OFPRA a rejeté sa demande de réexamen comme irrecevable. Par un arrêté du 26 septembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de quarante-cinq jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Par une décision du 9 janvier 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes (section administrative), Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions présentées par la requérante tendant à son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :
4. L'arrêté attaqué a été signé, pour le préfet de la Loire-Atlantique, par Mme B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 13 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n°177 de la préfecture de la Loire-Atlantique le même jour, le préfet lui a accordé délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
6. Mme C soutient que la décision l'obligeant à quitter les territoire français porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors que ses deux enfants sont scolarisés en France où elle a établi le centre de ses intérêts familiaux pour y avoir vécu plusieurs années avant d'être contrainte de repartir en Azerbaïdjan et fait également valoir une insertion professionnelle. Toutefois, la seule production d'un certificat de scolarité de l'enfant Fatih, né en 2013 ne permet pas de justifier qu'elle aurait fixé en France le centre de ses attaches personnelles et familiales. En outre, elle n'établit pas avoir noué des relations d'une particulière stabilité, ancienneté et intensité sur le territoire français, alors que ses deux enfants étant mineurs, ils ont vocation à la suivre dans le cadre de l'exécution de la mesure contestée de sorte que celle-ci ne saurait avoir pour effet de séparer la famille, alors qu'elle a vécu la majeure partie de sa vie en Azerbaïdjan, où elle a nécessairement conservé des attaches personnelles. Enfin, si elle fait valoir une insertion en France, notamment professionnelle, elle ne produit aucun élément sur ce point, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'elle ne dispose pas du droit de travailler en France. Compte tenu de la durée et des conditions du séjour en France de la requérante, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision attaquée a été prise, ni commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de la requérante.
7. En second lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. La décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français n'a pas pour objet ni pour effet de séparer la requérante de ses deux enfants dans la mesure où, ainsi qu'il l'a été dit précédemment, ces derniers ont vocation à suivre leur mère. En outre, si Mme C se prévaut de la scolarisation d'un de ses enfants en France, il ressort des pièces du dossier que ses deux enfants ont pu être scolarisés en Azerbaïdjan au titre de l'année 2022/2023 de sorte qu'ils pourront poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle relève que Mme C n'établit pas que sa vie ou sa liberté sont menacées dans son pays d'origine, ou qu'elle risque d'y être exposée à des peines ou traitements contraires aux stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées. Dès lors, cette décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision ne peut qu'être écarté.
10. En second lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination doit être écarté.
Sur les conclusions subsidiaires à fin de suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 752-11 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile. ".
12. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'Office. A l'appui de ses conclusions à fin de suspension, l'intéressé peut notamment se prévaloir d'éléments nouveaux apparus postérieurement à la décision de l'Office ou à l'obligation de quitter le territoire français.
13. En l'espèce, la demande de Mme C de réexamen de sa demande d'asile a été rejetée par le directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides comme irrecevable au motif d'une part, que les violences qu'elle et ses enfants auraient subies sont présentées comme la conséquence directe de son engagement politique, dont la réalité n'avait pas été retenue à l'issue de ses auditions par l'OFPRA et la CNDA dans le cadre de sa demande initiale et n'est pas davantage étayée par les déclarations dans le cadre de sa demande de réexamen, et, d'autre part, que les documents médicaux produits ne présentent pas de garanties suffisantes d'authenticité pour être regardés comme probants et que les témoignages produits sont également dépourvus de toute force probante. Pour demander la suspension de l'exécution de la décision préfectorale portant obligation de quitter le territoire français, Mme C se prévaut de l'arrêt C 621/21 du 16 janvier 2024 par lequel la Cour de justice de l'Union européenne a dit pour droit que les femmes, dans leur ensemble, peuvent être regardées comme appartenant à un groupe social au sens de la directive 2011/95 et bénéficier du statut de réfugié si les conditions prévues par cette directive sont remplies, lorsque notamment, dans leur pays d'origine, elles sont exposées, en raison de leur sexe, à des violences physiques ou mentales, y compris des violences sexuelles et domestiques, et peuvent également, si les conditions d'octroi du statut de réfugié ne sont pas remplies, bénéficier du statut de protection subsidiaire, notamment si elles courent un risque réel d'être tuées ou de subir des violences. Mme C soutient qu'elle a été victime de violences conjugales lorsqu'elle a regagné l'Azerbaïdjan en janvier 2022 après le rejet de sa demande d'asile, et qu'à ce titre elle peut bénéficier de la protection subsidiaire. Elle produit à l'appui de sa demande une radiographie du 6 octobre 2022 attestant qu'elle a subi une fracture de la hanche, et une attestation non datée, à l'entête du " Women Crisis Center " traduite en français avec un tampon du Centre de crise pour les femmes de Prague (République Tchèque), dans laquelle sont relatées les déclarations de Mme C relatives aux violences subies de la part de son conjoint et des considérations sur la violence domestique en Azerbaidjan et les difficultés des femmes à être protégées par les institutions de ce pays. Toutefois, ces éléments sont insuffisants pour susciter un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Par suite, la requérante n'est pas fondée à demander la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 juillet 2023 et celles tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, la demande présentée sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C, au préfet de la Loire-Atlantique ainsi qu'à Me Benveniste.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2024.
La magistrate désignée,
F. SPECHT-CHAZOTTES La greffière,
J. DIONIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026