mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2400242 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - 5ème chambre |
| Avocat requérant | BEARNAIS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2024 sous le n° 2400241, M. B E, représenté par Me Bearnais, demande au Tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet de la Vendée a abrogé son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, à titre subsidiaire, de suspendre la décision portant obligation de quitter le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale d'asile ait statué sur sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer une attestation de demande d'asile, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- sa motivation est insuffisante ; sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen préalable ;
- le préfet a méconnu les articles L. 542-2 et R. 531-17 à R. 531-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la preuve de ce que la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides lui a été régulièrement notifiée avant la prise de l'arrêté attaqué n'est pas rapportée ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et a commis une erreur manifeste d'appréciation ; Il est présent en France avec son épouse et son fils depuis mai 2022 ; il justifie d'une bonne intégration sociale ; l'intérêt supérieur de son enfant commande qu'il puisse poursuivre sa scolarité en France ;
- en raison des persécutions qu'il a subies dans son pays, sa demande d'asile est crédible ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- sa motivation est insuffisante ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen préalable suffisant ;
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet a méconnu l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il craint encore aujourd'hui pour sa vie en cas de retour en Géorgie ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 août 2024, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une décision du 31 mai 2024, M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
II. Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2024 sous le n° 2400242, Mme C G, représentée par Me Bearnais, demande au Tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet de la Vendée a abrogé son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, à titre subsidiaire, de suspendre la décision portant obligation de quitter le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale d'asile ait statué sur sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer une attestation de demande d'asile, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'arrêté dans son ensemble :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- sa motivation est insuffisante ; sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen préalable ;
- le préfet a méconnu les articles L. 542-2 et R. 531-17 à R. 531-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la preuve de ce que la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides lui a été régulièrement notifiée avant la prise de l'arrêté attaqué n'est pas rapportée ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et a commis une erreur manifeste d'appréciation ; elle est présente en France avec son époux et son fils depuis mai 2022 ; elle justifie d'une bonne intégration sociale ; l'intérêt supérieur de son enfant commande qu'il puisse poursuivre sa scolarité en France ;
- en raison des persécutions que son mari a subies dans son pays, sa demande d'asile est crédible ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- sa motivation est insuffisante ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen préalable suffisant ;
- elle est fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet a méconnu l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; son mari craint encore aujourd'hui pour sa vie en cas de retour en Géorgie ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 août 2024, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une décision du 5 septembre 2024, Mme G a vu sa demande d'aide juridictionnelle rejetée.
Vu les pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Martin, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Les rapports de M. Martin, magistrat désigné, ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 septembre 2024.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E et Mme G, ressortissants azerbaïdjanais nés respectivement le 19 février 1981 et le 28 février 1992, sont entrés en France le 26 mai 2022 accompagnés de leurs deux enfants mineurs nés en 2014 et 2020. Ils ont déposé des demandes d'asile qui ont été rejetées l'une et l'autre par deux décisions du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) datées du 29 novembre 2022. Ces rejets ont été confirmés par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 7 novembre 2023. Par deux arrêtés datés du 26 décembre 2023, pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Vendée a fait obligation à chacun des deux époux de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné le pays de destination. M. E, par la requête n° 2400241, et Mme G, par la requête n° 2400242, demandent l'annulation de l'arrêté le ou la concernant.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2400241 et n°2400242 concernent les membres d'un même couple, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul et même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué :
3. Les arrêtés attaqués ont été signés par M. A D, en qualité de secrétaire général par intérim de la préfecture de la Vendée. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté de délégation de signature du 16 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de la Vendée a donné délégation à M. D à l'effet de signer, notamment, les décisions en matière de droit au séjour et d'éloignement des étrangers prises dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, les arrêtés attaqués, en tant qu'ils obligent M. E et Mme G à quitter le territoire français, visent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionnent expressément qu'ils ont été pris en application des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappellent les parcours suivis par les requérants au titre de l'asile et précisent les raisons pour lesquelles le préfet de la Vendée a estimé qu'ils ne bénéficiaient plus du droit de se maintenir sur le territoire français, du fait du rejet de leurs demandes d'asile par la CNDA. Ces mêmes arrêtés exposent la situation familiale des intéressés et en tirent la conclusion qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Ainsi, les arrêtés attaqués, en tant qu'ils portent obligation de quitter le territoire français, comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, lesquelles permettaient aux requérants de comprendre les motifs des mesures d'éloignement prises à leur encontre. Le moyen tiré du défaut de motivation de ces arrêtés ne peut, dès lors, qu'être écarté. Il ressort de cette motivation que le préfet a bien procédé à un examen approfondi de la situation particulière de chacun des requérants avant de prononcer des obligations de quitter le territoire français à leur encontre.
5. En deuxième lieu, il résulte des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsque la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire lui a été définitivement refusé ou qu'il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 de ce code. En l'espèce, M. E et Mme G ne bénéficiaient plus, à la date des arrêtés litigieux, du droit de se maintenir sur le territoire français, en vertu de l'article L. 542-1 dudit code, leurs demandes d'asile ayant été, à cette date, selon les indications non contredites figurant sur les fiches TelemOfpra produites par le préfet, définitivement rejetées par une décision de la CNDA lue en lecture publique le 7 novembre 2023. Par suite, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le préfet de la Vendée aurait méconnu l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'en tout état de cause, il n'a pas fait application de cet article dans le champ d'application duquel les intéressés n'entraient pas. Ils ne peuvent non plus utilement invoquer les articles R. 531-17 à R. 531-20 du même code, relatifs à la procédure de notification des décisions de l'OFPRA, dès lors qu'en tout état de cause, à la date des arrêtés attaqués, leurs recours contre ces décisions avaient été rejetés par la CNDA.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
7. M. E et Mme G, parents, à la date des arrêtés attaqués, de trois enfants mineurs nés respectivement en 2014, 2020 et 2023, dont deux étaient scolarisés, sont entrés en France, comme il a été dit, le 26 mai 2022, pour y demander l'asile, en vain. Ils font valoir leur durée de présence sur le territoire français et précisent qu'ils sont bien insérés socialement. Toutefois, eu égard à l'arrivée récente des intéressés sur le territoire français à la date des arrêtés attaqués, à l'absence de circonstances particulières faisant obstacle à la reconstitution de la cellule familiale et à la poursuite de la scolarité des enfants hors F et alors que l'insertion sociale des requérants n'est nullement justifiée, ceux-ci ne sont pas fondés à soutenir que le préfet de la Vendée aurait porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale et méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, ni méconnu l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant fixation du pays de destination :
8. En premier lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français, opposées à M. E et Mme G, ayant été écartés, les requérants ne sont pas fondés à exciper de l'illégalité de ces décisions pour demander, par voie de conséquence, l'annulation des décisions fixant le pays de destination.
9. En deuxième lieu, en tant qu'ils désignent le pays de renvoi, les arrêtés attaqués visent l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ils font état de la nationalité azerbaïdjanaise de M. E et de Mme G et indiquent que ceux-ci n'établissent pas être exposés à des risques pour leur sécurité et leur vie en cas de retour dans leurs pays d'origine comme en attestent les décisions de l'OFPRA et de la CNDA et alors qu'ils n'ont transmis aucun élément nouveau depuis l'édiction de ces décisions. Par suite, les arrêtés attaqués, en tant qu'ils désignent le pays de renvoi, doivent être regardés comme suffisamment motivés. Il résulte de cette motivation que la situation des requérants a bien été examinée de manière approfondie avant la prise des ces décisions.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ", et aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. Les requérants soutiennent qu'ils craignent toujours pour leur sécurité en Azerbaïdjan. Toutefois, ils ne donnent aucune précision sur les faits à l'origine de leurs craintes Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées auraient été prises en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
12. En quatrième lieu, pour les raisons mentionnées au point 7, les moyens tirés de ce que le préfet aurait, en fixant les pays de destination, méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. E et Mme G ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés attaqués du 26 décembre 2023.
Sur les conclusions subsidiaires à fin de suspension des décisions d'éloignement :
14. Aux termes des dispositions combinées de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables à l'espèce : " l'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ", et celles de l'article L. 752-11 de ce code : " le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
15. Comme il a été dit, les demandes d'asile de M. E et Mme G avaient été définitivement rejetées par la CNDA à la date des arrêtés attaqués. Par suite, les conditions d'application des dispositions, citées ci-dessus, de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies à la date d'enregistrement des requêtes. Les conclusions subsidiaires présentées par les intéressés, tendant à l'application de ces dispositions, ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et les frais liés aux litiges :
16. Les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants étant rejetées, leurs conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence. De même, les demandes présentées par les intéressés au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, tendant à ce que le versement de sommes au profit de leur conseil soit mis à la charge de l'Etat, ne peuvent, dès lors que ce dernier n'est pas partie perdante dans les présentes instances, qu'être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : Les requêtes de M. E et de Mme G sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, Mme C G, au préfet de la Vendée et à Me Magali Bearnais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
L. MARTIN La greffière,
V. MALINGRE La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Nos 2400241, 240024
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026