vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2404347 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BEARNAIS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire enregistrés sous le numéro 2404347 le 20 mars 2024 et le 21 juin 2024, Mme B D épouse E, représentée par Me Béarnais, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour pour raisons de santé sollicité, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de dix euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen actualisé de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des articles R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée au regard de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 mai 2024 et le 27 juin 2024 (non communiqué), le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme D épouse E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 mars 2024.
II. Par une requête et un mémoire enregistrés sous le numéro 2404348 le 20 mars 2024 et le 21 juin 2024, M. A C, représenté par Me Béarnais, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de dix euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen actualisé de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des articles R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée au regard de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 mai 2024 et le 27 juin 2024 (non communiqué), le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 mars 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Allio-Rousseau, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Béarnais, représentant Mme D épouse E et M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B D épouse E et M. A C, ressortissants azerbaïdjanais respectivement nés le 18 février 1990 et le 18 mars 1987, déclarent être entrés en France le 22 août 2019. Leurs demandes de reconnaissance de la qualité de réfugié ont été rejetées par deux décisions du 16 décembre 2019 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmées par deux décisions de la Cour nationale du droit d'asile du 4 mars 2021. D'une part, Mme D épouse E a fait l'objet d'une première décision portant obligation de quitter le territoire français en date du 30 mars 2021 qui a été abrogée, puis d'une seconde décision portant obligation de quitter le territoire français en date du 15 juin 2021. Elle a, par la suite, bénéficié d'un titre de séjour pour raisons de santé valable du 12 octobre 2021 au 10 avril 2022, d'une autorisation provisoire du 13 juin 2022 au 12 décembre 2022 et d'un renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé du 7 février 2023 au 6 août 2023. Elle sollicite désormais du préfet de la Vendée le renouvellement de ce titre de séjour pour raisons de santé. D'autre part, M. C a également fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en date du 30 mars 2021, abrogée en raison d'une demande de titre de séjour " salarié ". Il a, par la suite, fait l'objet d'une décision portant en outre obligation de quitter le territoire français en date du 15 juin 2021 confirmée par un jugement du tribunal administratif de Nantes en date du 28 février 2022. Enfin, il a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour du 5 avril 2023 au 6 août 2023 en tant qu'accompagnant de personne malade. Il a sollicité du préfet de la Vendée le renouvellement de cette autorisation provisoire de séjour. Leurs demandes ont été rejetées par deux arrêtés du 26 décembre 2023 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel ils pourront être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. Mme D épouse E et M. C demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2404347 et 2404348 concernent la situation de deux époux, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui " Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier l'ancienneté, la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
4. Mme D épouse E et M. C déclarent être arrivés sur le territoire français le 22 août 2019, respectivement à l'âge de 29 et 32 ans. Ils vivent en France avec leurs trois enfants qui y sont scolarisés depuis leur arrivée. Le préfet soutient que les intéressés n'ont pas noué de liens anciens, intenses et stables en France et n'apportent aucun élément justifiant une intégration sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier que si Mme D épouse E n'a jamais travaillé sur le territoire français cela s'explique notamment en raison de son statut de travailleur handicapé reconnu par la Maison Départementale des Personnes Handicapées. En outre il ressort des pièces du dossier que la requérante souffre d'une lourde pathologie psychiatrique pour laquelle elle est suivie en France depuis 2021, à raison de laquelle elle a obtenu la délivrance de cartes de séjour temporaire jusqu'au 6 août 2023 et qui implique un protocole de soins réguliers et continus, lequel inclut une hospitalisation mensuelle et la prise de médicaments dont deux ne sont pas disponibles en Azerbaïdjan. Par ailleurs, M. C a travaillé en tant qu'agent de production sur une période de sept mois en 2023 ainsi que l'équivalent de quelques heures chez des particuliers pour des missions de paysagiste. De plus, il justifie d'une promesse d'embauche pour exercer en tant que maçon. En outre, les éléments produits par les requérants sur leur participation à des activités bénévoles, leurs efforts d'apprentissage de la langue française ainsi que leurs bonnes et nombreuses relations avec les habitants de la commune où ils vivent et dans laquelle s'est formé un réseau communal pour les aider à se nourrir, se loger, s'habiller mais aussi se déplacer, permettent donc d'attester de leur intégration sociale. Enfin, leurs enfants, nés en 2012, 2013 et 2015, sont parfaitement intégrés sur le territoire français, comme en attestent leurs professeurs et les certificats sportifs produits. Dans ces conditions, en refusant de délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " à Mme D épouse E et M. C, le préfet de la Vendée a, compte tenu de la durée et des conditions de leur séjour, et des circonstances particulières de l'espèce, porté au droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ces décisions ont été prises, et, par suite, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
5. Il résulte de ce qui précède et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens des requêtes que Mme D épouse E et M. C sont fondés à demander l'annulation des arrêtés du 26 décembre 2023 du préfet de la Vendée portant refus de renouvellement d'un titre de séjour pour raison de santé et d'un titre de séjour en tant qu'accompagnant de personne malade, ainsi que, par voie de conséquence, celles des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet de la Vendée de munir les intéressés de cartes de séjour temporaires portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
7. Mme D épouse E et M. C ayant obtenus le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, leur avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Béarnais renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros.
D É C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 26 décembre 2023 du préfet de la Vendée sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Vendée de délivrer à Mme D épouse E et à M. C une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Béarnais, la somme de 2 000 euros (deux mille euros) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Béarnais renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D épouse E, à M. A C, au préfet de la Vendée et à Me Bearnais.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Benoist, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUT
La greffière,
C. MICHAULT
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
2, 2404348
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026