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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2404737

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2404737

mercredi 5 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2404737
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation- 96h - Eloignement
Avocat requérantLOUAFI RYNDINA

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée le 28 mars 2024 sous le numéro 2404736, M. B F, représenté par Me Louafi Ryndina, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 mars 2024 par lequel le préfet de la Sarthe lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction ;

2°) d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

4°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

M. F soutient que :

- la requête est recevable dès lors que l'arrêté attaqué lui a été notifié le 27 mars 2024 ;

- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de l'arrêté attaqué ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

° est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

° méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

° méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la décision refusant un délai de départ volontaire :

° est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

° est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

° est en tout état de cause excessive dans sa durée ;

- la décision portant signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français :

° est dépourvue de base légale dès lors que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est elle-même illégale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024 à 13 heure 16 et communiqué à 13 heures 21, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

II. Par une requête, enregistrée le 28 mars 2024 sous le numéro 2404737, M. B F, représenté par Me Louafi Ryndina, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 mars 2024 par lequel le préfet de la Sarthe a prononcé son assignation à résidence ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

M. F soutient que :

- la requête est recevable dès lors que l'arrêté attaqué lui a été notifié le 27 mars 2024 ;

- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de l'arrêté attaqué ;

- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- il est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il ne réside plus au 42 avenue de Madrid au Mans, mais au 24 rue Jean Bouis au Mans.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024 à 13 heure 17 et communiqué à 13 heures 25, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Hannoyer, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés aux articles L. 572-6, L. 614-9 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 mai 2024 :

- le rapport de M. Hannoyer, magistrat désigné ;

- et les observations de Me Molotoana, substituant Me Louafi Ryndina, représentant M. F, qui demande d'écarter le mémoire en défense des débats dès lors qu'il n'a été communiqué que tardivement, et conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens :

- et les observations de M. F.

Le préfet de la Sarthe n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Une note en délibéré produite par M. F, représenté par Me Louafi Ryndina, a été enregistrée le 30 mai 2024.

Par décision du 30 mai 2024 le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes a admis M. F au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2404736 et n° 2404737 présentent à juger des questions similaires, concernent le même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a, ainsi, lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement.

2. M. B F, ressortissant arménien né le 6 juin 1993, déclare être entré irrégulièrement sur le territoire français en 2017, qu'il s'est marié en Arménie le 3 juillet 2017 avec une ressortissante russe, avec laquelle ils ont eu deux enfants, nés le 4 mai 2020 et le 19 juin 2022. Sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile par décision du 7 février 2019 notifiée le 11 février suivant. Le préfet de la Sarthe a pris à son encontre, le 22 février 2019, une obligation de quitter le territoire français avec un délai de 30 jours, laquelle a été notifiée à l'intéressé le 7 mars 2019, qui n'a pas été exécutée, M. F s'étant depuis maintenu irrégulièrement sur le territoire français. Par un arrêté du 27 mars 2024, le préfet de la Sarthe lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction. Par ailleurs, par un arrêté du 27 mars 2024, le préfet de la Sarthe l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours, laquelle a été renouvelée par un arrêté du préfet de la Sarthe du 7 avril 2024.

3. Par ses deux requêtes, M. G demande l'annulation de ces deux arrêtés du 27 mars 2024.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen soulevé à l'encontre des deux arrêtés attaqués :

4. Les arrêtés attaqués ont été signés par Mme D E, cheffe du bureau de l'asile, de l'éloignement et du contentieux à la préfecture de la Sarthe, qui bénéficie d'une délégation du préfet de ce département du 20 juin 2023, régulièrement publiée au recueil des actes administratif de la préfecture du même jour, à l'effet de signer notamment, en cas d'absence ou d'empêchement de M. C, directeur de la citoyenneté et de la légalité, les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai, les décisions fixant le pays de renvoi, les interdictions de retour sur le territoire français ainsi que les mesures d'assignation à résidence. Il n'est pas démontré, ni même allégué, que M. C n'aurait pas été absent ou empêché, Aussi, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant obligation de quitter le territoire :

5. En premier lieu, M. F ne peut utilement se prévaloir, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français attaquée de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit l'admission exceptionnelle au séjour, étant au demeurant précisé que l'intéressé n'a présenté aucune demande de délivrance d'un titre de séjour ni a fortiori de demande sur un tel fondement. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation commises par le préfet de la Sarthe au regard de ces dispositions doivent être écartés comme étant inopérant.

6. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. M. F se prévaut de ce que ses centres d'intérêts se situent en France depuis 2017, où il a travaillé pendant huit mois, où il réside avec son épouse avec qui il s'est marié en Arménie en 2017 et ses deux enfants nés en 2020 et 2022, et que son épouse est actuellement enceinte de leur troisième enfant depuis le mois de décembre 2023. Toutefois, cette seule circonstance, compte tenu des conditions de son séjour en France rappelées au point 2 du présent jugement, de ce que son épouse, qui est enceinte de six mois et dont il n'est pas établi qu'il lui est impossible de voyager par avion, a également été déboutée de sa demande d'asile en 2019 et s'est également vu opposer une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours le 22 février 2019, notifiée le 4 mars 2019, qu'elle n'a pas contestée ni davantage exécutée, de l'absence de tout élément faisant état d'une intégration particulière du requérant en France, et de ce qu'il n'est pas dépourvu de tout lien notamment familial dans son pays d'origine, tel que cela ressort d'ailleurs de ses propres déclarations dans le cadre de son audition de retenue administrative du 26 mars 2024, n'est pas de nature à caractériser que le préfet de la Sarthe aurait, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise.

8. En troisième et dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

9. Contrairement à ce que soutient le requérant, la circonstance que son épouse n'ait pas la même nationalité que lui n'implique pas, par elle-même, que la cellule familiale ne puisse pas se reconstituer en Arménie, dès lors qu'il n'est nullement établi ni même allégué que celle-ci ne pourrait être légalement admissible dans ce pays où ils se sont mariés avant leur départ pour la France, ni qu'elle y encourait des risques quelconques. En outre, il n'est fait état d'aucun obstacle à la scolarisation de leurs enfants dans ce pays. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision refusant un délai de départ volontaire :

10. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ".

11. En l'espèce, M. F a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, non exécutée, il n'est pas en mesure de produire un passeport en cours de validité qui lui permettrait de regagner l'Arménie, et il a déclaré le 26 mars 2024 auprès des gendarmes qu'il ne souhaitait pas retourner en Arménie. Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, le préfet n'a pas davantage commis d'erreur d'appréciation en estimant qu'il existe un risque que M. F se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

12. L'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-8 du même code : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français ".

13. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

14. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet, invoqués par M. F au motif de l'intensité de ses liens en France, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5 à 9.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre la décision portant signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français :

15. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'est pas établie. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, que M. F invoque à l'encontre de la décision portant signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. F dirigées contre l'arrêté par lequel le préfet de la Sarthe lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction, doivent être rejetées.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés contre l'arrêté portant assignation à résidence :

17. En premier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, invoqués par M. F, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 à 9.

18. En second lieu, si M. F soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il ne réside plus au 42 avenue de Madrid au Mans, mais au 24 rue Jean Bouis au Mans, il n'établit toutefois pas avoir porté cette information à la connaissance de l'administration, alors qu'il a au contraire déclaré aux gendarmes, le 26 mars 2024, veille de la date de l'arrêté attaqué, être hébergé au 42 avenue de Madrid au Mans. Les éléments qu'il produit à l'instance, à savoir notamment la première page d'un contrat de location à cette dernière adresse, qui ne mentionne pas la date de sa signature, et une attestation émise par un fournisseur d'énergie, qui fait état de ce qu'ils résident à cette dernière adresse et ce depuis le 3 avril 2023, ne suffisent pas dans ces conditions à établir l'erreur de fait invoquée.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. F dirigées contre l'arrêté par lequel le préfet de la Sarthe l'a assigné à résidence doivent être rejetées.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. F doivent être rejetées, en toutes leurs conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. F sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B F, au préfet de la Sarthe et à Me Louafi Ryndina.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.

Le magistrat désigné,

R. HANNOYERLa greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N° 2404736, N° 2404737

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