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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2415055

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2415055

vendredi 20 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2415055
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantBIGNAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail et demandait réparation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée complète, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, le requérant n'a pas produit le document manquant dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Bignan, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 10 juillet 2024 par laquelle le directeur général de France travail Pays de la Loire l'a radié de la liste des demandeurs d'emplois ;

2°) de condamner France travail Pays de la Loire en réparation des préjudices subis, ainsi que le versement dû pour la période de la radiation.

M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".

3. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles () ".

4. La requête déposée par M. B le 30 septembre 2024 n'était pas accompagnée de la décision complète que l'intéressé entendait contester, ce dernier produisant uniquement la première page. En dépit de la demande de régularisation, adressée le 23 décembre 2024 au conseil du requérant par le biais de l'application " Télérecours ", et réputée avoir été notifiée deux jours ouvrés plus tard en application de l'article R. 611-8-6 du code précité, M. B, n'a pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit la décision attaquée dans son intégralité et n'a pas justifié de l'impossibilité de la produire. Dès lors, cette requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Agathe Bignan.

Fait à Nantes, le 20 juin 2025.

La présidente,

V. GOURMELON

La République mande et ordonne à la ministre chargée du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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