lundi 18 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-1904197 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CEBRON DE LISLE-BENZEKRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2019 et un mémoire, enregistré le 1er février 2021, Mme A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n° 1 adoptée au cours de la séance du conseil municipal de la Membrolle-sur-Choisille du 5 novembre 2019 ;
2°) d'annuler la décision du maire de signer le bail avec la société Velt Immobilier ;
3°) d'annuler le bail à intervenir avec la société Velt Immobilier ;
4°) d'adresser une copie du jugement à la préfète d'Indre-et-Loire ;
5°) de mettre à la charge de la commune de la Membrolle-sur-Choisille la somme de 150 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le conseil municipal n'a pas été suffisamment informé dès lors que la note de synthèse et le projet de bail sont très incomplets ;
- le permis de construire n'a pas été délibéré par le conseil municipal ;
- la publicité et la mise en concurrence ont été méconnues ;
- la délibération est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'aucun " business plan " n'a été réalisé ;
- la parcelle relève du domaine public de la commune.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2020, la commune de la Membrolle-sur-Choisille représentée par Me Cebron de Lisle conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne comporte pas la copie du bail contesté ;
- la requête est irrecevable dès lors qu'à la date d'introduction de la requête, ni la décision de signer le bail, ni la conclusion du bail lui-même n'étaient intervenues ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de Mme Palis De Koninck, rapporteure publique,
- et les observations de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de la Membrolle-sur-Choisille a lancé, le 5 avril 2019, un avis d'appel à projet portant sur la conclusion d'un bail à construction pour la réalisation et l'exploitation d'un restaurant près du plan d'eau de la commune. A l'issue du délai imparti, seule la société Velt Immobilier a déposé une offre et ce projet a été retenu, ce dont la société a été informée par lettre du 13 mai 2019. La société Velt Immobilier s'est ensuite vu délivrer un permis de construire par arrêté n° PC 037 151 19 G0014 en date du 15 octobre 2019. Par délibération du 5 novembre 2019, le conseil municipal de la commune de la Membrolle-sur-Choisille a approuvé la conclusion d'un bail à construction avec la société Velt Immobilier et a autorisé le maire à signer tous les actes relatifs à cette décision. Mme Cerdan, conseillère municipale de la commune, demande au tribunal d'annuler la délibération du conseil municipal de la commune du
5 novembre 2019, ainsi que la décision du maire de signer le bail à construction avec la société Velt Immobilier et le bail à construction à intervenir avec la société Velt Immobilier.
Sur la recevabilité :
2. En premier lieu aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation.() ". Malgré la fin de non-recevoir opposée par la commune en défense, la requérante n'a pas produit le contrat de bail à construction conclu entre la commune de la Membrolle-sur-Choisille et la société Velt Immobilier. Dès lors, il y a lieu de faire droit à la fin de non-recevoir soulevée par la commune et de rejeter les conclusions tendant à l'annulation du bail à construction conclu entre la commune et la société Velt Immobilier.
3. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date d'introduction de la requête, le maire de la commune de la Membrolle-sur-Choisille aurait décidé de signer une convention portant bail à construction avec la société Velt Immobilier. Par suite, il y a lieu de faire droit à la fin de non-recevoir opposée en défense et de rejeter les conclusions tendant à l'annulation de cette décision.
Sur la légalité de la délibération n° 1 du 5 novembre 2019 :
4. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal ". Aux termes de l'article L. 2121-13 du même code : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ".
5. En vertu de ces dispositions et en leur qualité de membres de l'assemblée municipale appelés à délibérer sur les affaires de la commune, les conseillers municipaux ont le droit d'être informés de tout ce qui relève de ces affaires dans des conditions leur permettant de remplir normalement leur mandat. Le défaut d'envoi de la note explicative de synthèse mentionnée à l'article L. 2121-12 du code précité ou son insuffisance entache d'irrégularité les délibérations prises, à moins que le maire n'ait fait parvenir aux membres du conseil municipal, en même temps que la convocation, les documents leur permettant de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Cette obligation, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux intéressés d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer les implications de leurs décisions. Elle n'impose pas de joindre à la convocation adressée aux intéressés, à qui il est au demeurant loisible de solliciter des précisions ou explications conformément à l'article
L. 2121-13 du même code, une justification détaillée du bien-fondé des propositions qui leur sont soumises.
6. En l'espèce, il est constant que la commune de la Membrolle-sur-Choisille compte moins de 3 500 habitants. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que les dispositions de l'article L. 2121-12 précitées, applicables aux seules communes de plus de
3 500 habitants, ont été méconnues. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que les conseillers municipaux ont été convoqués par lettre du 22 novembre 2019 reçue le
30 novembre, soit cinq jours avant la réunion du conseil municipal du 5 novembre 2019.
Il ressort d'une copie de cette convocation versée aux débats que cette dernière comportait l'ordre du jour de la séance, une note et la copie du projet de bail à construction envisagé avec la société Velt immobilier. Dans ces conditions, alors que les conseillers municipaux ont bénéficié d'une information et d'un délai suffisants pour éventuellement solliciter des précisions ou explications quant au projet envisagé, le moyen tenant à la violation de dispositions de l'article
L 2121-13 du code général des collectivités territoriales doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, ainsi que dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale après la date de publication de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. Dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale avant cette date, le maire est compétent, au nom de la commune, après délibération du conseil municipal. En l'absence de décision du conseil municipal, le maire est compétent, au nom de la commune, à compter du 1er janvier 2017. Lorsque le transfert de compétence à la commune est intervenu, il est définitif ; () ". L'absence de consultation du conseil municipal de la commune, préalablement à la délivrance du permis de construire à la société Velt Immobilier ne peut avoir entaché d'illégalité la délibération contestée dès lors que la délivrance des permis de construire est une compétence propre du maire de la commune. Le moyen doit, dès lors, être écarté.
8. En troisième lieu, la requérante soutient que le projet n'a pas été instruit de manière transparente et que le règlement d'appel à projet a été méconnu ce qui entraine une irrégularité substantielle de la délibération par manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Aux termes de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sous réserve de dispositions législatives spéciales, le domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l'usage direct du public, soit affectés à un service public pourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public. ". En l'espèce, il résulte des pièces du dossier que la parcelle communale supportant le projet objet du bail litigieux est constituée d'un plan d'eau, d'une aire de stationnement et d'une aire de jeux pour enfants. Cette parcelle est donc directement affectée à l'usage du public et relève donc du domaine public de la commune.
9. Aux termes de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous. ". Aux termes de l'article L. 2122-1-1 du même code : " Sauf dispositions législatives contraires, lorsque le titre mentionné à l'article L. 2122-1 permet à son titulaire d'occuper ou d'utiliser le domaine public en vue d'une exploitation économique, l'autorité compétente organise librement une procédure de sélection préalable présentant toutes les garanties d'impartialité et de transparence, et comportant des mesures de publicité permettant aux candidats potentiels de se manifester. ". La procédure de sélection prévue par ces dispositions, qui ne relève pas du champ de la commande publique, n'a pas pour objet de conduire à réaliser un projet prédéterminé que la collectivité publique aurait elle-même défini, mais plutôt de permettre à celle-ci de choisir le projet le plus susceptible de valoriser le domaine public parmi ceux qui lui sont présentés par les candidats et qu'il revient à ceux-ci de définir dans le respect des contraintes posées par la collectivité, tenant en particulier aux caractéristiques de la dépendance domaniale en cause.
10. Il ressort des pièces du dossier que la commune a lancé le 5 avril 2019, un avis d'appel à projet portant sur la conclusion d'un bail à construction pour la réalisation et l'exploitation d'un restaurant de moins de 400 m² d'emprise au sol près du plan d'eau de la commune et que le délai imparti pour candidater expirait le 6 mai 2019. Eu égard aux critères mentionnés dans l'avis d'appel à projet, le délai laissé aux candidats pour présenter un projet apparait suffisant. Le moyen doit, par suite, écarté.
11. En quatrième lieu, la requérante semble soutenir que la parcelle, qui relève du domaine public, ne peut faire l'objet d'un bail à construction. Cependant, si la constitution de droits réels sur le domaine public de l'Etat suppose en principe la délivrance d'une autorisation temporaire d'occupation du domaine public, aucune disposition ni aucun principe n'interdit qu'une commune puisse autoriser l'occupation d'une dépendance du domaine public en vertu d'une convention par laquelle l'une des parties s'engage, à titre principal, à édifier des constructions sur le terrain de l'autre partie et à les conserver en bon état d'entretien pendant toute la durée de la convention et qui, comme les autorisations d'occupation constitutives de droits réels, confère un droit réel immobilier, à condition toutefois que les clauses de la convention ainsi conclue respectent, ainsi que le prévoit l'article L. 2122-11 du code général de la propriété des personnes publiques les dispositions applicables aux autorisations d'occupation temporaires du domaine public de l'Etat constitutives de droits réels, qui s'imposent aux conventions de toute nature ayant pour effet d'autoriser l'occupation du domaine public.
Le moyen doit, dès lors, être écarté.
12. En dernier lieu, la requérante soutient que la délibération est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le montant du loyer réclamé apparait particulièrement faible, qu'aucun " business plan " n'a été annexé à la convention et qu'aucune information n'a été donnée sur les accords bancaires accordés à une société jeune dont le capital social est modeste. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le projet de bail porte sur une durée de trente-cinq ans avec un loyer mensuel de 600 euros et que les biens immobiliers construits dans le cadre du bail deviendront la propriété de la commune à l'expiration de ce dernier. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier que bien que l'accès au plan d'eau et à l'aire de jeux demeure directement ouvert au public, l'entreprise s'est engagée à prendre en charge les travaux de réhabilitation de l'aire de stationnement. Enfin, si la requérante soutient que la société porteuse de l'offre est une jeune société, il ressort des pièces du dossier que cette société a déjà porté deux projets immobiliers à Montlouis-sur-Loire et à Tours et que le projet présenté a été réfléchi depuis l'année 2016. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut, par suite, qu'être écarté.
Sur les autres conclusions :
13. En premier lieu, le présent jugement rejette les conclusions aux fins d'annulation formulées par Mme B. Les conclusions tendant à la transmission d'une copie du jugement à la préfète d'Indre-et-Loire doivent être rejetées.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de la Membrolle-sur-Choisille, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B, qui au demeurant n'a pas présenté sa requête par l'intermédiaire d'un avocat, réclame au titre des frais liés à l'instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de la commune tendant à l'application de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de la Membrolle-sur-Choisille tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de la Membrolle-sur-Choisille.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, président,
M. Viéville, premier conseiller,
M. Nehring, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.
Le rapporteur,
Sébastien VIEVILLE
La présidente,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La greffiere,
Emilie DEPARDIEU
La République mande et ordonne à la préfète d'Indre-et-Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026