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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2003459

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2003459

jeudi 4 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2003459
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL DEREC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2020, Mme H AF Y N, veuve AB, Mme AG H A, Mme H AH A, Mme S A, Mme F A et Mme H AF A agissant à titre personnel et en tant qu'ayants droit de M. K AB, leur mari et père, ainsi que M. O D, M. C M, M. T M, M. P Z, Mme B Z, M. Q AI N, M. G AC, Mme E AD, M. J AD, M. L AD, M. W D, M. AA M, M. P Z et M. V R, représentés par Me Callon, demandent au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges à verser :

- à Mme H AF Y N, à Mme AG H A, à Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A et à Mme H AF A la somme de 25 000 euros avec intérêts au taux légal, en leur qualité d'ayants droit de M. K AB,

- à Mme H AF Y N une somme de 36 255,74 euros avec intérêts au taux légal,

- à Mme AG H A, Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A et à Mme H AF A la somme de 15 000 euros chacune en leur nom propre, avec intérêts au taux légal,

- à M. O D, à M. C M, à M. T M, à M. P Z, à Mme B Z, à M. Q AI N, à M. G AC, à Mme E AD, à M. J AD, à M. L AD la somme de 10 000 euros chacun, avec intérêts au taux légal,

- et à M. W D, à M. AA M, à M. P Z et à M. V R la somme de 5 000 euros chacun, avec intérêts au taux légal ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Bourges la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le centre hospitalier de Bourges a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en administrant à M. AB un médicament dérivé de la pénicilline par voie intraveineuse, le 14 mai 2015, alors que ce dernier y était allergique et en le transférant au centre hospitalier régional universitaire de Tours alors qu'il était instable et inapte au transport ;

- cette faute est à l'origine du décès de M. AB, le 20 mai 2015 ;

- s'agissant des préjudices subis par M. AB avant son décès, le centre hospitalier de Bourges devra indemniser ses héritiers à hauteur de 25 000 euros au titre du préjudice d'angoisse de mort imminente ;

- s'agissant des préjudices propres de Mme AE, son épouse, le centre hospitalier de Bourges devra l'indemniser d'un montant de 6 255,74 euros au titre des frais d'obsèques et de 30 000 euros au titre de son préjudice d'affection ;

- s'agissant des préjudices des filles de M. AB, le centre hospitalier de Bourges devra les indemniser à hauteur de 15 000 euros chacune au titre de leur préjudice d'affection ;

- s'agissant des petits-enfants de M. AB, l'établissement devra leur verser une somme de 10 000 euros chacun au titre de leur préjudice d'affection ;

- s'agissant des gendres de M. AB, le centre hospitalier devra leur verser une somme de 5 000 euros chacun au titre de leur préjudice d'affection.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 octobre 2022, le centre hospitalier de Bourges, représenté par Me Derec, conclut à la limitation de l'indemnisation versée aux requérants à la somme totale de 85 000 euros, à la limitation de la somme mise à sa charge au titre des frais liés au litige à la somme de 1 500 euros, à ce qu'il soit statué sur les dépens et à rejeter toutes demandes et conclusions plus amples ou contraires.

Il fait valoir que :

- il s'en rapporte à justice sur l'appréciation de la responsabilité qui lui est imputée ;

- s'agissant des préjudices de la victime directe, il ne sera pas alloué une somme supérieure à 5 000 euros ;

- s'agissant du préjudice d'affection de Mme Y N, l'indemnité allouée ne sera pas supérieure à 20 000 euros ;

- s'agissant du préjudice d'affection des cinq enfants de la victime directe, l'indemnité allouée ne sera pas supérieure à 6 000 euros chacune soit 30 000 euros au total ;

- s'agissant du préjudice d'affection des dix petits-enfants de la victime directe, l'indemnité allouée ne sera pas supérieure à 3 000 euros chacun soit 30 000 euros au total ;

- s'agissant du préjudice d'affection des gendres, ils ne justifient pas de la réalité du lien affectif qui les unissaient au défunt, leurs demandes seront donc rejetées ;

- s'agissant des frais d'obsèques, la facture produite par les requérants n'est pas complète, en outre ils n'apportent aucune précision quant à l'éventuelle prise en charge de ces frais par un organisme, de sorte que leur demande présentée à ce titre ne pourra qu'être rejetée.

Par un mémoire, enregistré le 31 mai 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Loir-et-Cher, agissant au nom et pour le compte de la CPAM du Cher, indique qu'elle n'entend pas intervenir à l'instance.

Vu :

- l'ordonnance de taxation de la présidente du tribunal administratif d'Orléans du 13 juin 2019 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. U,

- les conclusions de Mme Palis De Koninck, rapporteure publique,

- et les observations de Me Barata, substituant Me Derec, représentant le centre hospitalier de Bourges.

Considérant ce qui suit :

1. M. K AB, alors âgé de soixante-seize ans, a été hospitalisé le 14 mai 2015 au sein du service des urgences du centre hospitalier de Bourges en raison d'importantes difficultés respiratoires. Estimant que M. AB était atteint d'une surinfection bronchique, l'équipe médicale lui a administré un médicament dérivé de la pénicilline par voie veineuse. Son état de santé s'est alors rapidement aggravé, l'intéressé ayant exprimé une sensation subite de serrement de gorge et un étouffement, puis ayant présenté un épisode de convulsions et un arrêt cardio-respiratoire. L'équipe médicale a alors mis en route des manœuvres de réanimation qui ont permis de restaurer une activité cardiaque et d'obtenir un maintien de la pression artérielle. En raison d'un manque de place disponible dans le service de réanimation du centre hospitalier de Bourges, il a été décidé du transfert de M. AB au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours. Durant le transfert, l'état de santé de la victime s'est de nouveau dégradé, et à son arrivée au CHRU de Tours, il a été constaté un score de Glasgow à 3, laissant un pronostic sans issue favorable possible. M. AB est décédé le 20 mai 2015.

2. Les consorts AB ont saisi le tribunal administratif d'Orléans le 15 juillet 2015 d'une requête en référé expertise. Par ordonnance du 8 septembre 2015, le président du tribunal a désigné comme expert le docteur X, qui a été remplacé par le professeur I par ordonnance de la présidente du tribunal du 2 février 2018. L'expert a rendu son rapport le 24 mai 2019.

3. Estimant la responsabilité du centre hospitalier de Bourges engagée, les consorts AB ont adressé à cet établissement une demande préalable indemnitaire par courrier reçu le 13 juillet 2020. Du silence gardé par l'établissement durant un délai de deux mois est née une décision implicite de rejet, le 13 septembre 2020. Par la requête ci-dessus analysée, Mme H AF Y N, Mme AG H A, Mme H AH A, Mme S A, Mme F A et Mme H AF A agissant à titre personnel et en tant qu'ayants droit de leur mari et père, M. K AB, ainsi que M. O D, M. C M, M. T M, M. P Z, Mme B Z, M. Q AI N, M. G AC, Mme E AD, M. J AD, M. L AD, M. W D, M. AA M, M. P Z et M. V R demandent au tribunal de condamner le centre hospitalier universitaire de Bourges à verser à Mme H AF Y N, à Mme AG H A, à Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A et à Mme H AF A la somme de 25 000 euros avec intérêts au taux légal, en leur qualité d'ayants droit de M. K AB, à verser à Mme H AF Y N une somme de 36 255,74 euros avec intérêts au taux légal, à verser à Mme AG H A, à Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A et à Mme H AF A la somme de 15 000 euros chacune, avec intérêts au taux légal, à verser à M. O D, à M. C M, à M. T M, à M. P Z, à Mme B Z, à M. Q AI N, à M. G AC, à Mme E AD, à M. J AD, à M. L AD la somme de 10 000 euros chacun, avec intérêts au taux légal et, enfin, à verser à M. W D, à M. AA M, à M. P Z et à M. V R la somme de 5 000 euros chacun, avec intérêts au taux légal.

Sur la responsabilité :

4. Aux termes du premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".

5. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du professeur I, qu'afin de traiter une surinfection bronchique, l'équipe médicale du service des urgences de l'hôpital de Bourges a administré à M. AB, par voie veineuse, un médicament dérivé de la pénicilline alors que ce dernier y était allergique, ce qui a provoqué un choc anaphylactique ainsi qu'un arrêt cardio respiratoire. Il résulte du même rapport que le médecin intérimaire qui a accueilli M. AB aux urgences ne l'a pas interrogé sur ses allergies, n'a pas pris connaissance des documents médicaux apportés par son épouse qui l'accompagnait et sur lesquels était mentionnée son allergie à la pénicilline et n'a pas non plus consulté le dossier hospitalier informatisé de l'intéressé sur lequel figurait également cette information, de sorte qu'il est resté dans l'ignorance de l'allergie à la pénicilline que présentait M. AB. L'expert conclut à un premier manquement de l'équipe médicale du centre hospitalier, ce que ne conteste pas l'établissement. En outre, l'expert précise que le médicament a été administré par voie veineuse et non par voie orale, ce qui a aggravé le choc allergique alors qu'aucune raison n'imposait une telle voie d'administration. Il résulte également de l'instruction qu'à la suite de l'arrêt cardio respiratoire provoqué par l'administration de pénicilline, l'équipe médicale est parvenue à restaurer l'activité cardiaque de M. AB et à maintenir sa pression artérielle. Cependant, en raison de l'indisponibilité de places au sein du service de réanimation, l'équipe médicale a décidé de son transfert par ambulance au CHRU de Tours. L'expert qualifie cette décision de nouveau manquement aux règles de l'art dès lors que l'état de santé de l'intéressé, qui venait de subir un arrêt cardio respiratoire, était instable et le rendait intransportable et qu'ainsi, il devait être gardé aux urgences du centre hospitalier de Bourges, ce que ne conteste pas non plus l'établissement hospitalier. Or, durant le transfert, l'état de santé de M. AB s'est de nouveau dégradé, présentant une hypo perfusion généralisée, une anurie et un score de Glasgow à 3 à son arrivée au CHRU de Tours, état qu'il a conservé jusqu'à son décès, survenu le 20 mai 2015. Par suite, le centre hospitalier de Bourges a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité.

Sur la perte de chance :

6. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du professeur I, que les fautes commises par le centre hospitalier de Bourges ont privé M. AB d'une chance de survie qu'il estime supérieure à 95 %. L'expert indique également que le décès ne peut être imputé à l'état antérieur de la victime mais uniquement aux fautes commises par l'équipe médicale du centre hospitalier. Dans ces circonstances, il y a lieu d'évaluer à 100 % la perte de chance d'éviter le décès de l'intéressé et de condamner en conséquence le centre hospitalier à réparer intégralement les préjudices résultant du décès de M. AB.

Sur les préjudices :

En ce qui concerne les préjudices de M. AB :

7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que M. AB a exprimé une sensation d'étouffement et de serrement de la gorge consécutivement à l'injection de l'antibiotique dérivé de la pénicilline avant de perdre connaissance. Ainsi, et alors même qu'il avait déjà fait l'objet d'une complication similaire un an auparavant, il a pu avoir conscience de sa mort imminente. Par suite, les ayants droit de M. AB sont fondés à solliciter l'indemnisation du préjudice d'angoisse de mort imminente subis par l'intéressé avant son décès. Il en sera fait une juste appréciation en l'évaluant à la somme de 5 000 euros.

En ce qui concerne les préjudices de Mme Y N :

S'agissant des frais d'obsèques :

8. Il résulte de l'instruction, et notamment des factures produites par les requérants, que Mme Y N, son épouse, a réglé une somme de 6 095 euros au titre des frais d'obsèques de M. AB. Ces dépenses ne présentant pas un caractère somptuaire, il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Bourges à rembourser cette somme à Mme Y N.

S'agissant du préjudice d'affection :

9. Mme Y N a subi un préjudice d'affection consécutif au décès de son mari. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de lui allouer à ce titre une somme de 22 000 euros.

10. Il résulte de ce qui précède que le centre hospitalier de Bourges doit être condamné à verser à Mme Y N une somme de 28 095 euros en réparation des préjudices subis à la suite du décès de son mari, le 20 mai 2015.

En ce qui concerne les préjudices des enfants de M. AB :

11. Les filles de M. AB sont fondées à se prévaloir d'un préjudice d'affection résultant du décès de leur père. Il en sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en allouant à chacune d'entre elles une somme de 6 500 euros.

En ce qui concerne le préjudice des petits-enfants de M. AB :

12. Les petits-enfants de M. AB sont également fondés à se prévaloir d'un préjudice d'affection résultant du décès de leur grand-père, dont il sera fait une juste appréciation en leur allouant à ce titre une somme de 4 500 euros chacun.

En ce qui concerne le préjudice des gendres de M. AB :

13. M. D, M. M, M. Z et M. R soutiennent avoir subi un préjudice d'affection en lien avec la perte de leur beau-père, dont ils affirment avoir été proches. Ils produisent à cet égard deux photos de groupe sur lesquels ils figurent en compagnie de M. AB, dans le cadre de fêtes de famille. Toutefois, ces éléments sont insuffisants pour justifier de l'intensité des liens avec la victime dont ils se prévalent. Par suite, il n'y a pas lieu de leur accorder une somme à ce titre.

Sur les intérêts :

14. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1153 du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. Mme Y N, Mme AG H A, Mme H AH A, Mme S A, Mme F A, Mme H AF A, M. O D, à M. C M, M. T M, à M. P Z, Mme B Z, M. Q AI N, M. G AC, Mme E AD, M. J AD et M. L AD sont fondés à demander le versement des intérêts au taux légal sur les sommes qui leur sont respectivement allouées par le présent jugement à compter de la date de réception de leur demande préalable, le 13 juillet 2020.

Sur les dépens :

15. Les frais d'expertise du professeur I, liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros par ordonnance n° 1502361 de la présidente du tribunal administratif d'Orléans du 13 juin 2019 sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Bourges.

Sur les frais liés au litige :

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Bourges une somme globale de 1 500 euros à verser aux requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier de Bourges est condamné à verser à Mme H AF Y N, à Mme AG H A, à Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A et à Mme H AF A une somme globale de 5 000 euros en leur qualité d'ayants droit de M. AB. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 juillet 2020.

Article 2 : Le centre hospitalier de Bourges est condamné à verser à Mme H AF Y N une somme de 28 095 euros au titre de ses préjudices propres. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 juillet 2020.

Article 3 : Le centre hospitalier de Bourges est condamné à verser à Mme AG H A, à Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A et à Mme H AF A une somme de 6 500 euros chacune au titre de leur préjudice propre. Ces sommes seront assorties des intérêts au taux légal à compter du 13 juillet 2020.

Article 4 : Le centre hospitalier de Bourges est condamné à verser à M. O D, à M. C M, à M. T M, à M. P Z, à Mme B Z, à M. Q AI N, à M. G AC, à Mme E AD, à M. J AD et à M. L AD une somme de 4 500 euros chacun. Ces sommes seront assorties des intérêts au taux légal à compter du 13 juillet 2020.

Article 5 : Le centre hospitalier de Bourges versera à Mme H AF Y N, à Mme AG H A, à Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A, à Mme H AF A, à M. O D, à M. C M, à M. T M, à M. P Z, à Mme B Z, à M. Q AI N, à M. G AC, à Mme E AD, à M. J AD, à M. L AD, à M. W D, à M. AA M, à M. P Z et à M. V R une somme globale de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 6 : Les frais et honoraires d'expertise liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros sont mis à la charge du centre hospitalier de Bourges.

Article 7 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme H AF Y N, à Mme AG H A, à Mme H AH A, à Mme S A, à Mme F A, à Mme H AF A, à M. O D, à M. C M, à M. T M, à M. P Z, à Mme B Z, à M. Q AI N, à M. G AC, à Mme E AD, à M. J AD, à M. L AD, à M. W D, à M. AA M, à M. P Z, à M. V R, au centre hospitalier de Bourges et à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher.

Copie en sera adressée, pour information, à l'expert.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023 à laquelle siégeaient :

Mme Rouault-Chalier, présidente,

Mme Bernard, première conseillère,

M. Nehring, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mai 2023.

Le rapporteur,

La présidente,

Virgile U

Patricia ROUAULT-CHALIER

La greffière,

Agnès BRAUD

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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