LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2200481

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2200481

mardi 28 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2200481
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET DUPLANTIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 février 2022, le 6 avril 2022 et le 8 juin 2022, M. N'Diaye, représenté par Me Duplantier, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2021 par lequel la préfète du Loiret a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour mention " salarié " ou " travailleur temporaire, ou à défaut de reprendre l'instruction de son dossier, au besoin sous astreinte de 100 euros par jour de retard à partir d'un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- son recours est recevable ;

- la décision portant refus de séjour est entachée d'erreur de fait quant à la remise en cause de l'authenticité de ses documents d'état civil ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2022, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. N'Diaye ne sont pas fondés.

M. N'Diaye a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les observations de Me Duplantier, représentant M. N'Diaye.

Considérant ce qui suit :

1. M. N'Diaye, de nationalité malienne, né le 10 mai 2003, déclare être entré en France le 23 novembre 2019. Par un jugement du tribunal pour enfants d'Orléans du 25 février 2020, il a été placé auprès de l'aide sociale à l'enfance du département du Loiret jusqu'à sa majorité. A sa majorité, il a sollicité, par courrier du 17 mai 2021, la délivrance d'une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 3 décembre 2021, la préfète du Loiret a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par la présente requête, M. N'Diaye demande l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes de l'article L. 423-22 du CESEDA : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ". Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

3. Il ressort des pièces du dossier que, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. N'Diaye, sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète du Loiret s'est uniquement fondée sur la circonstance que les justificatifs d'état civils produits par M. N'Diaye étaient entachés de fraude. A ce titre, la préfète a produit l'analyse technique effectuée le 19 mars 2020 par les services de la direction interdépartementale de la police aux frontières, lesquels formulent un avis défavorable sur l'authenticité de ces documents aux motifs que le délai légal d'appel de 15 jours entre la date de jugement et la date de transcription sur les registres de l'état civil n'est pas respecté, que le jugement supplétif ayant servi à la délivrance de l'acte de naissance n'est pas présenté et que le n° NINA n'est pas renseigné. Toutefois, cet avis ne comporte aucune conclusion quant au caractère frauduleux des actes produits. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'après évaluation des services départementaux, M. N'Diaye a été placé, par ordonnance de placement provisoire du procureur de la république de Pontoise du 10 février 2020 à l'aide sociale à l'enfance du Loiret et par un jugement en assistance éducative du tribunal pour enfants d'Orléans du 25 février 2020, le juge des enfants l'a confié à l'ASE jusqu'au 10 mai 2021, sans que le juge n'ait ordonné de mesure d'instruction supplémentaire pour établir sa minorité, laquelle n'a jamais été remise en cause. En outre, M. N'Diaye produit un jugement supplétif d'acte de naissance du tribunal civil de grande instance de Bamako du 21 décembre 2021 ainsi qu'un passeport délivré par les autorités maliennes le 23 novembre 2021, lesquels mentionnent la date du 10 mai 2003 comme date de naissance. Compte tenu de ce qui précède, la préfète n'a pu légalement remettre en cause l'authenticité des documents d'état civil produits par le requérant et, par conséquent, refuser de lui délivrer un titre de séjour au motif que le requérant ne justifiait pas de son identité conformément à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

4. Aux termes des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".

5. Il ressort des pièces du dossier que M. N'Diaye, dont l'état civil doit être regardé comme établi ainsi qu'il a été exposé au point 3, a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance à compter du 25 février 2020 soit à l'âge de 17 ans et qu'il a présenté sa demande de titre dans l'année de son dix-huitième anniversaire. Il établit avoir été scolarisé pour l'année 2020/2021 au lycée Voltaire en 2nde générale et technologique. Il ressort des pièces du dossier qu'il est scolarisé pour l'année scolaire 2021/2022 et jusqu'au 31 août 2024 dans une formation en vue de l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) de boulanger au centre de formation des apprentis (CFA) de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat Centre-Val-de-Loire et qu'il a signé un contrat d'apprentissage avec l'entreprise Lunanh : boulangerie " L'Atelier Papilles ", au sein de laquelle il a en outre effectué trois stages en février, juin et août 2021. Il justifie ainsi avoir suivi une formation qualifiante depuis plus de six mois à la date de la décision attaquée, sans que la circonstance que sa formation au CFA ait débuté le 1er novembre 2021 n'ait d'incidence. M. N'Diaye produit également une attestation du 25 janvier 2022 de son patron, propriétaire de la boulangerie L'Atelier Papilles, qui témoigne de son implication dans sa formation et sa présence indispensable au sein de l'entreprise. Par ailleurs, il produit une note sociale du 26 mai 2021 de Mme A, référente éducative de l'unité MNA (mineurs non accompagnés), qui atteste que l'intéressé a un réel désir d'intégration, de sa volonté de participer aux activités proposées, de sa demande durant les vacances scolaires de réaliser des stages pour confirmer son projet professionnel, qu'il fait preuve de beaucoup de motivation pour travailler, et qu'il a un parcours exemplaire d'intégration et d'insertion depuis son arrivée en France. Il justifie également au travers de la production du courrier du département du Loiret du 23 juin 2021, lequel indique que son dossier a été retenu dans le cadre du parcours autonomie réussite insertion, d'un accompagnement et d'une bourse de 400 euros. Enfin, si la préfète fait valoir que le requérant conserve des attaches au Mali et au Niger, cette circonstance ne saurait constituer, en l'absence de toute précision sur la nature de ses liens avec les membres de sa famille, un élément suffisant pour lui refuser le titre de séjour prévu par les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit également être accueilli.

6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision par laquelle la préfète du Loiret a rejeté la demande de titre de séjour de M. N'Diaye doit être annulée. Par voie de conséquence, il y a lieu d'annuler la décision l'obligeant à quitter le territoire français laquelle se trouve, du fait de l'annulation portant refus de séjour, privée de base légale. Il en est de même de la décision fixant le pays de renvoi, laquelle doit être annulée en conséquence de l'annulation de la décision obligeant M. N'Diaye à quitter le territoire.

7. Eu égard à ce qui vient d'être dit aux points 2 à 5, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Loiret de délivrer à M. N'Diaye une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée, la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. N'Diaye, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté préfectoral du 3 décembre 2021 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Loiret de délivrer à M. N'Diaye une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à Me Duplantier la somme de 1 200 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C N'Diaye et à la préfète du Loiret.

Copie en sera adressée pour information au procureur de la République près le Tribunal judiciaire d'Orléans.

Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Quillévéré, président,

Mme Bertrand, première conseillère,

Mme Pajot, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.

La rapporteure,

Anne-Laure B

Le président,

Guy QUILLEVERELa greffière,

Martine DESSOLAS

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions