mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2203239 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | HERVOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 septembre 2022, un mémoire complémentaire, enregistré le 21 décembre 2022, et des pièces complémentaires enregistrées le 12 avril 2023, Mme A C veuve B, représentée par Me Duplantier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel la préfète du Loiret a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa situation personnelle et de l'admettre au séjour dans l'attente, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 300 euros, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en tant qu'il lui a notifié un délai de recours erroné.
En ce qui concerne le refus de renouvellement de son titre de séjour :
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'un vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2023, la préfète du Loiret, représentée par Me Hervois, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D ;
- et les observations de Me Duplantier, représentant Mme C, présente.
La préfète du Loiret n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante arménienne née le 11 juillet 1960, déclare être entrée en France le 1er novembre 2011. Elle a présenté une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 27 avril 2012, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 6 mars 2013. Le 18 novembre 2014 elle a obtenu la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé, renouvelé jusqu'au 31 août 2021. Le 10 août 2021, elle a présenté une demande de renouvellement de ce titre. Par l'arrêté attaqué en date du 29 juillet 2022, la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
2. En premier lieu, Mme C soutient que la notification du délai de recours contentieux qui lui a été adressée est irrégulière dès lors qu'elle mentionne la possibilité de présenter un recours devant le tribunal administratif dans un délai de quinze jours alors que dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui constitue le fondement de l'arrêté, le délai de recours est de trente jours conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du même code. Toutefois, les mentions incomplètes ou erronées figurant dans la notification d'une décision administrative sont seulement susceptibles de rendre inopposables les voies et délais de recours contentieux et sont, par elles-mêmes, sans incidence sur la légalité de cette décision. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté en litige, ni d'aucune pièce du dossier que la préfète du Loiret, qui n'a pas à mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l'intéressée de manière exhaustive, n'aurait pas procédé à un examen sérieux et complet de la situation de Mme C. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
5. Il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que cette décision ne peut avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'intéressé fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou en l'absence de modes de prises en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, sa capacité à bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays de destination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
7. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser de renouveler à Mme C son titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du CESEDA, la préfète du Loiret s'est fondée sur un avis du collège de médecins de l'OFII en date du 2 décembre 2021 qui a considéré que l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais, qu'eu égard à l'offre de soins et au système de santé dans son pays d'origine, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, et enfin qu'au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine. Pour contester cette appréciation, Mme C soutient qu'elle ne peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Elle se prévaut notamment d'un certificat médical du 5 août 2022, d'un rapport de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) sur les traitements médicaux en Arménie, et d'un courrier du service des ressources humaines du ministère du travail et des affaires sociales de la république d'Arménie. Toutefois, et alors que les médecins du collège de l'OFII ont également considéré que l'état de santé en lien avec la pathologie au titre de laquelle elle a bénéficié d'un titre est stable et en rémission, elle n'établit pas, par les éléments qu'elle produit, l'absence d'un traitement des pathologies dont elle est atteinte en Arménie. En outre, s'il met en évidence des difficultés financières d'accès aux médicaments en Arménie et des carences de formation du personnel dans l'accompagnement des patients et dans l'administration d'antidouleurs, le rapport de l'OSAR versé à l'instance, qui est une étude générale sur le système de santé en Arménie, n'est pas suffisant à établir que la requérante ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé alors, au demeurant, qu'elle ne produit aucun élément concernant ses ressources financières. Enfin la requérante n'établit pas son allégation selon laquelle l'Arménie ferait face à des pénuries de médicaments en raison de la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Ainsi, les pièces produites par Mme C ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation selon laquelle elle pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Mme C soutient qu'elle serait présente en France depuis 2011, soit plus de dix ans, et que l'arrêté porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale en raison de la présence en France de son fils E B né le 10 août 1981, de sa belle-fille et de ses petits-enfants, Achot B né le 18 juin 2004 à Erevan, Anahit B née le 24 janvier 2007 à Erevan et Adriana B née le 26 septembre 2012 à Orléans. Elle ajoute que Anahit et Adriana sont scolarisées et qu'elle est particulièrement proche de la benjamine.
10. Toutefois, d'une part aucune précision n'est faite sur la régularité du séjour de son fils, au demeurant majeur et qui a vocation à vivre indépendamment de sa mère, et il n'est aucunement établi que M. E B, sa femme et ses enfants aient vocation à demeurer sur le territoire français. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la requérante, qui n'a été admise au séjour en France que pour un motif non pérenne tiré de son état de santé, ne démontre pas être dépourvue d'attaches familiales en Arménie, où elle a vécu jusqu'à au moins l'âge de 51 ans. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris. Pour les mêmes motifs, l'arrêté n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1. ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. ".
12. Si la requérante soutient que la préfète aurait dû saisir la commission du titre de séjour prévue par les dispositions citées au point précédent, la préfète n'est tenue de saisir la commission du titre de séjour que du cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions permettant d'obtenir ce titre de séjour de plein droit et non du cas de tous les étrangers qui sollicitent la délivrance d'un tel titre. Or, il résulte de ce qui a été dit au point 7 que la requérante ne remplissait pas effectivement les conditions de l'article L. 425-9 du CESEDA. Par ailleurs, s'agissant de la commission saisie en vertu du 4° de l'article L. 432-13 du CESEDA, la préfète n'est tenue de la saisir que lorsqu'elle envisage de refuser une demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C ait saisi la préfète du Loiret d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, mais a seulement demandé le renouvellement de son titre " étranger malade ". Au surplus, ainsi que la préfète l'oppose, l'intéressée qui ne produit aucun élément relatif à l'année 2015 ne justifie pas qu'elle résidait de manière habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision en litige. Dans ces conditions, la préfète du Loiret n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-13 du CESEDA. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.
13. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'établit pas l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire est privée de base légale. Le moyen unique dirigé contre cette décision doit dès lors être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté du 29 juillet 2022 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles qu'elle présente au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C veuve B et à la préfète du Loiret.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Defranc-Dousset, première conseillère,
M. Joos, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
La présidente-rapporteure,
Anne D
L'assesseure la plus ancienne,
Hélène DEFRANC-DOUSSETLa greffière,
Nadine PENNETIER-MOINET
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026