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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2403941

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403941

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403941
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSAADA-DUSART

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces enregistrés le 20 septembre 2024 et le 25 septembre 2024, Mme B A, représentée par Me Saada-Dusart demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 28 août 2024 notifiée le 12 septembre 2024 par laquelle la commission de discipline du Baccalauréat de l'académie d'Orléans-Tours a prononcé à son encontre un blâme avec inscription au livret scolaire, ainsi que l'interdiction de subir tout examen conduisant à l'obtention du baccalauréat ou d'un titre, ou d'un diplôme délivré par un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat pour une durée d'un an avec sursis, cette sanction entraînant la nullité de l'épreuve de philosophie, ensemble la décision du jury du 9 septembre 2024 portant résultats définitifs à l'examen du baccalauréat ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie d'Orléans-Tours de lui délivrer un nouveau relevé de notes, provisoire, lui attribuant notamment la note de 6/20 initialement accordée à l'épreuve de philosophie par le correcteur, et mentionnant son admission au baccalauréat technologique session 2024 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2024, le recteur de l'académie d'Orléans-Tours conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction et au rejet des conclusions présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;

- les autres pièces du dossier ;

- et la requête au fond n° 2403939 présentée par Mme A.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu les observations de Me Saada-Dusart représentant Mme A, présente, qui a pris acte de ce que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont perdu leur objet et maintenu les conclusions présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le recteur de l'académie d'Orléans-Tours n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

2. Il résulte de l'instruction que par décision du 25 septembre 2024 la sanction prononcée par la commission de discipline a été retirée, ce qui a pour conséquence directe d'attribuer à la requérante la note de 6/20 qu'elle avait obtenue à l'épreuve de philosophie du baccalauréat technologique STHR et un relevé de notes en date du 25 septembre 2024 annulant et remplaçant celui émis le 9 septembre 2024 qui indique la décision d'admission du jury. Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction présentées par Mme A ont perdu leur objet et il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros à verser à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête de Mme A.

Article 2 : L'Etat versera à Mme A une somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la ministre de l'éducation nationale.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie d'Orléans-Tours.

Fait à Orléans, le 26 septembre 2024.

La juge des référés,

Anne C

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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