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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2500320

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2500320

lundi 24 février 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2500320
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSELARL BAUR ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°) Par une requête n° 2500320, enregistrée le 25 janvier 2025, un mémoire complémentaire et une pièce, enregistrés les 28 janvier et 7 février 2025, M. B, retenu au centre de rétention administrative d'Olivet puis assigné à résidence, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de cent euros par jour de retard, et de procéder à un nouvel examen de sa situation.

M. A soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- les décisions litigieuses sont entachées d'incompétence ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

* est entachée d'un défaut de motivation ;

* viole son droit à être entendu garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

* viole son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* est entachée d'une " erreur manifeste d'appréciation " au regard de la menace à l'ordre public que constituerait con comportement ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :

* est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

* est insuffisamment motivée ;

* est entachée d'une " erreur manifeste d'appréciation " au regard de la menace à l'ordre public que constituerait son comportement ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard du risque de fuite ;

- la décision fixant le pays de destination :

* est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

* est insuffisamment motivée ;

* viole son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* viole les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

* est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'un délai de départ volontaire ;

* est insuffisamment motivée ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet d'Indre-et-Loire qui n'a pas présenté de mémoire en défense mais qui a communiqué des pièces enregistrées le 29 janvier 2025.

Le centre de rétention administrative d'Olivet a communiqué au Tribunal, le 30 janvier 2025, l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 29 janvier 2025 assignant à résidence M. A.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 21 février 2025, M. B, assigné à résidence, représenté par Me Kanté, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

2) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte fixée à cent euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ou, à défaut de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente " ordonnance " et lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour sous la même astreinte ;

3°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

M. A soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

* est entachée d'incompétence ;

* est insuffisamment motivée ;

* est entachée d'une erreur de droit au regard de sa présence habituelle en France ;

* viole les articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

* viole l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

* viole l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* viole les articles 2 et 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision fixant le pays de destination :

* méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* méconnaît les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :

* est insuffisamment motivée ;

* les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont contraires aux objectifs de la directive " Retour " au regard de la définition du risque de fuite ;

* est entachée d'une erreur de fait ;

* est entachée d'une erreur de droit ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

* est entachée d'incompétence ;

* est insuffisamment motivée ;

* est entachée d'une erreur de droit ;

* est entachée d'une erreur d'appréciation et porte atteinte à son droit au respect de *sa vie privée et familiale ;

* est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de la menace à l'ordre public que constituerait son comportement.

II°) Par une requête n° 2500453, enregistrée le 3 février 2025, et une pièce enregistrée le 7 février 2025, M. B, représenté par Me Kanté, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire l'a assigné à résidence ;

2°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. A soutient que la décision portant assignation à résidence :

* est insuffisamment motivée ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard du risque de fuite.

La requête a été communiquée au préfet d'Indre-et-Loire qui n'a pas présenté de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative dans leur rédaction valable à compter du 15 juillet 2024.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga ;

- et les observations de Me Kanté, représentant M. A, absent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et soutient, en outre, le défaut d'examen à l'encontre de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire.

Le préfet d'Indre-et-Loire n'était ni présent ni représenté.

Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 10h36.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant gabonais, né le 24 avril 1988 à Bikela (République gabonaise), est entré en France le 4 décembre 2023 muni d'un passeport revêtu d'un visa valable du 1er décembre 2023 au 20 janvier 2024 selon ses déclarations. Par arrêté du 24 janvier 2025, le préfet d'Indre-et-Loire a obligé l'intéressé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans. Par arrêté du 29 janvier 2025, la même autorité l'a assigné à résidence. M. A demande au tribunal d'annuler ces arrêtés des 24 et 29 janvier 2025.

Sur la jonction :

2. Les requêtes nos 2500320 et 2500453 présentent à juger à titre principal de la légalité d'une décision d'éloignement prise à l'encontre d'un ressortissant étranger et d'une mesure d'assignation à résidence de l'intéressé en vue de l'exécution de cette décision d'éloignement. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

3. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de M. A, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Il ressort de la copie des décisions contestées contenues dans l'arrêté susvisé du 24 janvier 2025 produite dans la requête un arrêté de sept pages numérotées de 1 à 7. La page " 3/7 " se termine par la mention : " Pour le préfet et par délégation, " sans aucune autre mention ainsi qu'il ressort de l'image ci-après :

. La version de l'arrêté produite par le préfet d'Indre-et-Loire en défense comporte huit pages numérotées de 1 à 8. Les trois premières pages sont exactement les mêmes que celles produites par le requérant. Les pages 4 à 7 de la version produite par le requérant deviennent les pages 5 à 8 de celle produite par le préfet. Quant à la page 4 de la version produite par le préfet, elle ne porte que le tampon du secrétaire général de la préfecture, le nom de ce dernier et la signature de ce dernier ainsi qu'il ressort de l'image ci-après montrant des extraits des pages 3 et 4 :

. Il ressort de l'analyse comparée de ces deux versions qu'elles diffèrent sur la signature de l'auteur de la décision querellée. Alors que la version de l'arrêté produite par le requérant alors qu'il était placé au centre de rétention administrative est nécessairement la version qui lui a été notifiée. Dans ces conditions, le préfet d'Indre-et-Loire, qui n'apporte d'ailleurs aucune explication sur cette différence, ne met pas le juge en état de s'assurer de la réalité de l'auteur de la décision contestée, ainsi que le fait remarquer le conseil du requérant l'audience, en sorte que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision portant obligation de quitter le territoire français attaquée doit être accueilli.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 janvier 2025 par lequel préfet d'Indre-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ainsi que, par voie de conséquence, l'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire l'a assigné à résidence ainsi dépourvu de base légale.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

6. Aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ". Aux termes de l'article L. 911-3 de ce code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles () L. 731-1 et (), et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ". Il appartient au juge, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.

7. Eu égard aux motifs du présent jugement, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français contestée implique que le préfet d'Indre-et-Loire réexamine la situation de M. A et qu'il lui délivre une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait à nouveau statué sur son cas. Il y a lieu de prescrire à cette autorité, ou à tout autre préfet territorialement compétent, d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

8. En deuxième lieu, eu égard aux termes de l'article L. 614-16 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français implique nécessairement qu'il soit mis fin aux mesures de surveillance dont M. A fait l'objet à la date de la notification du dispositif c'est-à-dire à la date de l'audience.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. (). ".

10. Le présent jugement, qui annule l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. A, implique nécessairement que l'administration efface le signalement dont il fait l'objet dans le système d'information Schengen aux fins de non-admission. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de prendre toute mesure propre à mettre fin à ce signalement.

11. Enfin, l'annulation prononcée n'implique aucune autre injonction.

Sur les frais liés au litige :

12. M. A a obtenu, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que M. A soit admis définitivement à l'aide juridictionnelle et Me Kanté, avocat de ce dernier, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à Me Kanté pour l'ensemble des deux affaires. Dans l'hypothèse où M. A ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera versée directement.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle pour les affaires nos 2500320 et 2500453.

Article 2 : L'arrêté du 24 janvier 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans est annulé.

Article 3 : L'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a assigné M. A à résidence est annulé.

Article 4 : Il est enjoint au préfet d'Indre-et-Loire, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.

Article 5 : Il est enjoint au préfet d'Indre-et-Loire, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. A dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour du 24 janvier 2025 ci-dessus annulée.

Article 6 : Il est mis fin aux mesures de surveillance dont fait l'objet M. A.

Article 7 : L'État (préfet d'Indre-et-Loire) versera à Me Kanté, conseil de M. A, une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Kanté renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État. Dans l'hypothèse où M. A ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera versée directement.

Article 8 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 9 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au préfet d'Indre-et-Loire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2025.

Le magistrat désigné,

G. GIRARD-RATRENAHARIMANGA

La greffière,

F. PINGUETLa République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°s 2500320

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