lundi 3 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2501006 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Avocat requérant | HERVET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2025, M. A, représenté par Me Hervet, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler pendant l'instruction de sa demande d'autorisation de travail, assorti d'une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C D en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. Il résulte des pièces du dossier, M. A, ressortissant sénégalais, né le 26 août 2000 à Dakar (République du Sénégal), entré en France le 23 septembre 2020, a sollicité le 6 décembre 2024 un titre de séjour par la voie du changement de statut mention " salarié " auprès des services préfectoraux. Par ailleurs, selon le dernier état de ses écritures, une demande d'autorisation de travail a été déposée le 2 décembre 2024 par son employeur. Cette dernière a été clôturée en raison de l'absence de réponse à une demande de complément d'information. Par suite, dans une lettre du 10 février 2025, la préfète du Loiret a rejeté l'enregistrement de sa demande faute de disposer des éléments nécessaires à son instruction, notamment l'autorisation de travail, des éléments justifiant le maintien du contrat de travail. Si M. A soutient que sa demande de changement de statut présente un caractère urgent en raison de l'irrégularité de son séjour, la condition d'urgence n'est toutefois pas remplie dès lors qu'il s'est lui-même placé dans cette situation en ne fournissant pas les documents requis dans les délais impartis pour l'examen de sa demande d'autorisation de travail. De plus, la préfète du Loiret, dans une lettre du 10 février 2025, a rejeté l'enregistrement de sa demande et l'a invité à déposer une nouvelle demande de titre de séjour, à condition de fournir les éléments nécessaires à son instruction. Par suite, sa demande de délivrance d'un récépissé de titre de séjour l'autorisant à travailler, qui n'est à remettre que lorsque le dossier est complet, est dépourvue d'utilité. Dans ces conditions, la requête de M. A doit dès lors être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Loiret.
Fait à Orléans, le 3 mars 2025.
Le juge des référés,
G. D
La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.