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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600073

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600073

jeudi 29 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600073
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMUKENDI NDONKI

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet d'Eure-et-Loir avait, en cours d'instance, décidé de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête ont perdu leur objet, et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Mukendi Ndonki, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet d’Eure-et-Loir sur son recours gracieux formé à l’encontre de la décision du 16 juin 2025 rejetant sa demande de titre de séjour pour incomplétude ;

2°) d’enjoindre au préfet d’Eure-et-Loir de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour d’une durée de six mois, ou un récépissé constatant le dépôt de sa demande, dans un délai de huit jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard et de procéder au réexamen de sa demande dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier enregistré le 23 janvier 2026, le préfet d’Eure-et-Loir a informé le tribunal de ce qu’il a décidé de procéder au réexamen de la situation du requérant et de lui attribuer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, qu’un courrier a été transmis à celui-ci afin de l'en informer et qu’il a été invité à se présenter en préfecture le mardi 3 février 2026 pour la remise dudit document.

Par un mémoire enregistré le 28 janvier 2026, M. A... B... conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de sa requête et maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.



Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- et la requête au fond n° 2600095 présentée par M. B....

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Lefebvre-Soppelsa pour statuer sur les demandes de référés.

L’affaire a été radiée du rôle de l’audience publique du 29 janvier 2026.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction :

1. Il résulte de l’instruction que le 23 janvier 2026 le préfet d’Eure-et-Loir qui a décidé de procéder au réexamen de la situation du requérant et de lui attribuer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, lui a transmis un courrier afin de l'en informer et l’a invité à se présenter en préfecture le mardi 3 février 2026 pour la remise dudit document. Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de la requête ont perdu leur objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Sur les frais liés au litige :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. A... B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction présentées par M. B....

Article 2 : l’Etat versera à M. B... une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet d’Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 29 janvier 2026.

La juge des référés,



Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne au préfet d’Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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