jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2200932 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GABON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 avril 2022, Mme A B, représentée par Me Gabon, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 30 décembre 2021 par lequel le préfet de la Marne a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé, faute d'avoir évoqué sa situation médicale et personnelle et sa situation au regard de l'accord franco-congolais ;
- il est entaché d'un vice de procédure faute pour le préfet de l'avoir entendu en application de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- il est entaché d'un autre vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que les règles de consultation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ont été respectées, ni que l'avis de ce collège est suffisamment précis au regard des dispositions applicables, ni qu'il comporte une signature lisible des médecins concernés, et qu'elle n'a pas pu être assistée de la personne de son choix en méconnaissance de l'article 11 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- la décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'avis rendu ne pre´cise pas si une prise en charge me´dicale est ne´cessaire, si son de´faut peut entrai^ner des conse´quences d'une exceptionnelle gravite´ et si le traitement peut e^tre assure´ dans le pays d'origine, ni n'indique quelle est la dure´e pre´visible du traitement ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru lié par cet avis ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation personnelle ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de fait au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur de droit et de fait dès lors que le préfet n'a pas recherché si elle avait une possibilité d'obtenir des soins appropriés dans son pays d'origine alors que la preuve d'une telle impossibilité est rapportée par les pièces médicales produites ;
- l'arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination est entaché d'erreur de droit et de fait compte tenu de son état de santé et de sa situation personnelle ;
- il l'expose à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de la Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 mars 2022 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Herzog, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante congolaise née le 8 juillet 1986, est entrée en France le 3 décembre 2016 munie d'un visa de court séjour valable jusqu'au 13 décembre suivant et s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français pendant trois ans. Un titre de séjour puis une carte de séjour temporaire pour raisons de santé lui ont été délivrés pour une durée d'un an puis pour une période de six mois à compter du 27 décembre 2019. Le 5 juillet 2021, Mme B a sollicité le renouvellement de son titre de séjour pour étranger malade sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 30 décembre 2021 dont elle demande l'annulation, le préfet de la Marne a refusé de faire droit à sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de son éloignement.
2. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne est inopérant.
3. L'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il est, dès lors, suffisamment motivé. Il ne résulte ni de cette motivation, ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Marne aurait négligé de procéder à un examen approfondi de la situation personnelle de Mme B. En outre, contrairement à ce qu'elle soutient, sa situation a été analysée à l'aune de la convention du 31 juillet 1993 entre la République française et la République du Congo.
4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article R. 313-22 du même code : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Aux termes de l'article R. 313-23 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa de l'article R. 313-22. () / Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () / Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / () / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. () / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ".
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que, dans le cadre de l'instruction de la demande de titre de séjour de Mme B, le préfet de la Marne a consulté le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qui s'est prononcé le 3 novembre 2021 par un avis qui porte le nom des trois médecins composant le collège et celui du médecin rapporteur, lequel ne siégeait pas au sein du collège. L'avis comporte l'ensemble des précisions requises par l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La procédure prévue par les dispositions citées au point précédent a donc été respectée. Au demeurant, la requérante, qui soutenait dans sa requête introductive d'instance que la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII avait été irrégulière, n'a ni repris ni précisé son moyen après avoir reçu communication des justificatifs produits par l'administration. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier, en particulier des mentions figurant sur l'avis de ce collège, que Mme B aurait été convoquée à une expertise médicale devant le collège de médecins de l'OFII dans le cadre de l'instruction de sa demande. Elle ne peut donc pas utilement se plaindre, à ce titre, de n'avoir pu se faire assister d'une personne de son choix en méconnaissance de l'article 11 de l'arrêté du 27 de´cembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats me´dicaux, rapports me´dicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entre´e et du se´jour des e´trangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de la consultation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à le supposer maintenu, doit être écarté dans toutes ses branches.
6. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Marne se serait estimé lié par l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII.
7. Enfin, par son avis du 3 novembre 2021, le collège de médecins de l'OFII a indiqué que l'état de santé de Mme B, qui a terminé le traitement de sa tuberculose ganglionnaire intrathoracique et dont l'évolution est favorable sans syndrome inflammatoire, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il a également précisé que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers le pays d'origine. Mme B ne produit aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation du collège de médecins de l'OFII sur ce point. Dès lors, en rejetant la demande de titre de séjour présentée par la requérante sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, citées au point 4, le préfet de la Marne n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard de ces dispositions. Pour les mêmes motifs, l'obligation faite à Mme B de quitter le territoire français ne méconnaît pas les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du même code. Le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de droit et de fait dès lors que le préfet n'aurait pas recherché si elle avait une possibilité d'obtenir des soins appropriés dans son pays d'origine alors que la preuve d'une telle impossibilité est rapportée par les pièces médicales produites ne peut qu'être écarté alors que le préfet de la Marne a considéré que le défaut de prise en charge médicale de l'affection de l'intéressée ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité.
8. Mme B, qui est âgée de 36 ans, est entrée assez récemment en France, le 3 décembre 2016. Elle se prévaut de la présence et de la scolarisation de son fils unique en France ainsi que de la présence de ses frères et sœurs et de sa mère en France. Toutefois, elle est célibataire et n'apporte aucun élément justifiant de l'impossibilité pour son fils de poursuivre sa scolarité au Congo. De même, elle ne justifie pas de l'intensité de sa relation avec ses frères et sœurs ou avec sa mère, ni que sa présence leur soit nécessaire ou que la leur lui soit indispensable. De plus, elle n'apporte pas de preuve d'une intégration forte en France. A cet égard, elle se borne à faire état de missions d'intérim ponctuelles en 2021 et ne justifie d'aucun revenu en 2020. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté en litige porte une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
9. Compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, Mme B ne faisant état d'aucun motif exceptionnel et d'aucune considération humanitaire de nature à justifier sa régularisation, le préfet n'a donc pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ce qui concerne les conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressée.
10. Lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Or, si les dispositions de l'article L. 435-1 du même code permettent à l'administration de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à un étranger pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, il ressort des termes mêmes de cet article, et notamment de ce qu'il appartient à l'étranger de faire valoir les motifs exceptionnels justifiant que lui soit octroyé un titre de séjour, que le législateur n'a pas entendu déroger à cette règle ni imposer à l'administration, saisie d'une demande d'une carte de séjour, quel qu'en soit le fondement, d'examiner d'office si l'étranger remplit les conditions prévues par cet article. Il en résulte qu'un étranger ne peut pas utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre d'un refus opposé à une demande de titre de séjour qui n'a pas été présentée sur le fondement de cet article. Par suite, en l'espèce, le moyen soulevé par Mme B à ce titre doit être écarté comme inopérant.
11. La requérante n'établit pas que l'arrêté attaqué, en tant qu'il désigne le Congo comme pays de destination de son éloignement, l'expose à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu notamment de ce qui a été dit au point 7.
12. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 7 à 8, l'arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination n'est pas entaché d'erreur de droit ou de fait au regard de son état de santé et de sa situation personnelle.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées, de même que la demande présentée par son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de la Marne.
Délibéré après l'audience du 24 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
M. Maleyre, premier conseiller,
M. Herzog, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé
I. HERZOGLe président,
Signé
P. CRISTILLE
Le greffier,
Signé
A. PICOT
N°2200932
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026