vendredi 10 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2006093 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 31 août 2020 sous le numéro 2006093, M. B D, représenté par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2013, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucune proposition de rectification et n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'imposition en litige a été mise en recouvrement après l'expiration du délai de reprise ;
- l'assiette retenue par l'administration fiscale ne correspond pas à ses revenus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 22 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 mars 2022.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Lille en date du 26 octobre 2020.
II. Par une requête, enregistrée le 31 août 2020 sous le numéro 2006094, M. B D, représenté par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2013, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucune proposition de rectification et n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'imposition en litige a été mise en recouvrement après l'expiration du délai de reprise ;
- l'assiette retenue par l'administration fiscale ne correspond pas à ses revenus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 22 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 mars 2022.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Lille en date du 26 octobre 2020.
III. Par une requête, enregistrée le 31 août 2020 sous le numéro 2006095, M. B D, représenté par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucune proposition de rectification et n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'imposition en litige a été mise en recouvrement après l'expiration du délai de reprise ;
- l'assiette retenue par l'administration fiscale ne correspond pas à ses revenus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 22 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 mars 2022.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Lille en date du 26 octobre 2020.
IV. Par une requête, enregistrée le 12 mars 2021 sous le numéro 2101870, M. B D, représenté par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2016, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucune proposition de rectification et n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'imposition en litige a été mise en recouvrement après l'expiration du délai de reprise ;
- l'assiette retenue par l'administration fiscale ne correspond pas à ses revenus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Lille en date du 7 juin 2021.
V. Par une requête, enregistrée le 12 mars 2021 sous le numéro 2101912, M. B D, représenté par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2016, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucune proposition de rectification et n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'imposition en litige a été mise en recouvrement après l'expiration du délai de reprise ;
- l'assiette retenue par l'administration fiscale ne correspond pas à ses revenus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Lille en date du 7 juin 2021.
VI. Par une requête, enregistrée le 12 mars 2021 sous le numéro 2101915, M. B D, représenté par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation primitive d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2015, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucune proposition de rectification et n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'imposition en litige a été mise en recouvrement après l'expiration du délai de reprise ;
- l'assiette retenue par l'administration fiscale ne correspond pas à ses revenus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Lille en date du 7 juin 2021.
VII. Par une requête, enregistrée le 12 mars 2021 sous le numéro 2101918, M. B D, représenté par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2015, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucune proposition de rectification et n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations, en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- l'imposition en litige a été mise en recouvrement après l'expiration du délai de reprise ;
- l'assiette retenue par l'administration fiscale ne correspond pas à ses revenus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Lille en date du 7 juin 2021.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Quint, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. D a fait l'objet d'un contrôle sur pièces à l'issue duquel le service vérificateur a évalué d'office ses bénéfices non commerciaux des années 2013 à 2016, en application de l'article L. 73 du livre des procédures fiscales, et l'a assujetti à des cotisations primitives d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de ces années. Par sept requêtes qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un jugement unique, il demande au tribunal de prononcer la décharge de ces impositions, ainsi que des pénalités correspondantes.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / () ".
3. Il résulte de l'instruction que la notification des bases imposables du 29 juillet 2019 a été envoyée à M. D à l'adresse du centre pénitentiaire de Longuenesse, où il était alors incarcéré, par courrier recommandé avec demande d'avis de réception. Le pli a été présenté le 3 août 2019 et distribué le 6 août 2019. Par un courrier du 8 août 2019, M. D a informé le vérificateur qu'il avait reçu cette notification, tout en faisant valoir son insolvabilité et en confirmant l'exactitude de l'adresse utilisée par le service. Dans ces conditions, le requérant n'est en tout état de cause pas fondé à soutenir qu'en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, il n'a reçu aucune proposition de rectification et qu'il n'a dès lors pas été mis en mesure de présenter des observations sur les rectifications envisagées.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " Pour l'impôt sur le revenu (), le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due. / () / Par exception aux dispositions du premier alinéa, le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la dixième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due, lorsque le contribuable exerce une activité occulte. L'activité occulte est réputée exercée lorsque le contribuable n'a pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'il est tenu de souscrire et soit n'a pas fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe du tribunal de commerce, soit s'est livré à une activité illicite. / () ".
5. Il résulte de l'instruction, et notamment de la notification des bases imposables du 29 juillet 2019, que, par un jugement du 21 novembre 2017, le Tribunal de grande instance de Lille statuant en matière correctionnelle a condamné M. D à une peine de cinq ans d'emprisonnement pour vol en récidive, tentative et escroquerie en récidive et usage de chèques contrefaits ou falsifiés au cours des années 2013 à 2016. Il est constant que M. D, qui ne soutient pas qu'il a commis une erreur justifiant qu'il ne se soit acquitté d'aucune de ses obligations déclaratives, n'a pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'il était tenu de souscrire au titre de cette activité illicite, en méconnaissance de l'article 97 du code général des impôts. M. D a ainsi exercé une activité occulte au cours des années 2013 à 2016. Le délai de reprise dont disposait l'administration fiscale, conformément à l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, n'avait dès lors pas expiré les 31 décembre 2019 et 31 décembre 2020, dates de mise en recouvrement des impositions en litige. Le moyen tiré de la prescription du droit de reprise doit, par suite, être écarté.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office, la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ". Aux termes de l'article R. 193-1 de ce livre : " Dans le cas prévu à l'article L. 193 le contribuable peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition mise à sa charge en démontrant son caractère exagéré ". Conformément à ces dispositions, il appartient à M. de Raucourt-Nowakowski, qui a fait l'objet d'une procédure d'évaluation d'office, sur le fondement de l'article L. 73 du livre des procédures fiscales, d'apporter la preuve de l'exagération des bases d'imposition retenues par le service.
7. Si M. D soutient, sans assortir son moyen de précisions suffisantes, que les sommes à raison desquelles il a été assujetti aux impositions en litige " ne correspond[ent] pas [à ses] revenus ", il ne verse aucune pièce au dossier au soutien de ses allégations et il n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, du mal-fondé de ces impositions.
8. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est fondé à demander la décharge ni des cotisations primitives d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013, 2015 et 2016, ni des cotisations primitives de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014. Ses conclusions à fin de décharge de ces impositions, ainsi que des pénalités correspondantes, doivent, par suite, être rejetées, ainsi que celles qu'il a présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.
DÉCIDE :
Article 1er : Les requêtes de M. D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Benjamin Marcilly et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Paganel, président de la formation de jugement,
- M. Lemaire, président,
- Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2023.
Le rapporteur,
Signé
O. ALe président,
Signé
M. C
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2006093, 2006094, 2006095, 2101870, 2101912, 2101915, 2101918
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026