jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2101159 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET GRIMALDI-MOLINA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 février 2021 et 27 juin 2022, M. A B, représenté par Me Grimaldi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions en date des 5 novembre 2020 et 30 novembre 2021 par lesquelles la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales lui a refusé le bénéfice de la majoration de la durée d'assurance au titre de la catégorie " active " ;
2°) d'enjoindre à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales de lui accorder le bénéfice de tous les avantages de la catégorie " active " et notamment de la majoration de la durée d'assurance à la date de la liquidation de ses droits à pension, soit dès le 1er janvier 2022, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable, les actes attaqués constituant des décisions lui faisant grief ;
- il a opté le 18 juin 2013 pour son maintien dans le corps des cadres de santé régi par le décret n° 2001-1375 du 31 décembre 2001 ;
- les surveillants des services médicaux reclassés dans le corps des cadres de santé en 2002 peuvent demander à conserver à titre personnel la limite d'âge de catégorie " active " jusqu'à la veille de cette limite d'âge en application des dispositions de l'article 1-2 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 pour demander à titre individuel le bénéfice de la limite d'âge des surveillants des services médicaux, emploi classé dans la catégorie " active " ;
- la décision de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales a été prise en méconnaissance de la circulaire DGOS/RH4/DGCS n° 2013-41 du 5 février 2013, relative à la mise en œuvre du nouveau statut des cadres de santé paramédicaux de la fonction publique hospitalière qui prévoyait le maintien de la majoration de la durée d'assurance dès lors que le cadre de santé optait pour le maintien dans leur corps régi par le décret du 31 décembre 2001, avec conservation du droit à se prévaloir des durées de services actifs permettant un départ anticipé à la retraite ;
- le classement en catégorie A du corps des surveillants-chef des services médicaux qu'il a intégré au 1er octobre 1999, ne signifie pas qu'il relevait d'une catégorie " sédentaire ", d'autant qu'il a continué à exercer, au sein ou en soutien des unités fonctionnelles, des missions relevant des surveillants et cadres de santé ;
- il a exercé son droit d'option sur la base d'une information fournie par la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, dans le cadre de son droit à l'information retraite, selon laquelle il bénéficierait d'une majoration de sa durée d'assurance ;
- la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales a corrigé l'information donnée en publiant une documentation juridique le 22 septembre 2016, après l'expiration du droit d'option ;
- la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales n'a pas respecté son obligation légale d'information.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 novembre 2021 et 13 septembre 2022, la Caisse des dépôts conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation sont irrecevables, les actes attaqués étant purement informatifs et seul le brevet de pension portant liquidation définitive des droits de pension pouvant être contesté ;
- le délai de recours pour contester le brevet de pension qui lui a été notifié le 30 décembre 2021 est expiré ;
- le requérant a perdu le bénéfice de la catégorie " active " le 1er octobre 1999 en étant nommé surveillant chef des services médicaux dans le corps des cadres supérieurs de santé, les emplois d'encadrement, en tant qu'ils ne comportent pas de risques particuliers ou de fatigues exceptionnelles au sens de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires, n'étant pas visés par l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969 et relevant de la catégorie " sédentaire " ;
- le requérant ne terminant pas sa carrière en détenant un grade dont les fonctions sont classées en catégorie " active ", il ne remplit pas l'une des trois conditions prévues par les dispositions du III de l'article 21-III du décret du 26 décembre 2003 pour bénéficier d'une majoration de la durée d'assurance ;
- le requérant ne peut être regardé comme ayant conservé au sens de l'article 1er-2 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 la limite d'âge de la catégorie " active " puisqu'il n'était plus éligible à cette catégorie lors de son intégration ;
- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 23 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 octobre 2022.
Un mémoire, présenté pour M. B, a été enregistré le 12 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 ;
- la loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010 ;
- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;
- le décret n° 2012-1466 du 26 décembre 2012 ;
- l'arrêté du 12 novembre 1969 relatif au classement des emplois des agents des collectivités locales en catégories A et B ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Courtois,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, infirmier cadre supérieur de santé, a été admis à la retraite à compter du 1er janvier 2022, par une décision du directeur du centre hospitalier de Lens en date du 28 avril 2021. Il a demandé à deux reprises à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) de bénéficier de la majoration de la durée d'assurance prévue à l'article 21 du décret du 23 décembre 2003, relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, laquelle lui a répondu qu'il ne remplissait pas les conditions pour y prétendre, par courriers en date des 5 novembre 2020 et 30 novembre 2021. M. B demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 25 du décret du 26 décembre 2003, relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales : " () / III - () / 1° Les emplois classés dans la catégorie active sont déterminés par des arrêtés conjoints des ministres chargés de la sécurité sociale, des collectivités territoriales, de la santé et du budget, après avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale ou hospitalière selon les cas. / Les fonctionnaires titulaires appartenant à un cadre d'emploi et nommés à l'un des emplois classés en catégorie active bénéficient de ce classement à compter de leur affectation. / () ". Il résulte des dispositions de l'arrêté du 12 novembre 1969 relatif au classement des emplois des agents des collectivités locales en catégories A et B que les emplois de surveillants et surveillantes des services médicaux, infirmiers et infirmières spécialisés dont l'emploi comporte un contact direct et permanent avec les malades bénéficient du classement en catégorie B dite " active ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 6 octobre 1999, le directeur du centre hospitalier de Lens a nommé M. B, alors infirmier surveillant des services médicaux, infirmier surveillant chef stagiaire à compter du 1er octobre 1999. L'emploi de surveillant chef des services médicaux n'étant pas repris par les dispositions précitées de l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969 comme un emploi de catégorie B dite " active ", il doit être regardé comme un emploi de catégorie A dite " sédentaire ". Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'emploi de surveillant chef des services médicaux est un emploi de catégorie " active ".
4. En deuxième lieu, en vertu de l'article 1-2 de la loi du 13 septembre 1984, en vigueur entre le 1er janvier 2004 et le 1er mars 2022, les fonctionnaires intégrés, à la suite d'une réforme statutaire, dans un corps dont la limite d'âge est fixée à soixante-cinq ans ou, depuis le 1er juillet 2011, conformément aux dispositions du premier alinéa de l'article 1er de cette loi, après avoir accompli au moins quinze ans de services dans un emploi classé dans la catégorie " active ", conservent sur leur demande et à titre individuel le bénéfice de la limite d'âge de cet emploi.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui exerçait ses fonctions au grade de surveillant-chef des services médicaux, emploi de catégorie A depuis le 1er janvier 1999, a été reclassé, à la suite d'une réforme statutaire, à compter du 1er janvier 2002 dans le corps des cadres supérieurs de santé par une décision du directeur du centre hospitalier de Lens en date du 25 octobre 2002. Ainsi, au regard de ce qui a été dit au point 3, M. B occupait, avant son reclassement dans le corps des cadres supérieurs de santé et avant l'entrée en vigueur des dispositions précitées de l'article 1-2 de la loi du 13 septembre 1984 susvisée, un grade de catégorie " sédentaire ". Dans ces conditions, il n'a pas conservé le bénéfice de la limite d'âge de l'emploi d'infirmier de secteur psychiatrique dans la catégorie " active ". M. B n'est dès lors pas fondé à soutenir qu'il peut demander à conserver à titre personnel la limite d'âge de catégorie " active ", jusqu'à la veille de cette limite d'âge, en application des dispositions de l'article 1-2 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 37 de la loi du 5 juillet 2010, relative à la rénovation du dialogue social et comportant diverses dispositions relatives à la fonction publique : " I. ' La limite d'âge des fonctionnaires régis par les statuts particuliers () du corps des cadres de santé, créés à compter de la date de publication de la présente loi, est fixée à soixante-sept ans. () / II. ' Les fonctionnaires qui relèvent, à la date de création des corps et cadres d'emplois mentionnés au I du présent article, des corps et cadres d'emplois d'infirmiers et de personnels paramédicaux dont les emplois sont classés dans la catégorie active prévue au 1° du I de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ainsi que les fonctionnaires qui relèvent à la même date du corps des cadres de santé et des autres corps ou cadres d'emplois de personnels paramédicaux et qui ont occupé des emplois ainsi classés, peuvent, dans des conditions définies par les statuts particuliers des corps et cadres d'emplois, opter individuellement soit en faveur du maintien dans leurs corps ou cadres d'emplois associé à la conservation des droits liés au classement dans la catégorie active, soit en faveur d'une intégration dans les corps et cadres d'emplois mentionnés au I du présent article. / () ".
7. Il ressort de ce qui a été dit au point 5 que la circonstance que M. B ait opté le 18 juin 2013 pour son maintien dans le corps des cadres de santé régi par le décret du 31 décembre 2001 portant statut particulier du corps des cadres de santé de la fonction publique hospitalière n'est pas de nature à lui permettre de bénéficier de la limite d'âge de son emploi d'infirmier de secteur psychiatrique, dans la catégorie " active ", qu'il n'avait pas conservée lors de son reclassement dans le corps des cadres de santé le 25 octobre 2002.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 21 du décret du 26 décembre 2003 susvisé : " () / III. - Les fonctionnaires relevant de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, dont la limite d'âge est fixée à soixante-deux ans et qui réunissent les conditions prévues au I de l'article 25 du présent décret à compter de l'année 2008, bénéficient d'une majoration de la durée d'assurance mentionnée à l'article 20 fixée à quatre trimestres par période de dix années de services effectifs ". Aux termes de l'article 1er de la loi du 13 septembre 1984, relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public, dans sa rédaction applicable au litige : " Sous réserve des reculs de limite d'âge pouvant résulter des textes applicables à l'ensemble des agents de l'Etat, la limite d'âge des fonctionnaires civils de l'Etat est fixée à soixante-sept ans lorsqu'elle était, avant l'intervention de la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites, fixée à soixante-cinq ans. / () ". Si aucune limite d'âge n'est déterminée par le statut particulier du cadre d'emplois auquel appartient un agent de la fonction publique hospitalière, la limite d'âge qui lui est applicable est celle que ne peuvent pas dépasser les agents de la fonction publique hospitalière occupant les emplois classés dans la même catégorie que l'emploi qu'il occupe, à savoir : soit la catégorie A (catégorie dite " sédentaire "), soit la catégorie B (catégorie dite " active "), au sens de l'article 1er de la loi du 18 août 1936 concernant les mises à la retraite par ancienneté.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B, ayant opté pour son maintien dans le corps des cadres de santé régi par le décret du 31 décembre 2001 susvisé, lequel ne détermine aucune limite d'âge, sans avoir pu conserver la limite d'âge des emplois de catégorie B, doit être regardé comme étant un fonctionnaire dont la limite d'âge est fixée à soixante-sept ans, conformément aux dispositions précitées de l'article 1er de la loi du 13 septembre 1984 susvisée. Dans ces circonstances, il ne remplit pas la condition d'avoir une limite d'âge fixée à soixante-deux ans. Dès lors, les conditions prévues à l'article 21 du décret du 26 décembre 2003 susvisé pour bénéficier de la majoration de la durée d'assurance étant par ailleurs cumulatives, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il peut prétendre au bénéfice de cette majoration d'assurance sur le fondement de ces dispositions réglementaires.
10. En cinquième lieu, M. B ne peut en tout état de cause se prévaloir des dispositions de la circulaire n° DGOS/RH4/DGCS/2013/41 du 5 février 2013, relative à la mise en œuvre du nouveau statut des cadres de santé paramédicaux de la fonction publique hospitalière, laquelle précise d'ailleurs seulement que le maintien dans le corps régi par le décret n° 2001-1375 du 31 décembre 2001 modifié permet de conserver le droit de se prévaloir des périodes de services actifs permettant un départ anticipé en retraite, cette circulaire étant dépourvue de tout caractère impératif et ne constituant pas des lignes directrices.
11. En dernier lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir de ce que, dans le cadre de son droit à l'information retraite, la CNRACL lui avait indiqué qu'il pourrait bénéficier de la majoration d'assurance avant de publier une information contraire sur son site internet après l'expiration du délai d'option, et soutenir qu'elle a méconnu son obligation légale d'information.
12. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la Caisse des dépôts, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions en date des 5 novembre 2020 et 30 novembre 2021 par lesquelles la CNRACL lui a refusé le bénéfice de la majoration de la durée d'assurance au titre de la catégorie " active ". Par suite, les conclusions à fin d'annulation de M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la Caisse des dépôts, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que M. B demande au titre des frais qu'il a exposés.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Caisse des dépôts.
Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère.
- Mme Jaur, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
La rapporteure,
Signé
C. COURTOISLe président,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026