LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2101835

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2101835

jeudi 6 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2101835
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantGUILLOU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 mars 2021, 18 mai 2021, celui-ci n'ayant pas été communiqué, et 8 juin 2021, la société française du radiotéléphone, représentée par Me Guillou, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Lannoy a implicitement refusé de lui délivrer un certificat de non-opposition à la déclaration préalable déposée le 13 octobre 2020 en vue de la réalisation d'une antenne relais sur une parcelle sise 2 résidence les Croisiers, section cadastrée AB n° 719 ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Lannoy de lui délivrer le certificat de non-opposition sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Lannoy la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- une médiation ne présente pas d'utilité en l'espèce ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle est bénéficiaire d'une décision tacite de non-opposition depuis le 14 décembre 2020 et que le maire a compétence liée pour lui délivrer le certificat sollicité.

Par des mémoires enregistrés les 29 avril et 28 juin 2021, la commune de Lannoy conclut à ce que le tribunal ordonne une médiation entre les parties.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grard,

- et les conclusions de M. Babski, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par sa requête, la société française du radiotéléphone (SFR) demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Lannoy a implicitement refusé de lui délivrer un certificat de non-opposition à la déclaration préalable de travaux déposée le 13 octobre 2020 en vue de l'installation d'une antenne relais sur un terrain sis 2 résidence " Les Croisiers ", parcelle cadastrée section AB n° 719.

Sur la demande de médiation :

2. Aux termes de l'article L. 213-7 du code de justice administrative : " Lorsqu'un tribunal administratif ou une cour administrative d'appel est saisi d'un litige, le président de la formation de jugement peut, après avoir obtenu l'accord des parties, ordonner une médiation pour tenter de parvenir à un accord entre celles-ci ".

3. En l'espèce, la commune de Lannoy demande au tribunal d'ordonner une médiation entre les parties. Toutefois, la société requérante a opposé un refus à cette demande de médiation. Par suite, à défaut d'accord entre les parties, les conclusions aux fins de médiation de la commune ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. D'une part, aux termes de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable ; () ". Aux termes de l'article R. 423-23 de ce code : " Le délai d'instruction de droit commun est de : a) Un mois pour les déclarations préalables ; () ".

5. D'autre part, aux termes de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de () non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit. () ".

6. En raison du silence gardé par le maire de la commune de Lannoy sur le dossier de déclaration préalable déposé le 13 octobre 2020 concernant le projet de la société requérante, dont il ne ressort pas des pièces du dossier que le délai d'instruction d'un mois a été prolongé, une décision tacite de non-opposition est intervenue le 14 novembre 2020. Le 21 décembre 2020, la société requérante a sollicité la délivrance d'un certificat de non-opposition. Cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Dès lors qu'en application des dispositions citées au point 2, la société pétitionnaire était titulaire d'une décision tacite de non-opposition, le maire de la commune de Lannoy était tenu de délivrer un certificat de non-opposition. Par suite, la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme.

7. Il résulte de ce qui précède que la société SFR est fondée à demander l'annulation de la décision implicite du maire de la commune de Lannoy rejetant sa demande du 21 décembre 2020 de délivrance d'un certificat de non-opposition concernant la déclaration préalable portant sur l'installation d'une antenne relais sur un terrain sis 2 résidence " Les Croisiers ", parcelle cadastrée section AB n° 719. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, l'autre moyen invoqué n'est pas susceptible, en l'état du dossier, de fonder cette annulation.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

8. Dès lors que la société SFR est titulaire d'une décision tacite de non-opposition depuis le 14 novembre 2020, le présent jugement implique qu'il soit enjoint au maire de la commune de Lannoy de lui délivrer un certificat de non-opposition, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Lannoy une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société SFR et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision par laquelle le maire de la commune de Lannoy a implicitement rejeté la demande du 21 décembre 2020 de la société SFR tendant à la délivrance d'un certificat de non-opposition concernant la déclaration préalable portant sur l'installation d'une antenne relais sur un terrain sis 2 résidence " Les Croisiers ", parcelle cadastrée section AB n° 719 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Lannoy de délivrer à la société SFR un certificat de non-opposition tacite dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Lannoy versera à la société SFR une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de la commune de Lannoy tendant à ce que le tribunal ordonne une médiation sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société française de radiotéléphonie et à la commune de Lannoy.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Chevaldonnet, président,

- Mme Grard, première conseillère,

- M. Liénard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2023.

La rapporteure,

Signé

E. GRARD

Le président,

Signé

B. CHEVALDONNET

La greffière,

Signé

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions