vendredi 28 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2202933 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SEBBANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 avril 2022 et 13 juillet 2022, M. E A, représenté par Me Sebbane, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du préfet du Nord du 1er mars 2022 par lequel le préfet du Nord lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jour et a fixé son pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le même délai et sous la même astreinte ou, à titre infiniment subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Sebbane, avocat de M. A, de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A soutient que :
En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
- le préfet n'établit pas le caractère collégial de l'avis émis le 15 juillet 2021 par les trois médecins de l'Office français d'immigration et d'intégration (OFII) dont la compétence n'est en outre pas établie ;
- cette décision méconnaît les stipulations du 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien ainsi que les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- le préfet n'établit pas le caractère collégial de l'avis émis le 15 juillet 2021 par les trois médecins de l'Office français d'immigration et d'intégration (OFII) ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice par l'autorité préfectorale de son pouvoir de régularisation dès lors que le préfet, en lui délivrant des autorisations provisoires de séjour postérieurement à l'avis rendu par le collège de médecins de l'OFII a reconnu la gravité de l'état de santé de son deuxième enfant et l'impossibilité pour ce dernier de bénéficier en Algérie d'un traitement approprié et d'y avoir un accès effectif ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à l'Office français pour l'immigration et l'intégration qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 22 septembre 2022, le clôture de l'instruction a été fixée au 7 octobre 2022.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord du 27 décembre 1968 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne relatif aux conditions de circulation, d'emploi et de séjour des ressortissants algériens et de leurs familles modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté interministériel du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 5 juin 1973 à Mostaganem (Algérie), est entré en France le 18 mars 2017, accompagné de deux de ses enfants nés en Algérie les 9 mai 2010 et 20 juillet 2014, sous couvert de son passeport revêtu d'un visa de court séjour valable du 11 décembre 2016 au 8 juin 2017 l'autorisant à séjourner en France pour une durée de 90 jours. Il a sollicité, le 24 juillet 2018, la délivrance d'une autorisation provisoire en qualité de parent d'un enfant malade en faisant valoir la pathologie de son deuxième fils, né le 20 juillet 2014. Le préfet, après avoir pris connaissance de l'avis défavorable rendu par le collège des médecins de l'Office français pour l'immigration et l'intégration (OFII) le 18 décembre 2018, qui a estimé que l'état de santé de son enfant nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, a refusé, par un arrêté du 29 novembre 2019, de faire droit à sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination. Cet arrêté a été annulé par un jugement du tribunal administratif de Lille du 16 septembre 2020 (n°2003068) lequel a également enjoint au préfet du Nord de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'enfant malade. En exécution de ce jugement, M. A a été mis en possession d'une autorisation provisoire de séjour le 9 octobre 2020 valable jusqu'au 6 avril 2021. Il a sollicité, le 4 février 2021, le renouvellement de cette autorisation provisoire de séjour ainsi que la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'un enfant malade, la délivrance d'un certificat de résidence algérien en raison de ses liens privés et familiaux sur le territoire français et, à titre subsidiaire, son admission exceptionnelle au séjour en raison de ces mêmes liens. Par l'arrêté attaqué, le préfet du Nord a refusé de faire droit à ses demandes, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et su séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ".
3. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent sous réserve des conventions internationales. Or, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature et la durée de la validité des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés. Par suite, les requérants, ressortissants algériens, ne peuvent pas utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui portent sur les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France en qualité de parents d'enfants malades. Si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet d'apprécier, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation d'un parent d'enfant malade par la délivrance d'un certificat de résidence ou d'une autorisation provisoire de séjour. Il appartient seulement au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation portée sur la situation personnelle de l'intéressé.
4. Par ailleurs, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, en particulier des nombreux certificats médicaux versés au débat et des comptes rendus de consultations dans le service de neuropédiatrie de l'hôpital Saint-Vincent de Paul, à Lille, ainsi que dans le service de pédopsychiatrie du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Lille où le jeune C, né le 20 juillet 2014, est suivi depuis 2017, que ce dernier présente un très sévère trouble du spectre autistique avec retard de parole et de langage associé à un trouble du développement intellectuel, en particulier en matière de communication sociale. Il présente également des comportements dits " restreints " ainsi que des " stéréotypies ", soit des comportements et gestes répétitifs. La psychiatre en charge de son suivi lors de son hospitalisation de jour dans l'établissement " Mosaïques ", effective de 2018 à juillet 2021, atteste ainsi que celui-ci " présente un trouble pédopsychiatrique sévère de niveau 3, soit le plus grave, nécessitant une prise en charge institutionnelle pluridisciplinaire, globale et intensive " et précise qu'" un accompagnement au long cours est nécessaire ". En outre, le médecin en charge de son suivi au sein du centre médico psychologique d'Haubourdin (59) insiste, dans un courrier du 13 décembre 2019, sur le caractère indispensable des soins afin de soutenir le développement psychoaffectif de l'enfant. Il ressort à cet égard des pièces du dossier que le suivi intensif dont a bénéficié C depuis son entrée sur le territoire français à l'âge de deux ans et huit mois a permis quelques progrès, même s'ils restent fragiles. Le psychiatre en charge de son suivi lors de son hospitalisation de jour dans une structure dépendante du CHRU de Lille note ainsi, le 26 juillet 2021, que l'enfant parvient à formuler quelques mots simples et a acquis quelques compétences en matière de communication visuelle. Il est également capable, désormais, de comprendre certaines consignes simples. Son agitation psychomotrice s'est également amendée même si des stéréotypies gestuelles persistent. Le jeune C a par ailleurs été orienté en institut médico-éducatif (IME) par la maison départementale des personnes handicapées du Nord jusqu'en 2025 et bénéficie depuis la rentrée 2021/2022 d'une prise en charge au sein d'un institut spécialisé belge, faute de place dans une structure française. L'équipe éducative atteste des progrès réalisés par l'enfant depuis cette prise en charge, notamment en matière d'autonomisation. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que si les troubles du jeune C se sont manifestés vers dix-huit mois, il n'a pu bénéficier, en Algérie, d'un diagnostic et d'un accompagnement adéquats. Il ressort à cet égard du compte rendu des médecins du centre d'action médico-sociale précoce Jean Itard d'Haubourdin qui ont reçu l'enfant en consultation le 2 novembre 2017 que ce dernier a été qualifié d'" arriéré " en Algérie, le diagnostic d'autisme n'ayant été posé qu'en France. La neuropédiatre de l'hôpital Saint-Vincent de Paul qui a examiné le jeune C le 16 août 2017 note également que si des bilans organiques ont été proposés en Algérie aucune rééducation visant à l'amélioration de ses capacités comportementales et cognitives n'a été proposé. Si le préfet se prévaut en défense de la mise en place dans les années 2016-2017, par le gouvernement algérien, d'un " plan autisme " visant à la formation et à la sensibilisation des praticiens sur ce sujet ainsi qu'au développement de structures adaptées pour l'accueil des patients atteints de troubles du spectre autistique et s'il produit des extraits de pages internet, au demeurant parfois très anciens, relatifs aux structures existantes pour l'accueil des enfants autistes, il ressort des très nombreux articles de journaux produits par le requérant en défense, postérieurs à l'année 2017, que le " plan autisme " du gouvernement algérien n'a pas eu les effets escomptés, que le manque de praticiens sensibilisés aux troubles du spectre autistique reste patent et est à l'origine d'une démarche diagnostique difficile pour les parents et que l'insuffisance de structures adaptées demeure. Enfin, s'il est constant que la mère du jeune C réside en Algérie, ses parents sont séparés depuis 2016 et ses liens avec sa mère sont distendus. Il ressort à cet égard des pièces du dossier, et n'est pas contesté, que le requérant a obtenu, avant son entrée en France, la garde principale de son fils. Les différents comptes rendus de consultations médicales évoqués ci-dessus attestent, en outre, que M. A s'est toujours particulièrement investi dans l'éducation d'Ayoub avec lequel ce dernier a tissé des liens particulièrement forts. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, eu égard à la gravité des troubles psychiatriques du jeune C, au suivi pluridisciplinaire et à la prise en charge dans un institut spécialisé dont il bénéficiait à la date de la décision attaquée ainsi qu'aux conséquences sur son développement qu'entraîneraient un arrêt des soins mis en place et un retour en Algérie, le préfet du Nord, en refusant de délivrer à M. A un titre de séjour a méconnu les stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il a également, pour ces mêmes motifs, entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir de régularisation.
6. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 1er mars 2022 par laquelle le préfet du Nord lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour. Il y a lieu, par voie de conséquence, d'annuler les décisions du même jour par lesquelles le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Eu égard au motif d'annulation retenu, il y a lieu d'enjoindre au préfet du Nord de délivrer à M. A un certificat de résidence d'une année dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Sebbane renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 1er mars 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Nord de délivrer à M. A un certificat de résidence d'une année dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Sebbane, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me Thomas Sebbane et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 14 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Riou, président,
- M. Fougères, premier conseiller,
- Mme Varenne, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
M. VARENNELe président,
signé
J.M. BLa greffière,
signé
I. BAUDRY
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026