mercredi 27 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2306477 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | VERGNOLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Vergnole, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2023 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa situation en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Vergnole, son avocate, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L.435-1 et L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 juillet 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une lettre du 15 novembre 2023, les parties ont été informées ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas applicable aux ressortissants congolais (République du Congo) désireux de poursuivre leurs études en France, dont la situation est régie par l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, ces stipulations doivent être substituées à celles de l'article L. 422-1 comme base légale de la décision en litige.
Des observations en réponse au moyen d'ordre public ont été produites le 27 novembre 2023 pour M. B, et communiquées le 28 novembre suivant.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mai 2023 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention franco-congolaise relative à la circulation et au séjour des personnes du 31 juillet 1993 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Horn,
- et les observations de Me Normand, substituant Me Vergnole, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant congolais né le 22 octobre 2020 à Pointe-Noire (Congo), est entré régulièrement sur le territoire français le 26 octobre 2018 muni d'un passeport congolais revêtu d'un visa de long séjour D portant la mention " étudiant ", délivré le 17 octobre 2018 par les autorités consulaires françaises à Point Noire et valable du 19 octobre 2018 au 19 octobre 2019. A l'expiration de son visa, il a été mis en possession d'une carte de séjour pluriannuelle mention " étudiant " valable du 20 octobre 2019 au 19 octobre 2022. Par une demande adressée au préfet du Nord le 7 septembre 2022, M. B a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par un arrêté du 14 mars 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet du Nord a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur le moyen commun aux décisions contestées :
2. Les décisions contestées, qui n'avaient pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle de l'intéressé, mentionnent, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement pour mettre utilement le requérant en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées doit être écarté.
Sur les autres moyens soulevés contre la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, qui fait état du parcours universitaire du requérant, ni des pièces du dossier que le préfet du Nord ne se serait pas livré à un examen sérieux de la situation personnelle de ce dernier. Le moyen tiré de l'absence d'un tel examen doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que ce code s'applique notamment " sous réserve des conventions internationales ". Aux termes de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants () ". Aux termes de l'article 13 de la même convention : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux États sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord. " Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "
5. Il résulte des stipulations précitées de l'article 13 de la convention franco-congolaise que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants de la République du Congo désireux de poursuivre leurs études en France, dont la situation est régie par l'article 9 de cette convention. Par suite, la décision portant refus de titre de séjour sollicité par M. B en qualité d'étudiant ne pouvait pas être prise sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
7. La décision contestée trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise susvisée. Ces stipulations peuvent être substituées à celles de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver M. B d'une garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes, et, enfin, que les parties, informées par le tribunal par lettre du 16 novembre 2023 de ce que ce dernier était susceptible de procéder d'office à cette substitution de base légale, ont été en mesure de produire leurs observations sur ce point. Par conséquent, il y a lieu de procéder à cette substitution de base légale.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B, inscrit au titre de l'année universitaire 2018-2019 en première année de licence mention " Economie-Gestion " à l'Université de Lille n'a pas validé ses examens, ayant obtenu une moyenne de 4,889/20. Suite à son redoublement, il a validé ses examens avec une moyenne de 10,5/20 en deuxième session. Au titre de l'année universitaire 2020-2021, il n'a pas été en mesure de valider la deuxième année de licence mention " Economie et management international " ayant obtenu une moyenne de 7,4/20 au premier semestre, et 9,1/20 au second semestre. Il a ensuite redoublé cette deuxième année de licence mention " Economie et management international " en 2021-2022, et a été déclaré défaillant au titre des examens du premier semestre tandis qu'il a obtenu une moyenne de 10,215/20 au titre du second semestre en deuxième session, ce qui ne lui a pas permis de valider son année bien qu'il ait été autorisé, pour l'année 2022-2023, à redoubler sa deuxième année tout en suivant les cours et présentant les examens de troisième année de licence. S'il se prévaut de l'affection de longue durée dont est atteint son père, dont il ressort des deux attestations, de son père et de sa sœur, qu'elle aurait été susceptible de troubler ses apprentissages, il n'apporte aucune pièce ni aucune précision permettant d'estimer dans quelle mesure cette circonstance a été de nature à faire obstacle à la réussite de ses examens. Il ressort par ailleurs du dossier étudiant du requérant, édité le 13 mars 2023, qu'il a été déclaré défaillant à la première session d'examens de l'année 2022-2023 dans quatre matières et en absence injustifiée pour une autre tandis que pour une dernière matière il a obtenu la note de 0,75/20. Dans ces conditions, compte tenu des échecs au titre des années universitaires 2019-2020, 2020-2021, de sa réussite partielle aux examens au titre de l'année 2021-2022, et de son absence de présentation aux examens du premier semestre de l'année 2022-2023, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en opposant un refus à sa demande de renouvellement de titre de séjour, le préfet du Nord aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard du caractère réel et sérieux de ses études.
9. En troisième lieu, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L.435-1 et L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est dépourvu de toute précision permettant d'en apprécier le bien-fondé et ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. /2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. B, entré en France le 26 octobre 2018, est célibataire et sans charge de famille. S'il se prévaut de la présence régulière en France de son père, d'une sœur, d'un frère mineur et d'une tante, il n'établit pas entretenir avec eux une relation d'une particulière intensité alors que, d'une part, ils résident tous dans le Val d'Oise à l'exception de sa tante, et d'autre part seules les attestations de sa tante et de sa sœur font état de contacts réguliers avec le requérant. S'il allègue avoir noué des liens d'amitié sur le territoire français, il ne produit qu'une attestation d'un étudiant certifiant que depuis leur rencontre en 2019, ils " restent en contact " et " se voient sur le campus de l'Université de Lille ". En outre, s'il établit avoir travaillé, à temps partiel, comme équipier polyvalent dans la restauration rapide, à raison de 65 heures en octobre 2019 et de janvier 2020 à août 2022, cette circonstance, pour louable qu'elle soit, ne permet pas à elle seule de caractériser une insertion sociale particulière sur le territoire français. Enfin, il ne justifie pas qu'il se retrouverait en situation d'isolement, ni qu'il serait dépourvu d'attaches privées et familiales en République du Congo, pays dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge 18 ans et où il n'est pas contesté que sa mère réside encore. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
12. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les autres moyens soulevés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet du Nord ne se serait pas livré à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Le moyen tiré de l'absence d'un tel examen doit donc être écarté.
14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant refus de séjour, doit être écarté.
15. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 11 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
16. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 214 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord a lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Sur les autres moyens soulevés contre la décision fixant le pays de destination :
17. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 mars 2023 par laquelle le préfet du Nord a lui a fixé le pays de destination.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord du 14 mars 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Vergnole et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
J. HORNLa présidente,
signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026