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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2306900

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2306900

mercredi 15 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2306900
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantRIVIERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 juillet 2023, M. A C, représenté par Me Rivière, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 3 avril 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à défaut de procéder à un nouvel examen de sa situation, dans le même délai et sous la même astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Rivière, avocate de M. C, de la somme de 1 800 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de fait quant à l'absence de validation de sa première année de licence de l'année universitaire 2019-2020 qu'il a validée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur de fait quant à sa deuxième année de licence de l'année universitaire 2020-2021 qu'il n'a pas validée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application de ces dispositions ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision octroyant un délai de départ volontaire :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Un mémoire, pour M. C, a été enregistré le 24 octobre 2023.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 28 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 octobre 2023.

M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Lançon a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant marocain, né le 5 avril 2000, est entré en France le 19 août 2018, muni d'un visa de long séjour de type D portant la mention " étudiant ", valable du 26 août 2018 au 26 août 2019. Il s'est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " étudiant " valable du 27 août 2019 au 26 octobre 2022. Il en a demandé, le 25 octobre 2022, le renouvellement. Par un arrêté du 3 avril 2023, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, a abrogé le récépissé de demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté précité du 3 avril 2023.

Sur l'ensemble des décisions en litige :

2. En premier lieu, par un arrêté du 15 février 2023, régulièrement publié le même jour au recueil n°042 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à M. B D, adjoint à la cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers et signataire des décisions en litige, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, octroyant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination d'une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En second lieu, d'une part, les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français contestées et fixant le pays de destination, qui n'avaient pas à mentionner l'ensemble des éléments de la situation de l'intéressé, comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. En particulier, s'agissant de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement, le préfet du Nord énonce les motifs fondant sa décision notamment au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre au requérant d'en comprendre et d'en discuter les motifs, et pour permettre au juge d'exercer son contrôle.

4. D'autre part, la décision statuant sur l'octroi éventuel d'un délai de départ volontaire à l'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est l'accessoire d'une telle décision d'éloignement dont elle constitue une simple mesure d'exécution. Pour exécuter spontanément l'obligation de quitter le territoire français qui lui est faite, l'étranger dispose en principe d'un délai de trente jours à compter de la notification de la mesure d'éloignement. L'autorité administrative a la faculté, soit de décider à titre exceptionnel d'accorder à l'étranger un délai de départ volontaire supérieur à trente jours en raison de la situation personnelle de l'intéressé, soit au contraire de refuser, par une décision motivée, de lui accorder un délai de départ volontaire si les conditions légales d'un tel refus sont remplies. Par suite, la décision par laquelle le préfet accorde à l'étranger un délai de trente jours pour exécuter spontanément l'obligation de quitter le territoire français qui lui est faite ne saurait, eu égard à son objet et ses effets, être regardée comme ayant le caractère d'une décision défavorable que dans l'hypothèse où l'étranger avait saisi le préfet d'une demande tendant à ce que lui soit accordé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours ou fait état de circonstances tenant à sa situation personnelle de nature à justifier que lui soit accordé un tel délai, à titre exceptionnel. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C ait saisi le préfet d'une demande tendant à ce que lui soit accordé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours ni fait état de circonstances tenant à sa situation personnelle de nature à justifier que lui soit accordé un tel délai, à titre exceptionnel.

5. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

6. En premier lieu, aux termes de l'article 9 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. / () ".

7. Le renouvellement de la carte de séjour portant la mention " étudiant " est subordonné, notamment, à la justification par son titulaire de la réalité et du sérieux des études qu'il a déclaré accomplir. Il appartient ainsi au préfet, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de rechercher à partir de l'ensemble du dossier et notamment au regard de la progression de l'étudiant dans le cursus universitaire, de son assiduité aux cours et de la cohérence de ses choix d'orientation, si le demandeur peut être regardé comme poursuivant avec sérieux les études entreprises.

8. Il ressort des pièces du dossier que M. C, inscrit en première année de licence de Mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales (LI MIASHS), a été ajourné au titre de l'année universitaire 2018-2019. Il justifie cependant de cet échec par ses conditions de logement au centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Villeneuve-d'Ascq, faisant l'objet d'une invasion de puces de lit et de cafards le rendant inhabitable, et les difficultés à trouver un hébergement stable. Après avoir validé sa première année à l'issue de son redoublement de 2019-2020, M. C s'est inscrit en deuxième année de licence Economie, statistique et modélisation au titre de l'année universitaire 2020-2021. Si le requérant soutient avoir rencontré des difficultés au cours de cette période de pandémie de Covid-19 marquée par l'organisation de cours à distance nécessitant un matériel informatique adapté dont M. C allègue qu'il ne disposait pas, il reste qu'il n'explique son ajournement au titre de l'année universitaire 2021-2022, année de redoublement, que par la prise de conscience de ce qu'il était davantage intéressé par le management des entreprises. Enfin, M. C affirme avoir été empêché de se présenter aux examens validant sa deuxième année de licence Economie et management des entreprises en raison de son affection au virus saisonnier de la grippe sans toutefois apporter aucun élément à l'appui de ses affirmations. Ainsi, M. C présente quatre échecs, dont deux seulement peuvent être justifiés, au cours de cinq années d'études. Dans ces conditions, et bien qu'il présente un projet universitaire cohérent dans ses changements d'orientation et démontre, postérieurement à la décision en litige, s'inscrire dans un projet universitaire et professionnel déterminé, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation ni erreur de droit au regard des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet du Nord a considéré que le requérant ne démontrait pas la réalité et le sérieux de ses études. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions légales précitées doit être écarté.

9. En deuxième lieu, s'il ressort de la décision en litige que le préfet du Nord a considéré que M. C n'avait pas validé sa première année de licence de Mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales et qu'il avait redoublé deux fois sa deuxième année au titre des années universitaires 2020-2021 et 2021-2022, ces erreurs de fait ne sont pas de nature, eu égard aux motifs énoncés au point précédent, à rendre la décision attaquée illicite. Par suite, le moyen tiré de ces erreurs de fait doit être écarté.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France en 2018. Il justifie de la présence en France de sa sœur, de nationalité française, avec laquelle il démontre entretenir des relations intenses et stables, ainsi qu'avec le mari et le fils de cette dernière. Le requérant démontre, par des attestations circonstanciées, avoir développé sur le territoire français des liens sociaux particuliers. Cependant, M. C est célibataire et sans enfant à charge et sa relation avec une ressortissante française ne datait que de six mois à la date de la décision contestée. En outre, il n'est pas contesté que M. C n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par ailleurs, s'il établit être titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée depuis le 13 février 2020, toujours en vigueur à la date de la décision en litige, et dont la durée du travail, comme les fonctions, ont évolué favorablement, son intégration professionnelle est récente. Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées.

12. En quatrième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite, le moyen doit être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 avril 2023 portant refus de titre de séjour.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de de la décision portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de celle de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.

15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 12, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa vie personnelle et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 avril 2023 portant obligation de quitter le territoire français.

Sur la décision octroyant un délai de départ volontaire :

17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de de la décision octroyant un délai de départ volontaire par voie de conséquence de celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

18. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ". L'article L. 612-2 du même code dispose : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1o Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2o L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3o Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ".

19. M. C qui se borne à soutenir que le préfet du Nord aurait dû examiner la possibilité de lui octroyer un délai de départ volontaire supérieur à trente jours pour lui permettre de finir son année universitaire ne fait valoir ainsi aucune circonstance particulière justifiant que l'autorité administrative lui accorde un tel délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 avril 2023 octroyant un délai de départ volontaire de trente jours.

Sur la décision fixant le pays de destination :

21. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

22. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 avril 2023 fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.

23. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 3 avril 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Rivière et au préfet du Nord.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 24 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Riou, président,

M. Fougères, premier conseiller,

Mme Lançon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.

La rapporteure,

signé

L.-J. Lançon

Le président,

signé

J.-M. RiouLa greffière,

signé

I. Baudry

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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