mardi 20 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2407906 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BERTHE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée sous le n°2407906 le 29 juillet 2024, M. A C, représenté, en dernier lieu, par Me Zaïri, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 16 juillet 2024 par lesquelles le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français, ne lui a octroyé aucun délai de départ volontaire et l'a interdit de retour sur le territoire français durant un an ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 155 euros par jour de retard ou, à défaut, de l'admettre provisoirement au séjour et de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous les mêmes conditions d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi que cette décision ait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est entachée d'erreurs de fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ; il remplit les conditions pour obtenir, de plein droit, la délivrance du titre de séjour prévu à l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il n'est pas établi que cette décision ait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- il n'est pas établi que cette décision ait été signée par une autorité habilitée ;
- elle est entachée d'erreurs de fait ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet du Nord, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
II. Par une requête, enregistrée le 15 mars 2025 sous le n°2502612, M. A C, représenté par Me Zaïri, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 11 mars 2025 par laquelle le préfet du Nord l'a assigné à résidence à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est illégale, par exception d'illégalité de la mesure d'éloignement adoptée à son encontre.
La requête a été communiquée au préfet du Nord, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Caustier, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Caustier, magistrat désigné ;
- les observations de Me Zaïri, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- les observations de M. C, qui répond aux questions posées par le tribunal dans le cadre de l'instruction ;
- les observations de Me Kerrich, représentant le Préfet du Nord, qui conclut au rejet des requêtes.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant tunisien né le 12 juin 1995 à Kasserine (Tunisie), est entré sur le territoire français le 1er juin 2010, alors qu'il était encore mineur. Il a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire régulièrement renouvelée jusqu'au 5 juin 2020. Il a été placé en garde à vue, le 16 juillet 2024, pour des faits de recel de vol en réunion. Par un arrêté du même jour, le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français, ne lui a accordé aucun délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français durant un an. Par la requête enregistrée sous le n°2407906, M. C demande au tribunal d'annuler les décisions précitées portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français durant un an.
2. Par un arrêté du 11 mars 2025, le préfet du Nord l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois. Par la requête enregistrée sous le n°2502612, M. C demande au tribunal d'annuler cette dernière décision.
3. Les requêtes n°s 2407906 et 2502612 ont été introduites par le même requérant, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
4. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / () ".
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, d'admettre provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans l'instance n°2502612.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, par un arrêté du 4 avril 2024, régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs n°2024-126 de l'Etat dans le département du Nord, le préfet du Nord a donné délégation à Mme D, adjointe à la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme E, cheffe du même bureau. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme E n'aurait pas été absente ou empêchée à la date à laquelle a été édicté l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait entrepris des démarches afin de solliciter le renouvellement de son dernier titre de séjour, ainsi qu'il le prétend. En revanche, il a déclaré, lors de son audition par les services de la police nationale, le 16 juillet 2024, vivre en concubinage avec Mme F B, de sorte qu'en y précisant que " M. C déclare être célibataire ", le préfet du Nord a entaché les motifs de la décision attaquée d'une erreur de fait. Néanmoins, compte tenu du caractère récent, à la date de la décision attaquée, de la relation amoureuse des intéressés, initiée en janvier 2022, cette erreur de fait n'est pas susceptible d'avoir eu une influence sur le sens de cette décision, et n'a donc aucune incidence sur sa légalité. Le moyen tiré des erreurs de fait doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article 11 nouveau de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C, entré sur le territoire français le 1er juin 2010, a été mis en possession, à compter de sa majorité, de cartes de séjour temporaire régulièrement renouvelées jusqu'au 5 juin 2020. L'intéressé n'établit pas le caractère habituel de sa résidence en France depuis cette dernière date. Il a noué une relation amoureuse avec Mme B, de nationalité française, à compter du mois de janvier 2022 mais l'ancienneté de leur vie commune n'est pas établie. En outre, M. C n'est pas dépourvu de liens privés et familiaux en Tunisie, où résident ses parents. Par ailleurs, si l'intéressé se prévaut d'une activité professionnelle développée sur le territoire français, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations. Malgré l'ancienneté du séjour alléguée sur le territoire français, M. C ne justifie donc d'aucune intégration, sociale ou professionnelle, d'une particulière intensité ni être dans l'incapacité de réinsérer dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, la décision attaquée ne porte pas au droit de M. C au respect de sa vie privée une atteinte disproportionnée aux buts d'intérêt public en vue desquels elle a été prise, de telle sorte que l'intéressé ne remplit pas les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire prévue par les dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent également être écartés.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée par voie de conséquence de l'annulation de la mesure d'éloignement en litige.
12. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 6.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / () ".
14. Il est constant que M. C a demeuré sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration, le 5 juin 2020, de son dernier titre de séjour. S'il soutient avoir tenté d'en demander le renouvellement mais avoir " été victime d'un dysfonctionnement administratif ", il ne produit aucune pièce au soutien de ses allégations. Dans ces circonstances, le requérant présente un risque de fuite au sens des dispositions précitées du 3° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur de droit doivent, en conséquence, être écartés.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée par voie de conséquence de l'annulation des décisions en litige portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
17. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté, pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 6.
18. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
19. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait développé une activité économique sur le territoire français, ainsi qu'il le prétend. En revanche, en y indiquant que l'intéressé serait " arrivé irrégulièrement en France " et qu'il ne " justifie d'aucun élément de lien particulier avec la France ", alors qu'il est constant que M. C y a été recueilli par son oncle et qu'il y a noué une relation amoureuse, le préfet du Nord a entaché les motifs de la décision attaquées d'erreurs de fait. Toutefois, dans les circonstances de l'espèce et au regard de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre du requérant, ces erreurs ne sont pas susceptibles d'avoir eu une influence sur le sens de cette décision, de telle sorte qu'elles n'ont aucune incidence sur sa légalité. Le moyen tiré des erreurs de fait doit être écarté.
20. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 9, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision portant interdiction de retour en France doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
22. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise en particulier l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle l'adoption à l'encontre de M. C d'une obligation de quitter le territoire français et précise que l'intéressé ne peut quitter immédiatement le territoire mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable. Il ressort également des mentions de la décision attaquée que M. C est assigné à résidence dans l'arrondissement de Lille pour une durée de quarante-cinq jours et qu'il doit se présenter chaque lundi, mercredi et vendredi à 10 heures, sauf jours fériés, dans les locaux des services de police de Tourcoing, dont l'adresse est précisée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
23. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant avant d'adopter la décision en litige. Le moyen doit être écarté.
24. En dernier lieu, le moyen tiré de l'exception d'illégalité n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Il résulte, en tout état de cause, de ce qui précède que ce moyen ne peut qu'être écarté.
25. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'assignation à résidence doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
26. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution, de sorte que les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
27. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire dans l'instance n°2502612.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mai 2025.
Le magistrat désigné,
Signé :
G. CaustierLa greffière,
Signé :
O. Monget
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2407906, 250261
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026