jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2000275 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | NOLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 février 2020 et le 14 octobre 2022, M. E G, représenté par Me Nolot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis défavorable à sa titularisation dans le corps des professeurs des écoles émis par le jury le 13 juin 2019 et la décision du 19 août 2019 par laquelle l'inspectrice d'académie a décidé de ne pas renouveler son contrat ;
2°) d'enjoindre à l'administration, à titre principal, de le titulariser et de le réintégrer dans le corps des professeurs des écoles, à titre subsidiaire, de procéder au renouvellement de son contrat en qualité de stagiaire pour une durée d'un ou deux ans à temps partiel, à titre infiniment subsidiaire, de proposer un emploi adapté à la situation de M. G dans un corps de catégorie inférieure en relation avec ses diplômes universitaires ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 10 000 euros au titre des préjudices subis du fait de l'irrégularité des décisions litigieuses, somme devant être assortie des intérêts au taux légal à compter du 15 octobre 2019, date de réception de sa demande préalable par l'administration ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le refus de titularisation a été pris par une autorité incompétente, l'inspectrice d'académie ne bénéficiant pas de délégation de signature de la part du recteur ;
- le refus de titularisation a été pris au terme d'une procédure irrégulière, la commission administrative paritaire n'ayant pas été consultée en méconnaissance de l'article 8 du décret du 25 août 1995 ; par ailleurs, la composition du jury pour l'année 2017/2018 était irrégulière en l'absence de personne compétente en matière d'insertion professionnelle des personnes handicapées, conformément au IV de l'article 8 du décret du 25 août 1995 ; en outre, le jury réuni le 13 juin 2019 a délibéré sans l'avoir entendu puisqu'il était en arrêt de travail à cette date ;
- le refus de titularisation a été décidé à la suite d'un stage ne respectant pas les dispositions règlementaires du décret du 25 août 1995, méconnaissant ainsi le principe d'égalité de traitement des stagiaires et de non-discrimination ; en effet, il a été affecté de manière irrégulière à un poste, ses contrats lui ayant été transmis tardivement ; il n'a en outre jamais été placé en condition de stage permettant de favoriser son intégration professionnelle par la prise en compte de son handicap, cette absence d'adaptation de son stage correspondant à une discrimination ; par ailleurs, son évaluation s'est faite en décembre 2018 et 12 avril 2019 par le biais d'un grand oral et la décision de non-titularisation a été prise avant l'examen de son dossier par le jury qui n'a pas pu le rencontrer puisqu'il s'est réuni alors qu'il était en arrêt de travail ; il a fait ainsi l'objet de discriminations ;
- le refus de titularisation est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'irrégularité du refus de titularisation en litige est à l'origine d'un préjudice moral et de troubles dans les conditions d'existence qu'il convient d'indemniser par une indemnité de 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2022, le recteur de l'académie de Clermont-Ferrand conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. G a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à 55% par une décision du 28 février 2020.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée ;
- le décret n°94-874 du 7 octobre 1994 ;
- le décret n°95-979 du 25 août 1995 ;
- le décret du 30 novembre 2016 ;
- l'arrêté du 10 mai 2010 fixant les modalités d'évaluation et de titularisation des professeurs des écoles stagiaires ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Nathalie Luyckx, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. G, travailleur handicapé, a été recruté en qualité de professeur des écoles contractuel pour l'année scolaire 2017/2018 sur le fondement des dispositions du décret n° 95-979 du 25 août 1995 modifié relatif au recrutement des travailleurs handicapés dans la fonction publique. Ce contrat a été renouvelé pour l'année scolaire 2018/2019. A la suite d'un avis défavorable émis le 13 juin 2019, le recteur a décidé, par une décision du 19 août 2019, de ne pas titulariser M. G et de mettre fin à son contrat. M. G demande au tribunal d'annuler la délibération du jury du 13 juin 2019 et la décision du 19 août 2019 ainsi que d'enjoindre au recteur de le réintégrer et de condamner l'Etat à réparer les préjudices qu'il estime avoir subis.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la délibération du jury académique :
2. Aux termes de l'article 27 de la loi du 11 janvier 1984 relative à la fonction publique de l'État, applicable au litige : " () II. - Les personnes mentionnées aux 1°, 2°, 3°, 4°, 9°, 10° et 11° de l'article L. 5212-13 du code du travail [travailleurs handicapés] peuvent être recrutées en qualité d'agent contractuel dans les emplois de catégories A, B et C pendant une période correspondant à la durée de stage prévue par le statut particulier du corps dans lequel elles ont vocation à être titularisées. Le contrat est renouvelable, pour une durée qui ne peut excéder la durée initiale du contrat. A l'issue de cette période, les intéressés sont titularisés sous réserve qu'ils remplissent les conditions d'aptitude pour l'exercice de la fonction () ".Aux termes de l'article 1er du décret du 25 août 1995 modifié relatif au recrutement des travailleurs handicapés dans la fonction publique pris pour l'application de l'article 27 de cette loi, dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " I. - Les bénéficiaires de l'obligation d'emploi instituée par l'article L. 323-2 du code du travail peuvent, en application de l'article 27 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, être recrutés en qualité d'agent contractuel lorsque leur handicap a été jugé compatible avec l'emploi postulé () ". Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Les candidats qui remplissent les conditions fixées aux articles ci-dessus peuvent être recrutés par contrat () ". Aux termes de l'article 8 de ce décret : " A l'issue du contrat, l'appréciation de l'aptitude professionnelle de l'agent par l'autorité disposant du pouvoir de nomination est effectuée au vu du dossier de l'intéressé et après un entretien de celui-ci avec un jury organisé par l'administration chargée du recrutement. ()IV. - Lorsque l'agent a suivi la formation initiale prévue par le statut particulier du corps dans lequel il a vocation à être titularisé, il subit les épreuves imposées aux fonctionnaires stagiaires du corps avant leur titularisation, dans les mêmes conditions, sous réserve des aménagements éventuels imposés par son handicap. / L'appréciation de son aptitude professionnelle est assurée par le jury désigné pour apprécier l'aptitude professionnelle des élèves de l'école, auquel est adjoint un représentant de l'autorité administrative ayant pouvoir de nomination ainsi qu'une personne compétente en matière d'insertion professionnelle des personnes handicapées. Cette appréciation est faite à la fin de sa scolarité. / Au vu de l'appréciation de l'aptitude professionnelle de l'agent, il lui est fait application soit du I, soit du II, soit du III du présent article. () ". Enfin, aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 12 mai 2010 fixant les modalités d'évaluation et de titularisation des professeurs des écoles stagiaires dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Le jury entend au cours d'un entretien chaque fonctionnaire stagiaire pour lequel il envisage de ne pas proposer la titularisation. ".
3. D'une part, il est constant que le jury a délibéré le 13 juin 2019 sur l'aptitude professionnelle de M. G alors que le requérant était en arrêt maladie du 12 juin au 5 juillet, sans l'avoir entendu. Toutefois, d'une part, le requérant ne produit aucun certificat médical attestant d'une contre-indication médicale relative à l'entretien avec le jury. D'autre part, et en tout état de cause, le requérant ne démontre ni n'allègue avoir demandé un report de l'entretien qu'il aurait dû avoir avec ledit jury. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que faute d'avoir été entendu par le jury, la délibération du jury serait entachée d'irrégularité.
4. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que Mme D, dont aucune pièce du dossier ne permet de remettre en cause la qualité de correspondant handicap du rectorat, a siégé lors des réunions du jury du 13 juin 2019. Par suite, M. G n'est pas fondé à soutenir que la composition de ce jury était irrégulière en l'absence de personne compétente en matière d'insertion professionnelle des personnes handicapées, conformément au IV de l'article 8 du décret du 25 août 1995.
En ce qui concerne la décision du 19 août 2019 mettant fin à son contrat :
5. En premier lieu, aux termes de l'article R. 222-19-3 du code de l'éducation : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet si ce jour est postérieur, les directeurs académiques des services de l'éducation nationale peuvent signer, au nom du recteur et par délégation, l'ensemble des actes relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité se rapportant à la mise en œuvre de la politique éducative relative aux enseignements primaires et secondaires ainsi qu'aux établissements qui les dispensent et aux personnels qui y sont affectés () ".
6. La décision attaquée est signée par Mme F B nommée directeur académique des services de l'éducation nationale du Cantal par un décret du 30 novembre 2016 publié au Journal officiel n° 0279 du 1er décembre 2016. Mme B disposait ainsi d'une délégation de signature régulière en application des dispositions de l'article R. 222-19-3 du code de l'éducation. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque, dès lors, en fait.
7. En deuxième lieu, il résulte des dispositions de l'article 8 du décret du 25 août 1995 cité au point 2, que si, lorsque l'autorité administrative envisage de ne pas renouveler le contrat du professeur stagiaire à l'issue de la première année de stage, elle doit recueillir l'avis de la commission administrative paritaire, ces dispositions ni aucun autre texte règlementaire n'impose à administration de recueillir l'avis de la commission administrative paritaire au terme de la seconde année de stage, lorsqu'elle envisage de mettre fin au contrat pour insuffisance professionnelle. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que faute d'avoir été précédé de l'avis de la commission administrative paritaire, la décision du 19 août 2019 serait entachée d'illégalité.
8. En troisième lieu, il résulte des dispositions rappelées au point 2 que, si un agent recruté sur le fondement de l'article 27 de la loi du 11 janvier 1984 et dont le contrat a été renouvelé sur le fondement du II de l'article 8 du décret du 25 août 1995 peut faire l'objet, à l'issue de la période complémentaire d'exécution de son contrat, d'un refus de titularisation et, par suite, d'un licenciement, c'est seulement dans le cas où, malgré les mesures prises pour favoriser son intégration professionnelle après qu'il a été procédé à une évaluation de ses compétences, il apparaît en définitive inapte à exercer ses fonctions.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. G souffre d'une déficience motrice lui imposant l'usage d'un fauteuil roulant électrique, lui interdisant la mobilisation de son membre supérieur gauche et réduisant la motricité fine de sa main droite. Lors du renouvellement de son contrat de travail, il a été affecté au sein de à l'école primaire Frères Delmas jusqu'en décembre 2018 puis à l'école primaire de Canteloupe à Aurillac, école au sein de laquelle il avait déjà effectué une période de formation lors de sa première année de stage. Il a également bénéficié de journées de formations à l'Ecole supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) d'Aurillac. Dans l'accompagnement des journées d'enseignement, M. G a disposé dès la rentrée scolaire 2017 d'un accompagnant dit A pendant 35 heures par semaine pour compenser son handicap. Il résulte également de l'instruction que son installation, notamment matérielle, et ses conditions de travail ont fait l'objet d'un suivi de la part de la correspondante handicap académique à partir de juillet 2017. Ainsi, outre les achats de matériels demandés par M. G effectués au cours de ses deux années de stage, une visite au sein du lieu d'affectation a été organisée le 10 septembre 2018 en présence de l'inspectrice de circonscription en charge de la formation initiale et continue, du médecin de prévention et de la correspondante informatique pour constater l'adéquation des aménagements du poste de M. G au sein de l'école Frères Delmas et prendre toutes dispositions pour remédier aux difficultés rencontrées par M. G du fait de son handicap. Il ressort du procès-verbal de cette visite qu'une réunion a également été tenue le jour même, en présence de M. G, avec la directrice de l'école, le tuteur de M. G, la responsable de l'ESPE Aurillac, une formatrice de l'ESPE, l'inspectrice de l'académie de circonscription, le médecin de prévention, la correspondante handicap académique et un représentant du service d'Appui au Maintien dans l'Emploi des Travailleurs Handicapés (SAMETH). Il ressort également du courriel récapitulant les dires échangés lors de cette journée et envoyé à M. G, que ce dernier était informé de l'impossibilité de recourir à son accompagnant en dehors de son temps de travail et que le médecin de prévention s'est engagé à solliciter l'assistant social du personnel pour demander une aide à la Maison départementale des personnes handicapées. Il a également été informé de la possibilité de faire transférer le matériel informatique dont il avait besoin sur son lieu de stage, de la possibilité d'utiliser le WIFI dans sa classe, de la possibilité de demander le bénéfice de transports individuel auprès de la correspondante handicap et il lui a été rappelé qu'il pouvait demander de manière générale l'assistance de la correspondante handicap pour toutes difficultés rencontrées. Il ressort également des pièces du dossier que, sur demande de M. G, l'administration a sollicité l'expertise d'un ergonome qui est intervenu à partir du 24 septembre 2018 et a restitué son analyse des besoins d'aménagement et de matériel en novembre 2018. Il ressort du rapport d'intervention de l'ergonome et des documents produits que le requérant pouvait pallier ses difficultés matérielles grâce à l'aide de l'accompagnant mis à sa disposition qui a pu manipuler le matériel présent dans la classe. Enfin, si certains matériels ont pu être commandé alors que l'année scolaire était déjà bien entamée, il ressort des pièces du dossier que le requérant est en partie à l'origine de ces retards de commande. En outre, durant cette seconde année, l'aménagement de son emploi du temps sur deux demie journées lors des stages filés a été mis en place pour tenir compte de sa fatigabilité médicalement constatée par son médecin traitant. Par ailleurs, le requérant ne saurait utilement reprocher à l'administration de lui avoir imposer d'effectuer des leçons de géométrie aux élèves, leçons au programme des élèves de la classe, ni qu'il a dû effectuer son stage " en pratique accompagnée " par la titulaire de la classe et non en autonomie dès lors que le requérant ne pouvait effectuer que des demies journées en responsabilité en classe. En outre, si le requérant n'a pas effectué de stage " massé ", il ressort des pièces du dossier que sur demande du médecin traitant du requérant, le médecin de prévention a, le 8 février 2019, rendu un avis d'inaptitude temporaire du requérant pour la réalisation d'un stage massé et a réitéré cet avis d'inaptitude pour contre-indication médicale au stage massé, le 25 mars 2019. Enfin, si le requérant a fait l'objet d'une inspection en cours de stage, cette inspection est obligatoirement prévue par l'article 5 de l'arrêté du 12 mai 2010 pour les stagiaires qui accomplissent une deuxième année de stage. Par suite, eu égard aux moyens mis en œuvre pour permettre au requérant d'effectuer sa deuxième année de stage dans des conditions compatibles avec sa situation médicale et son handicap, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le recteur n'aurait pas pris les mesures de nature à favoriser son intégration professionnelle dans le cadre de la prolongation de son stage ni qu'il aurait été victime de discrimination indirecte.
10. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que les aptitudes professionnelles de M. G ont été estimées insuffisantes en raison de sa connaissance lacunaire des domaines d'enseignement, l'imprécision des objectifs d'apprentissages, l'absence de réflexion sur les éventuels obstacles pouvant surgir dans le processus d'apprentissage des élèves, son incapacité à proposer des alternatives pédagogiques et didactiques ainsi que sa représentation descendante et frontale de l'enseignement. Il ressort du rapport terminal du tuteur de M. G que celui-ci a émis un avis extrêmement réservé sur sa titularisation, constatant de nombreuses insuffisances professionnelles de l'intéressé ayant pour conséquences que les élèves n'apprenaient rien voir désapprenaient. Ces constatations n'ont fait l'objet d'aucune critique de la part du requérant. Dès lors, à le supposer soulevé, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titularisation serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. G n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération du jury du 13 juin 2019 et de la décision du 19 août 2019.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. Ainsi qu'il a été dit plus haut, M. G ne démontre pas l'existence d'une illégalité entachant la décision en litige du recteur de l'académie de Clermont-Ferrand du 19 août 2019. Par suite, le requérant n'est pas fondé à demander la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité alléguée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par conséquent, les conclusions tendant à la titularisation du requérant ou, à défaut, au renouvellement de son contrat ou à ce qu'il lui soit proposé un emploi adapté à sa situation doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande M. G au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. G est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. E G et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressé au recteur de l'académie de Clermont-Ferrand.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
Mme Jaffré, première conseillère,
M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.
La rapporteure,
M. C
La présidente,
S. BADER-KOZALe greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2000275
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026