mardi 26 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2301920 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TRAORE BINTOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 août 2023 et le 15 septembre 2023, M. C F, représenté par Me Traore, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 13 juillet 2023 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour le temps de l'instruction ;
4°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder à l'effacement de son signalement dans le système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la commission du titre de séjour n'a pas été saisie en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision en litige méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- l'obligation de quitter le territoire français a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire supérieur à trente jours méconnaît l'article L. 511-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 511-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2023, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. F a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 7 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 20 septembre 2023 :
- le rapport de Mme E,
- Me Traore, avocate de M. F, présent, assisté de Mme A, interprète en lingala.
Le préfet n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant congolais, est entré en France le 31 août 2020. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 30 septembre 2021 et par la Cour nationale du droit d'asile le 3 mai 2023. Parallèlement, M. F a sollicité le 20 septembre 2021 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 13 juillet 2023, le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'un an. Par la présente requête, M. F demande l'annulation de cette décision.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus: " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard à l'urgence, il y a lieu d'admettre provisoirement M. F au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, la décision en litige a été signée par M. D B, sous-préfet d'Issoire, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du 27 décembre 2022 pris par le préfet du
Puy-de-Dôme et publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Puy-de-Dôme du même jour, d'une délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme et du directeur de cabinet du préfet du Puy-de-Dôme, tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. M. F n'établissant pas que le secrétaire général et le directeur de cabinet précités n'étaient pas absents ou empêchés, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, l'acte attaqué, dans l'ensemble des décisions qui le composent, comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (.) ".
7. Pour refuser de délivrer à M. F le titre de séjour sollicité, le préfet du Puy-de-Dôme s'est notamment appuyé sur l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en date du 1er février 2022, qui indique que l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il peut voyager sans risque vers son pays d'origine dans lequel il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Pour contester cette appréciation, le requérant soutient que son retour en République démocratique du Congo l'exposerait à des conséquences d'une exceptionnelle gravité dès lors que le traitement dont il fait l'objet n'y est pas disponible. Au soutien de ses allégations, il produit des documents de portée générale sur l'accès aux soins psychiatriques en République démocratique du Congo, ainsi que des documents médicaux dont il ressort que M. F a une symptomatologie de stress-post traumatique et qu'il suit un traitement médicamenteux. S'il ressort de la liste des médicaments essentiels disponibles en République démocratique du Congo produite en défense que les médicaments pris par le requérant, soient la Mirtazapine, la Quetiapine et la Venlafaxine, n'y sont pas disponibles, il ressort également de cette liste que sont disponibles dans ce pays d'autres molécules antipsychotiques et antidépressives. Or M. F n'allègue ni n'établit que son traitement ne pourrait pas être substitué par d'autres molécules. En outre, il n'est pas établi que l'état de santé psychiatrique du requérant trouverait son origine dans des évènements traumatiques dont il aurait été victime en République démocratique du Congo. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F serait personnellement dans l'impossibilité d'accéder de façon effective à un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que M. F ne remplit pas les conditions requises justifiant la saisine pour avis par le préfet de la commission du titre de séjour. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige a été prise en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du
Puy-de-Dôme se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de M. F.
10. En sixième lieu, il résulte de tout ce qui précède que la décision en litige n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
11. En septième lieu, M. F a pu présenter les observations sur sa situation qu'il estimait utiles dans le cadre de l'examen de sa demande d'asile. Il n'allègue pas avoir sollicité en vain un entretien auprès des services préfectoraux, ni même avoir été empêché de présenter des observations ou de fournir des documents avant que soit prise la décision attaquée. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un vice de procédure tiré de ce qu'il n'a pas été entendu avant l'édiction de la décision en litige.
12. En huitième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. F est entré en France le 31 août 2020. Il se prévaut de ce qu'il vit avec sa compagne et leurs deux enfants, et de ce que sa compagne et un de ses enfants bénéficient de la protection subsidiaire. Toutefois, et d'une part, s'il ressort des pièces du dossier que la compagne du requérant bénéficie de la protection subsidiaire, M. F n'établit pas être le père du premier enfant de cette dernière, les extraits de naissance produits ne faisant état d'aucune filiation paternelle. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. F et sa compagne n'établissent vivre ensemble que depuis le 30 juin 2023, si bien que le requérant n'établit pas l'ancienneté de sa relation et de sa vie commune avec sa compagne. Enfin, si M. F est père d'un enfant né le 1er août 2023, ce dernier est né postérieurement à la décision en litige. Dans ces conditions, le requérant, au demeurant sans emploi, et qui a également une fille mineure ne se trouvant pas sur le territoire français, n'apporte aucun élément démontrant qu'il a ancré le centre de ses intérêts privés et familiaux sur le territoire français. Par suite, M. F n'est pas fondé à soutenir que les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur le territoire français en litige méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En neuvième lieu, il résulte de ce qui précède que M. F, qui n'établit pas être le père du premier enfant de sa compagne et dont le fils est né postérieurement à la décision en litige, ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
14. En dixième lieu, M. F, qui se prévaut des dispositions du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispositions abrogées et notamment reprises, depuis le 1er mai 2021, aux articles L. 612-1 de ce code, doit être regardé comme invoquant la méconnaissance des dispositions de cet article.
15. M. F fait valoir qu'il ne s'est jamais soustrait à une précédente mesure d'éloignement, qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public, qu'il fait du bénévolat et qu'il présente des garanties suffisantes de représentation. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F a fait état devant le préfet du Puy-de-Dôme, avant l'édiction de la décision attaquée, de circonstances particulières, propres à justifier une prolongation du délai de départ volontaire au-delà de trente jours. En tout état de cause, il ne résulte pas de tout ce qui précède que le requérant justifie de telles circonstances. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.
16. En onzième lieu, il résulte de ce qui précède que M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
17. En douzième lieu, M. F fait valoir qu'il a quitté son pays d'origine pour des craintes avérées, qu'il y a fait l'objet de mauvais traitements et de discrimination en raison de sa maladie. Toutefois, et alors, qu'au demeurant, sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ainsi que par la Cour nationale du droit d'asile, le requérant n'apporte aucune précision ni aucun élément permettant d'établir la réalité et l'actualité de ses craintes. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ne peut qu'être écarté.
18. En dernier lieu, M. F, qui se prévaut des dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispositions abrogées et notamment reprises, depuis le 1er mai 2021, aux articles L. 612-8 et L. 612-10 de ce code, doit être regardé comme invoquant la méconnaissance des dispositions de ces articles.
19. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la motivation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français en litige, que le préfet a précisé que si M. F n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il est toutefois entré en France en 2020 et n'y a pas de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables. Eu égard à cette motivation, M. F ne peut utilement se prévaloir de ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Par ailleurs, s'il se prévaut de ses attaches familiales en France et de ce qu'il présente des garanties de représentation suffisantes, il résulte de ce qui a été dit au point 12 du présent jugement que M. F n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. F n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision en litige. Le rejet des conclusions à fin d'annulation entraîne, par voie de conséquence, le rejet de ses conclusions aux fins d'injonction et de celles présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C F et au préfet du Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2023.
La présidente,
S. ELe greffier,
D. MORELIERE
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No2301920
JC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026