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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2200091

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2200091

vendredi 29 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2200091
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJUGE UNIQUE 3
Avocat requérantMARCEL

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 janvier, 1er avril, 9 juin et 21 septembre 2022 sous le n° 2200091, M. A B, représenté par Me Marcel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 23 décembre 2021 par laquelle le directeur de la caisse des allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques l'a informé de la clôture de ses droits au revenu de solidarité active, ensemble la décision implicite de rejet du recours administratif formé le 30 décembre 2021 ;

2°) d'enjoindre au département des Pyrénées-Atlantiques de lui accorder le bénéfice du revenu de solidarité active sur la période du 15 juin 2020 au 15 mars 2021 ;

3°) de mettre à la charge du département des Pyrénées-Atlantiques et de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques une somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la décision de clôture du revenu de solidarité active ne lui a jamais été notifiée ;

- le rapport de contrôle ne lui a jamais été adressé ;

- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles dès lors qu'il satisfait aux conditions pour percevoir le revenu de solidarité active à compter du 15 juin 2020.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2023, le département des Pyrénées-Atlantiques conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, et subsidiairement à son rejet au fond.

Il soutient que :

- la décision attaquée du 23 décembre 2021 ne lui fait pas grief dès lors qu'elle a un caractère purement informatif ;

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 juillet 2022.

II. Par une requête et une pièce complémentaire, enregistrées les 2 et 26 septembre 2022 sous le n° 2201987, M. A B, représenté par Me Marcel, demande au tribunal d'annuler la décision du 12 juillet 2022 par laquelle le président du conseil départemental a rejeté le recours administratif préalable qu'il a formé à l'encontre de la décision du 13 mai 2022 mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 564,55 euros, ainsi que la décision du 28 juin 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocation des Pyrénées-Atlantiques a mis à sa charge un indu supplémentaire d'un montant de 239,73 euros.

Il soutient que :

- son épouse, étrangère, n'a pas été considérée par la caisse d'allocations familiales comme un membre du foyer ; le montant de ses droits au revenu de solidarité active est erroné dès lors qu'il est fondé sur un foyer de trois personnes ; la caisse primaire d'assurance maladie considère son épouse comme un membre du foyer dans le calcul des allocations ;

- l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) ne peut être déduite dans le calcul du revenu de solidarité active.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2022, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques indique au tribunal qu'il appartient au département des Pyrénées-Atlantiques de produire des observations en défense en application de la convention de gestion qu'ils ont signées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2023, le département des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 novembre 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 20 mars 2024 à 14 heures en présence de Mme Yniesta, greffière d'audience :

- le rapport de Mme D ;

- et les observations de Me Marcel, représentant M. B, qui indique, s'agissant de l'instance n° 2201987 qu'il ne produira pas d'observations écrites dans la mesure où il n'a rien à ajouter à l'argumentation développée par M. B sur la question de prise en compte des sommes perçues au titre de l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) et confirme les écritures produites dans la première instance en laissant au tribunal le soin d'apprécier la question de l'autorité de chose jugée.

La caisse d'allocations familiales et le département des Pyrénées-Atlantiques n'étant ni présents ni représentés, la clôture de l'instruction est intervenue après l'appel de l'affaire à l'audience

Considérant ce qui suit :

1. M. B était bénéficiaire du revenu de solidarité active. A la suite d'un signalement reçu par la Caisse primaire d'assurance maladie, un contrôle a été diligenté par la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques afin de vérifier son lieu de résidence ainsi que sa situation familiale et professionnelle. Par une décision du 26 novembre 2020, le directeur de la caisse d'allocations familiales a tiré les conséquences de sa situation, telle que relevée au cours du contrôle, et lui a notifié la fin de ses droits au titre du revenu de solidarité active. Par un courrier du 30 novembre 2021, M. B a saisi le président du conseil départemental d'un recours administratif préalable tendant au rétablissement de ses droits au bénéfice du revenu de solidarité active pour la période du 15 juin 2020 au 15 mars 2021. Par un courrier du 23 décembre 2021 le directeur de la caisse d'allocations familiales lui a rappelé qu'il avait été mis fin, par le département à ses droits au revenu de solidarité active. M. B a saisi le département d'un nouveau recours administratif le 30 décembre 2021. Par une décision du 7 janvier 2022 le président du conseil départemental a rejeté son recours du 30 novembre 2021 comme irrecevable. A la suite d'un nouveau contrôle diligenté, le 28 avril 2022, par la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques mettant en évidence une incohérence entre les ressources déclarées et les ressources perçues, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques a notifié à M. B par une décision du 13 mai 2022 un indu de revenu de solidarité active pour la période de juin 2021 à avril 2022 d'un montant de 2 564,55 euros. Par une décision du 24 mai 2022, il a été informé de ce qu'il était mis fin à son droit au revenu de solidarité active. Par une décision du 28 juin 2022, le directeur de la caisse d'allocations familiales lui a notifié un indu supplémentaire d'un montant de 239,73 euros. Par une décision du 12 juillet 2022, le président du conseil départemental a rejeté le recours formé le 30 mai 2022 à l'encontre de la décision de récupération d'indu du 13 mai 2022. Par la requête enregistrée sous le n°2100091 M. B demande l'annulation du courrier du 23 décembre 2021, et de la décision implicite de rejet née le 5 mars 2021 du silence gardé par le président du conseil départemental sur le recours administratif qu'il a formé le 30 décembre 2021. Par la seconde requête enregistrée sous le n°2201987, il demande l'annulation de la décision de la décision du 12 juillet 2022.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2200091 et n° 2201987 dirigées contre les décisions successivement prises à l'égard du même requérant, présentent à juger des questions communes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne les droits au versement du revenu de solidarité active :

3. D'une part, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. () ".

4. D'autre part, aux termes de l'article R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".

5. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne à l'allocation de RSA ou à l'aide exceptionnelle de fin d'année, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette allocation ou à cette aide qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il appartient au juge administratif d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l'intéressé, pour la période en litige, à la date à laquelle il statue ou, s'il ne peut y procéder, de renvoyer l'intéressé devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.

6. Il résulte des dispositions précitées que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France.

7. La décision de mettre un terme aux droits de M. B au bénéfice du revenu de solidarité active résulte en l'espèce de la circonstance que le contrôle de sa situation a révélé qu'il ne résidait plus de manière permanente en France au sens des dispositions précitées et que, par ailleurs, ses ressources étaient supérieures au montant prévu par les dispositions applicables ouvrant droit au bénéfice de cette prestation. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête établi le 27 janvier 2021 dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que M. B a séjourné hors du territoire français du 29 mai 2019 au 14 septembre 2020, soit pour une période excédant la durée réglementaire des trois mois de séjour hors de France. M. B, qui ne conteste pas ces éléments, soutient néanmoins qu'au titre de la période en litige, du 15 juin 2020 au 15 mars 2021, il satisfaisait aux conditions d'octroi du revenu de solidarité active. Toutefois, il ne produit aucun élément, ni n'apporte de précisions permettant au tribunal d'apprécier ses droits. Dans ces conditions, le président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L.262-1, en rejetant sa demande tendant au versement rétroactif du revenu de solidarité active pour la période du 14 juin 2020 au 15 mars 2021.

8. Il s'ensuit, alors que les moyens tirés des vices propres de la décision du 7 janvier 2022 doivent être écartés, et alors même que cette décision est fondée à tort sur l'autorité de chose jugée qui serait attachée à l'ordonnance d'irrecevabilité du 28 septembre 2021, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de cette décision, ni de la décision implicite de rejet qui serait née du silence gardé sur son recours administratif du 30 décembre 2021, ni en tout état de cause du courrier du 23 décembre 2021 qui ne présente, en tant que tel, aucun caractère décisoire.

En ce qui concerne le bien fondé des indus de revenu de solidarité active :

9.Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de prime d'activité, il entre dans l'office du juge administratif d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

10. En premier lieu, M. B soutient que la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques n'a pas pris en considération son épouse, Mme C, dans le calcul de ses droits au revenu de solidarité active. Toutefois, il résulte de l'instruction que les décisions par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiale a mis à sa charge des indus au titre du revenu de solidarité active sont fondées sur le motif tiré de ce que ses ressources sont apparues non conformes avec ses déclarations trimestrielles. Dans ces conditions la circonstance que son épouse n'a pas été prise en compte dans le calcul de ses droits est sans incidence sur la régularité et le bien-fondé des décisions émises par la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques. Par suite il y a lieu d'écarter ce moyen comme inopérant.

11. En second lieu, aux termes de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : / () / 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière ". Aux termes de l'article R. 262-6 de ce code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux ". L'article R. 262-11 de ce code énumère une liste limitative de catégories de ressources dont il n'est pas tenu compte pour l'application de l'article R. 262-6. En outre, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".

12. Les pensions d'invalidité et leur complément tel que l'allocation supplémentaire d'invalidité prévue à l'article L. 815-24 du code de la sécurité sociale, ne figurent pas au nombre des ressources, limitativement énumérées à l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles, qui ne sont pas prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active. Il en résulte qu'en vertu des dispositions citées au point précédent, ces allocations doivent être déclarées pour être prises en compte dans le calcul des ressources en vue de la détermination du montant de l'allocation de revenu de solidarité active à servir.

13. Si M. B fait valoir que cette allocation bénéficie d'une exonération d'impôt totale, une telle exonération qui relève d'une législation distincte, est toutefois sans influence tant sur les obligations déclaratives de l'allocataire au titre du revenu de solidarité active, que sur l'application des dispositions de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles. Par suite, cette allocation devait être prise en compte dans le calcul des ressources du requérant pour la détermination du montant de l'allocation de revenu de solidarité active, de sorte que M. B n'est pas fondé à contester le bien-fondé des indus en litige.

14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le département des Pyrénées-Atlantiques, que les requêtes de M. B doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête n° 2200091 de M. B n'implique aucune mesure d'exécution, de sorte que les conclusions aux fins d'injonction doivent être également rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département des Pyrénées-Atlantiques, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, les frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2200091 et n° 2201987 de M. B sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au département des Pyrénées-Atlantiques et à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.

La présidente,

Signé

V. QUEMENERLa greffière,

signé

S. YNIESTA

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition :

La greffière,

N°s 2200091

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