lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2006497 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | MATHIEU |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistré le 19 octobre 2020, le préfet de la Moselle a demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 février 2020 par lequel le maire de la commune d'Angevillers a délivré un permis de construire à Mme A et à M. B en vue de la construction d'une maison individuelle sur un terrain situé Lotissement Saint-Sauveur à Angevillers.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2021, la commune d'Angevillers, représentée par Me Mathieu, a déclaré " s'en remettre à la sagesse du tribunal quant à la légalité de la décision attaquée " et a conclu :
- à titre principal, à ce qu'il soit sursis à statuer, sur le fondement de l'article
L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
- à titre subsidiaire, à l'annulation partielle de la décision en litige sur le fondement de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme en ce que le projet ne respecte pas les dispositions de l'article 1AU 4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Angevillers ;
- à ce qu'il soit statué ce que de droit quant aux frais.
Par un jugement avant dire droit du 19 mai 2022, le tribunal a estimé que le vice entachant le projet et tiré de la méconnaissance de l'article 1AU4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Angevillers était susceptible de faire l'objet d'une régularisation. Il a sursis à statuer sur le fondement de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme et imparti au pétitionnaire et à la commune un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, afin de solliciter et de délivrer une mesure de régularisation et d'en informer le tribunal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le jugement avant dire droit du 19 mai 2022.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Michel Richard,
- les conclusions de Mme Kalt, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 6 février 2020, le maire de la commune d'Angevillers a accordé à Mme A et à M. B un permis de construire pour la construction d'une maison individuelle sur un terrain situé Lotissement Saint-Sauveur à Angevillers. Le 22 juin 2020, le préfet de la Moselle a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté que le maire de la commune d'Angevillers a implicitement rejeté. Par la présente requête, le préfet de la Moselle a demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 février 2020.
2. Par un jugement avant dire droit du 19 mai 2022, le tribunal a estimé que le vice entachant le projet et tiré de la méconnaissance de l'article 1AU4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Angevillers était susceptible de faire l'objet d'une régularisation. Il a sursis à statuer sur le fondement de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme et imparti au pétitionnaire et à la commune un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, afin de solliciter et de délivrer une mesure de régularisation et d'en informer le tribunal.
3. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence de toute mesure de régularisation transmise au tribunal et compte-tenu de l'existence du vice dont le projet demeure entaché, le préfet de la Moselle est fondé à demander l'annulation de l'arrêté contesté portant délivrance d'un permis de construire.
D E C I D E :
Article 1 : L'arrêté du 6 février 2020 portant délivrance d'un permis de construire à Mme A et à M. B est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet de la Moselle, à la commune d'Angevillers et à Mme A et M. B. Copie en sera adressée à la communauté d'agglomération Portes de France-Thionville et, en application des dispositions de l'article R. 751-10 du code de justice administrative au procureur de la république près le tribunal judiciaire de Thionville.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Richard, président,
M. Lusset, premier conseiller.
Mme Eymaron, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
Le premier assesseur,
A. LUSSET
Le président-rapporteur,
M. RICHARD
La greffière,
J. BROSÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2006497
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026