LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2105112

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2105112

mardi 21 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2105112
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantMATHIEU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 juillet 2021, M. A D et Mme C B épouse D, représentés par Me Mathieu, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Florange a réglementé la circulation rue des bons enfants, ensemble la lettre du 23 avril 2021 par laquelle le maire de la commune de Florange les a informés des modalités de circulation rue des bons enfants et la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 10 mai 2021 à l'encontre de l'arrêté et de la lettre précités.

2°) de mettre à la charge de la commune de Florange la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté attaqué du 23 avril 2021 a été pris par le maire de la commune de Florange de manière rétroactive ;

- le maire de la commune de Florange a commis une erreur de droit, les articles L. 2213-1 à L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales ne permettant pas d'interdire totalement la circulation dans une voie ;

- l'arrêté attaqué est disproportionné par rapport aux objectifs poursuivis.

La requête a été communiquée à la commune de Florange qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 9 février 2023 en application des dispositions de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.

Par ordonnance du 9 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 11 avril 2022.

Par une lettre du 16 janvier 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la lettre du 23 avril 2021 n'est pas une décision administrative faisant grief.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Klipfel,

- et les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 23 avril 2021, le maire de la commune de Florange a décidé, par la mise en place d'un dispositif de borne escamotable, d'interdire l'accès à une portion de la rue des bons enfants à compter du 26 avril 2021 à toute personne non résidente sauf exception strictement encadrée, afin de garantir la sécurité des enfants fréquentant l'école maternelle Arc-en-ciel se situant dans la rue. Les modalités de cet arrêté ont été communiquées aux riverains, parmi lesquels M. et Mme D, par une lettre datée également du 23 avril 2021, et notifiée le jour même par un agent municipal.

Sur l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la lettre du 23 avril 2021 :

2. Il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune de Florange a, par une lettre du 23 avril 2021, simplement informé les requérants des modalités de mise en œuvre de l'arrêté du même jour. Ainsi, cet acte, eu égard à son contenu, ne constitue qu'une simple lettre d'information et non une décision administrative susceptible d'être déférée devant le juge administratif. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation de la lettre du 23 avril 2021 sont dirigées contre un acte ne faisant pas grief et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées comme irrecevables.

Sur l'acquiescement aux faits :

3. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant. ". Il résulte de ces dispositions que, sous réserve du cas où, postérieurement à la clôture de l'instruction, le défendeur soumettrait au juge une production contenant l'exposé d'une circonstance de fait dont il n'était pas en mesure de faire état avant cette date et qui serait susceptible d'exercer une influence sur le jugement de l'affaire, le défendeur à l'instance qui, en dépit d'une mise en demeure, n'a pas produit avant la clôture de l'instruction est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant dans ses écritures. Il appartient alors seulement au juge de vérifier que la situation de fait invoquée par le demandeur n'est pas contredite par les pièces du dossier.

4. En l'espèce, la requête a été communiquée le 6 août 2021 à la commune de Florange qui a été mise en demeure, le 9 février 2022, de produire un mémoire en défense. Cette mise en demeure est toutefois demeurée sans effet à la date de la clôture d'instruction, fixée au 11 avril 2022. Dès lors, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 612-6 du code de justice administrative, la commune de Florange doit être regardée comme ayant acquiescé aux faits exposés dans la requête des époux D.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. Aux termes de l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : / 1° Interdire à certaines heures l'accès de certaines voies de l'agglomération ou de certaines portions de voie ou réserver cet accès, à certaines heures ou de manière permanente, à diverses catégories d'usagers ou de véhicules ; (). ".

6. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige a pour but de réglementer la circulation de la rue des bons enfants compte tenu de la présence de l'école maternelle Arc-en-ciel dans ladite rue. Par conséquent, en créant une interdiction générale et absolue de circulation aux véhicules automobiles tous les jours de la semaine, y compris les samedi et dimanche lorsque l'établissement est fermé et durant l'intégralité du jour et de la nuit, le maire de la commune de Florange a apporté à la liberté de circulation des restrictions disproportionnées au regard de l'objectif d'intérêt général poursuivi.

7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que les époux D sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 23 avril 2020, ainsi que de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 10 mai 2021.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Florange la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par les époux D et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1 : L'arrêté du 23 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Florange a règlementé la circulation rue des bons enfants, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 10 mai 2021, sont annulés.

Article 2 : La commune de Florange versera aux époux D la somme de de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête des époux D est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A D en application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la commune de Florange. Copie en sera adressée au procureur de la république près le tribunal judiciaire de Thionville.

Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Carrier, président,

M. Duez-Gündel, conseiller,

Mme Klipfel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2023.

La rapporteure,

V. KLIPFEL

Le président,

C. CARRIER

Le greffier,

P. HAAG

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions