jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2203559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP RACINE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 31 mai 2022 et 10 juillet 2023, sous le numéro 2203559, ainsi qu'un mémoire enregistré le 27 août 2024 et non communiqué, M. B A, représenté par la SCP Racine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le maire de la commune de Geudertheim ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par Mme D C pour la création de deux lots à bâtir sur les parcelles cadastrées section 12 n°s 180 et 181, au n°6 rue du Général de Gaulle à Geudertheim ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Geudertheim et de Mme C une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige en litige méconnaît les dispositions des articles 3UA et 3UB du plan local d'urbanisme de la commune de Geudertheim ;
- la déclarante a effectué des manœuvres frauduleuses en vue d'obtenir l'autorisation en litige.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 novembre 2022 et 3 octobre 2023, la commune de Geudertheim, représentée par la SELAL Olszack et Levy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2024, Mme D C, représentée par la SELARL Berard-Jemoli-Santelli-Burkatzki-Bizzarri, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 30 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 août 2024.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 31 mai 2022 et 10 juillet 2023 sous le numéro 2203560, ainsi qu'un mémoire enregistré le 27 août 2024 et non communiqué, M. B A, représenté par la SCP Racine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 février 2022 par lequel le maire de la commune de Geudertheim a délivré à Mme D C un permis de construire une maison individuelle n° PC 067 156 21 R0024, sur les parcelles cadastrées section 12 n°s 180 et 181, au n°6 rue du Général de Gaulle à Geudertheim ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Geudertheim et de Mme C une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige en litige méconnaît les dispositions des articles 3UA et 3UB du plan local d'urbanisme de la commune de Geudertheim ;
- il méconnait les dispositions de l'article 13 UB du plan local d'urbanisme ;
- la déclarante a effectué des manœuvres frauduleuses en vue d'obtenir le permis de construire en litige ;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 novembre 2022 et 3 octobre 2023, la commune de Geudertheim, représentée par la SELAL Olszack et Levy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de tiré de ce que le dossier de demande de permis de construire est insuffisant au regard des dispositions de l'article 13 UB du PLU est irrecevable, dès lors qu'il a été soulevé au-delà du délai de deux mois prévu par les dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2024, Mme D C, représentée par la SELARL Berard-Jemoli-Santelli-Burkatzki-Bizzarri, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 30 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 août 2024.
III. Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 31 mai 2022 et 10 juillet 2023 sous le numéro 2203561, ainsi qu'un mémoire enregistré le 27 août 2024 et non communiqué, M. B A, représenté par la SCP Racine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 février 2022 par lequel le maire de la commune de Geudertheim a délivré à Mme D C un permis de construire une maison individuelle n° PC 067 156 21 R0025, sur la parcelle cadastrée section 12 n° 180, au n° 6 rue du Général de Gaulle à Geudertheim ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Geudertheim et de Mme C une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige méconnaît les dispositions de l'article 3UA et 3 UB du plan local d'urbanisme de la commune de Geudertheim ;
- il méconnait les dispositions de l'article 13 UA du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 novembre 2022 et 3 octobre 2023, la commune de Geudertheim, représentée par la SELAL Olszack et Levy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de tiré de ce que le dossier de demande de permis de construire est insuffisant au regard des dispositions de l'article 13 UA du PLU est irrecevable, dès lors qu'il a été soulevé au-delà du délai de deux mois prévu par les dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2024, Mme D C, représentée par la SELARL Berard-Jemoli-Santelli-Burkatzki-Bizzarri, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 30 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 août 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Léa Perabo Bonnet,
- les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public,
- les observations de Me Paye-Blondet, substituant Me Muller-Pistré, avocate de M. A ;
- les observations de Me Chezeau-Launay, substituant Me Debus, avocate de la commune de Geudertheim ;
- les observations de Me Bizzarri, avocat de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Le 27 décembre 2021, Mme D C a déposé un dossier de déclaration préalable portant sur la création de deux lots à bâtir, sur les parcelles cadastrées section 12 n°s 180 et 181, au n° 6 rue du Général de Gaulle à Geudertheim. Cette déclaration préalable a fait l'objet d'un arrêté de non-opposition du maire de Geudertheim en date du 27 janvier 2022. Mme C a également, le 29 décembre 2021, déposé deux demandes de permis de construire une maison individuelle sur chacune des parcelles précitées. Par deux arrêtés du 17 février 2022, le maire de Geudertheim a fait droit à ses demandes. M. A a, par des courriers du 16 mars 2022, formé des recours gracieux à l'encontre de ces trois arrêtés, lesquels ont été rejetés par trois courriers du maire de la commune en date du 13 avril 2022.
2. Par les requêtes nos 2203559, 2203560 et 2203561, qui ont fait l'objet d'une instruction commune et qu'il convient de joindre pour y statuer par un même jugement, M. A demande au tribunal d'annuler les trois arrêtés des 27 janvier et 17 février 2022 ainsi que les décisions implicites de rejet de ses recours gracieux.
Sur la légalité de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 27 janvier 2022 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis. () ". Aux termes de l'article R. 421-23 du même code " Doivent être précédés d'une déclaration préalable les travaux, installations et aménagements suivants : a) Les lotissements autres que ceux mentionnés au a de l'article ". Il est constant que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité ou de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.
4. Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article R. 123-9 du code de l'urbanisme, le règlement d'un plan local d'urbanisme peut comprendre tout ou partie des règles qu'il énumère, parmi lesquelles : " 3° Les conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d'accès aux voies ouvertes au public ". Les articles 3.1 UA et 3 UB du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Geudertheim relatifs aux conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d'accès aux voies ouvertes au public, prévoient en des termes similaires que : " 1. Conditions d'accès aux voies ouvertes au public/ 1.1. Le permis de construire ne peut être accordé sur des terrains qui ne seraient pas desservis, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un accès aménagé sur fonds voisin d'au moins 4 mètres de large. / 1.2. Le permis de construire peut être subordonné à la réalisation d'aménagements particuliers concernant les accès et tenant compte de l'intensité de la circulation. / 1.3. Les caractéristiques des accès doivent permettre de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la protection civile, de la lutte contre l'incendie et du service d'enlèvement des ordures ménagères et répondre à l'importance et à la destination des constructions. / 1.4. L'accès est notamment considéré comme suffisant avec une largeur de plateforme de :/ - 4 mètres lorsqu'il dessert 2 logements au plus, / - 6 mètres lorsqu'il dessert 3 logements ou plus. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la déclaration préalable en litige a été déposé le 26 décembre 2021 en vue de la division parcellaire, et donc le lotissement, du terrain de Mme C en vue de la création de deux lots à bâtir et qu'il ne comporte aucune indication quant aux constructions envisagées, ni quant aux caractéristiques de l'accès projeté. Il est toutefois constant que les terrains ne sont pas enclavés. Dans ces conditions, et contrairement à ce qui est soutenu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'accès au terrain d'assiette du projet par une servitude de passage d'une largeur de 4 mètres serait insuffisant au regard aux dispositions précitées du plan local d'urbanisme, pour satisfaire aux exigences de sécurité. Dès lors, le maire n'a pas méconnu les dispositions invoquées en ne s'opposant pas à la division foncière. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 3 UA et 3 UB du plan local d'urbanisme doit être écarté.
6. En second lieu, si M. A soutient que la déclarante a effectué des manœuvres frauduleuses en vue d'obtenir l'autorisation en litige, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations de nature à établir qu'une règle d'urbanisme aurait été contournée. Dès lors, le moyen tiré de l'existence de manœuvres frauduleuses ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité des arrêtés du 17 février 2022 :
7. En premier lieu, il résulte des dispositions des articles 3.1 UA et 3 UB du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, citées au point 4, qu'un accès doté d'une largeur de plateforme de six mètres est considéré comme suffisant lorsqu'il dessert trois logements ou plus. Dans les termes dans lesquels elles sont rédigées, ces dispositions ne privent pas l'autorité compétente de son pouvoir d'appréciation, et ainsi, n'interdisent pas qu'une largeur de plateforme inférieure à six mètres soit considérée comme suffisante pour la desserte de trois logements ou plus, dès lors que les caractéristiques de l'accès, en tenant compte de l'intensité de la circulation, permettent de satisfaire aux exigences de la sécurité et qu'elles sont appropriées à l'importance et à la destination des constructions.
8. Il ressort des permis n° PC 067 156 21 R0024 et n° PC 067 156 21 R0025 délivrés à la pétitionnaire par arrêtés du 17 février 2022 que les deux lots issus de la division permettront chacun la construction d'une maison individuelle et qu'ils seront reliés à la voie publique par un accès constitué d'une servitude de passage de 4 mètres de large. Il ressort des pièces du dossier que cette servitude desservira la maison du requérant, ses bâtiments agricoles et desservira également les deux maisons individuelles dont la construction a été autorisée par les permis en litige. M. A fait valoir que, compte tenu de sa profession d'arboriculteur, il emprunte chaque jour et à plusieurs reprises l'accès litigieux, parfois avec un tracteur attelé à des machines et remorques pouvant aller jusqu'à 2,20 mètres de large et 8 mètres de long et que ses fournisseurs et clients empruntent également cet accès. Toutefois, ces circonstances ne sont pas suffisantes pour démontrer que les caractéristiques de l'accès présentent un risque d'accident, alors en outre que cette voie est rectiligne, d'une longueur de plusieurs dizaines de mètres, et débouche sur une rue également en ligne droite, de sorte que la visibilité y est satisfaisante. Dès lors, il n'est pas établi que l'accès en litige, qui n'aura vocation à desservir qu'un faible nombre de logements, serait insuffisant à l'égard des prévisions des articles 3 UA et 3 UB du plan local d'urbanisme.
9. En second lieu, aux termes des dispositions des articles 13 UA et 13UB du plan local d'urbanisme : " 1- Les surfaces non bâties comprenant les accès, les aires de stationnement et les espaces libres non accessibles aux véhicules doivent être aménagées. / 2- En outre, dans le cas de constructions nouvelles, 30 % au moins de la superficie de chaque terrain ou lot de construction doivent être traités en aménagements paysagers, tels que gazons, plantations ou espaces réservés aux piétons et aux jeux des enfants. () ".
10. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des dossiers de demande de permis de construire que sont prévues, sur chacun des deux lots, la création d'une maison d'habitation d'une surface de 103 mètres carrés sur une parcelle de 398 mètres carrés et que les notices descriptives mentionnent que les parties non construites du terrain seront engazonnées et " feront l'objet d'un traitement paysager ultérieur ". Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles 13 UA et 13UB du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Geudertheim doit, en tout état de cause, être écarté.
11. En dernier lieu, M. A n'apporte aucun élément de nature à établir que la déclarante aurait effectué des manœuvres frauduleuses en vue d'obtenir les permis de construire en litige. Dès lors, le moyen soulevé en ce sens ne peut qu'être écarté.
12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés des 27 janvier et 17 février 2022.
Sur les frais des litiges :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mises à la charge de la commune de Geudertheim et de Mme C, qui n'ont pas la qualité de partie perdante dans les présents litiges, les sommes que M. A réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A le versement respectif d'une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés pour l'ensemble des litiges par la commune de Geudertheim et de ceux exposés par Mme C, et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : Les requêtes de M. A sont rejetées.
Article 2 : M. A versera la somme de 1 500 (mille cinq cent) euros à la commune de Geudertheim et la même somme de 1 500 (mille cinq cent) euros à Mme C, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme D C et à la commune de Geudertheim. Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Dulmet, présidente,
Mme Perabo Bonnet, première conseillère.
Mme Eymaron, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
L. Perabo Bonnet
La présidente,
A. Dulmet
La greffière,
H. Chroat
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Nos 2203559, 2203560, 2203561
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026