jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2206215 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BOHNER |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2022 sous le numéro 2206215, et des mémoires, enregistrés les 9 décembre 2022 et 28 février 2023, Mme D A, représentée par Me Bohner, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite, née du silence gardé sur sa demande du 3 décembre 2021, par laquelle la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " étudiant " ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, hors taxe sur la valeur ajoutée, au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la requête n'est pas dépourvue d'objet, la décision du 14 novembre 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ne se substituant pas à la décision en litige ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.
Elle soutient que la requête est désormais dépourvue d'objet, une décision expresse de refus de délivrance d'un titre de séjour ayant été édictée à l'encontre de Mme A le 14 novembre 2022.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 février 2023.
II. Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2022 sous le numéro 2208222, et un mémoire, enregistré le 28 février 2023, Mme D A, représentée par Me Bohner, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 14 novembre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée d'office ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant ", dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de réexaminer sa situation, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros, hors taxe sur la valeur ajoutée, au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour, né du silence gardé par la préfète sur sa demande du 3 décembre 2021 ;
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour édicté le 14 novembre 2022 ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C B,
- les observations de Me Bohner, avocate de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2206215 et n° 2208222 présentées par Mme A concernent la situation d'une même ressortissante étrangère et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par conséquent, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme A, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressée à l'aide juridictionnelle dans l'instance n° 2208222.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision implicite de refus de séjour :
4. Si le silence gardé par l'administration sur une demande de délivrance d'un titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la décision expresse de rejet.
5. Il en résulte, en l'espèce, d'une part, que les conclusions de la requérante tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour doivent être regardées comme dirigées exclusivement contre la décision explicite du 14 novembre 2022 par laquelle la préfète du Bas-Rhin a rejeté sa demande. D'autre part, la préfète du Bas-Rhin ne peut sérieusement soutenir que la requête enregistrée sous le n° 2206215 serait désormais dépourvue d'objet. Il n'y a ainsi pas lieu de faire droit à l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense.
En ce qui concerne l'arrêté du 14 novembre 2022 :
6. Aux termes de l'article L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour prévue à l'article L. 422-1 est également délivrée lors de sa première admission au séjour, sans avoir à justifier de ses conditions d'existence et sans que soit exigée la condition prévue à l'article L. 412-1, à l'étranger ayant satisfait aux épreuves du concours d'entrée dans un établissement d'enseignement supérieur ayant signé une convention avec l'Etat ". La carte de séjour prévue à l'article L. 422-1 est délivrée à l'étranger qui établit suivre un enseignement en France ou y suivre des études.
7. Il n'est pas contesté que Mme A, ressortissante gabonaise née en 2003, a séjourné une première fois en France, du 22 au 29 juin 2021, sous couvert d'un visa de court séjour valable du 17 juin au 13 décembre 2021 pour une durée de séjour de 90 jours, avec de multiples entrées autorisées. Elle a, durant cette période, passé les épreuves orales du concours d'admission aux écoles d'ingénieur EPITA-IPSA-ESME, auquel elle s'est présentée au terme d'un cursus de deux années de classe préparatoire en mathématiques et en physique, suivi au Maroc. Il ressort des pièces du dossier que suite à sa réussite au concours, elle est entrée en France, en dernier lieu, le 26 août 2021, sous couvert du visa de court séjour, en cours de validité. Ayant entamé sa scolarité au sein de l'école pour l'informatique et les techniques avancées (EPITA) de Strasbourg en septembre 2021, elle a sollicité, le 3 décembre suivant, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ".
8. Pour refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité, par l'arrêté en litige du 14 novembre 2022, la préfète du Bas-Rhin s'est fondée sur l'absence de caractère réel et sérieux des études, sur la circonstance que Mme A ne dispose pas du visa de long séjour mentionné à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et sur l'absence de démonstration du caractère d'établissement d'enseignement supérieur ayant signé une convention avec l'Etat de l'école EPITA de Strasbourg, faisant obstacle à ce que l'intéressée puisse de prévaloir des dispositions de l'article L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que Mme A a suivi, durant l'année universitaire 2021-2022 les enseignements de la première année de la formation délivrée par l'école EPITA de Strasbourg, établissement d'enseignement supérieur privé accrédité par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche pour délivrer le titre d'ingénieur. Elle justifie de plus être inscrite dans cet établissement à la date de la décision contestée. Aussi, elle établit le caractère réel des études entreprises en France. En outre, la préfète du Bas-Rhin ne saurait lui opposer l'absence de caractère sérieux de ces études en se fondant sur les résultats obtenus au terme de la première année, dès lors que la requérante sollicite la délivrance d'un premier titre de séjour, laquelle n'est pas conditionnée par la démonstration d'une progression dans le cursus suivi. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que l'école l'a admise à redoubler cette première année en soulignant son investissement, sa motivation et la rigueur dont elle fait preuve. D'autre part, il n'est pas contesté qu'avant sa dernière entrée sur le territoire français, suite à sa réussite au concours, Mme A a entrepris des diligences, notamment auprès des autorités consulaires françaises au Maroc, en vue d'obtenir un visa de long séjour. Elle établit avoir été invitée par l'établissement public Campus France, en août 2021, à entrer en France sous couvert du visa de court séjour qui lui avait été délivré en juin 2021 afin de se présenter aux épreuves du concours, et à solliciter ensuite la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " auprès des services préfectoraux. Ainsi, elle justifie de démarches préalables à son entrée sur le territoire français en vue d'y entamer des études, pour se conformer aux dispositions législatives en vigueur en matière de séjour. Enfin, il ressort des mentions figurant sur le visa de court séjour qu'il a été délivrée à l'intéressée par les autorités consulaires françaises au Maroc, sur le fondement des dispositions du 2° du II de l'article
L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vigueur jusqu'au 1er mai 2021, relatives à la situation de " l'étranger ayant satisfait aux épreuves du concours d'entrée dans un établissement d'enseignement supérieur ayant signé une convention avec l'Etat ". Aussi, les services de l'Etat ne sauraient lui opposer, après lui avoir délivré un tel visa, la circonstance qu'elle ne démontre pas que l'école EPITA a signé une convention avec l'Etat pour dispenser les enseignements conduisant à la délivrance du titre d'ingénieur. Il suit de là que, dans les circonstances particulières de l'espèce, Mme A est fondée à soutenir qu'en refusant de l'admettre au séjour, la préfète du Bas-Rhin a entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
10. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision de la préfète du Bas-Rhin portant refus de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par voie de conséquence, les décisions lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination doivent également être annulées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
11. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de l'arrêté attaqué implique nécessairement, compte tenu de l'absence de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, qu'un titre de séjour portant la mention " étudiant " soit délivré à la requérante. Il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il y a lieu, en outre, faute pour la préfète du
Bas-Rhin d'avoir délivré ce titre de séjour au terme de ce délai, d'assortir cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard.
Sur les frais liés au litige :
12. Mme A ayant été admise à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Bohner, avocate de Mme A, renonce à percevoir les sommes correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Bohner d'une somme de 1 300 euros, hors taxe sur la valeur ajoutée, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens dans le cadre des deux présentes instances.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle au titre de la requête n° 2208222.
Article 2 : L'arrêté de la préfète du Bas-Rhin en date du 14 novembre 2022 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète du Bas-Rhin de délivrer à Mme A un titre de séjour portant la mention " étudiant " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Article 4 : L'Etat versera à Me Bohner une somme de 1 300 (mille trois cents) euros, hors taxe sur la valeur ajoutée, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Bohner renonce à percevoir les sommes correspondant à la part contributive de l'Etat au titre des requêtes nos 2206215 et 2208222.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, à Me Bohner et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Strasbourg et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Strasbourg.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bonifacj, présidente,
M. Therre, premier conseiller,
Mme Bonnet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.
Le rapporteur,
A. B
La présidente,
J. Bonifacj
La greffière,
N. Adjacent
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2206215, 220822
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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