mercredi 2 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2206576 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SNOECKX |
Vu les procédures suivantes :
I) Par une requête, enregistrée le 5 octobre 2022, M. A C, représenté par Me Snoeckx, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 juin 2022 par lequel le préfet du Haut-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, subsidiairement de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 pour chaque requête ;
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 435-1, L. 423-23 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'illégalité par voie d'exception de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision doit être annulée en conséquence de l'illégalité des décisions de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2022, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
II) Par une requête, enregistrée le 14 octobre 2022, M.Almir C, représenté par Me Snoeckx, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel le préfet du Haut-Rhin a prononcé son assignation à résidence ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 pour chaque requête ;
Il soutient que :
Sur la décision portant assignation à résidence :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 octobre 2022, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bauer, magistrate désignée,
- les observations de Me Snoeckx, avocat de M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et soutient en outre que malgré des échecs au début de sa scolarité, il s'est repris et a validé la première année de son CAP en 2021, est aujourd'hui inscrit en deuxième année et a trouvé un employeur potentiel ;
- les observations de M. C, lequel, informé de son droit à bénéficier d'un interprète, a indiqué expressément à la barre vouloir y renoncer, et qui indique disposer d'une promesse d'embauche ;
Le préfet du Haut-Rhin n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant albanais né le 27 septembre 2000, est entré en France le 26 janvier 2017 sous couvert de son passeport, alors mineur. Il a été pris en charge par les services de l'Aide sociale à l'Enfance du Haut-Rhin et a entamé une scolarité. A sa majorité, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour, demande qui a été rejetée. En décembre 2019, l'intéressé a sollicité l'octroi du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par décision du 30 mars 2020, rejet confirmé par la Cour nationale du droit d'asile par décision du 16 novembre 2020. Par arrêté du 17 septembre 2020, le préfet de l'Aube lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire et a fixé le pays de destination. L'intéressé a fait une nouvelle demande d'admission au séjour en date du 21 février 2022. Par arrêté du 17 septembre 2020, le préfet du Haut-Rhin lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire et a fixé le pays de destination. Par arrêté du 6 octobre 2022, le préfet du Haut-Rhin a également prononcé son assignation à résidence dans le département du Haut-Rhin. Par les présentes requêtes, M. C demande l'annulation de ces décisions. M. C ayant été assigné à résidence, conformément au deuxième alinéa de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, le Tribunal statuera uniquement sur les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et portant assignation à résidence. Les conclusions dirigées contre la décision de refus de séjour ainsi que les conclusions accessoires dont elles sont assorties, seront examinées par une formation collégiale du Tribunal.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement des articles 20 de la loi du 10 juillet 1991 et 61 du décret du 28 décembre 2020.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
Sur le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté du 12 janvier 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Haut-Rhin du 13 janvier 2022, M. D H, préfet du Haut-Rhin, a donné à Mme F E, cheffe du bureau de l'admission au séjour, délégation pour signer tous arrêtés et décisions relevant de ses attributions en cas d'absence ou d'empêchement de M. K I, directeur de la réglementation. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'incompétence de sa signataire doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1() ". En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est dépourvu de visa de long séjour, de sorte qu'il ne peut prétendre au bénéfice de ces dispositions, et alors qu'il n'entre pas dans le champ de la dérogation prévue au deuxième alinéa, dès lors que M. C n'est entré en France qu'à l'âge de 17 ans et que sa scolarité a été émaillée d'une interruption de trois ans. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut dès lors qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". L'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose par ailleurs que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
6. En l'espèce, si le requérant se prévaut de la durée de sa présence en France, celle-ci n'est due qu'à son maintien irrégulier sur le territoire malgré l'édiction de précédentes mesures d'éloignement. M. C, célibataire et sans charges de famille, ne justifie par ailleurs pas de l'intensité de ses attaches privées et familiales en France, alors qu'il n'établit ni même n'allègue être dépourvu de tout lien en Albanie, où résident ses parents, son frère et sa sœur. S'il établit, après une période de trois ans sans scolarisation en France, avoir validé la première année de son CAP " MPA Conduct Installations Prod " en 2021/2022 et être désormais inscrit en deuxième année, il n'établit pas ne pas pouvoir poursuivre cette formation dans son pays d'origine, et ne justifie pas de la réalité de la promesse d'embauche dont il allègue disposer à la barre. Il s'ensuit que le requérant ne démontre pas que la décision portant refus de séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts ne vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut ainsi qu'être écarté, de même que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Il résulte de ce qui a été développé au point précédent que l'intéressé ne justifie d'aucune circonstance exceptionnelle ou motif humanitaire au sens de cet article. Le moyen tiré de sa méconnaissance ne peut dès lors également qu'être écarté.
8. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant refus de séjour, doit être écarté.
Sur les autres moyens soulevés :
9. Il résulte de ce qui a été développé au point 6 que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
10. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant assignation à résidence :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
12. En deuxième lieu, par un arrêté du 12 janvier 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Haut-Rhin du 13 janvier 2022, M. D H, préfet du Haut-Rhin, a donné à Mme J G, cheffe du bureau de l'asile et de l'éloignement, délégation pour signer tous arrêtés et décisions relevant de ses attributions en cas d'absence ou d'empêchement de M. K I, directeur de la réglementation. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'incompétence de sa signataire doit être écarté comme manquant en fait.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". L'article L. 733-1 du même code prévoit que : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. / Il se présente également, lorsque l'autorité administrative le lui demande, aux autorités consulaires, en vue de la délivrance d'un document de voyage ". En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a fait l'objet par arrêté du 2 juin 2022 d'un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, avec un délai de départ volontaire de 30 jours expiré à la date de la décision attaquée. Il se trouvait donc dans le cas où le préfet pouvait édicter à son encontre une mesure d'assignation à résidence sur le fondement des dispositions précitées. Cette dernière impose à M. C, à titre de mesure de contrôle, de se présenter tous les mardis à 10 heures auprès du commissariat central de Colmar. Si le requérant soutient que cette obligation serait disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise, il se borne à se prévaloir des garanties effectives de représentation qu'il présente, sans produire d'éléments de nature à contester la fréquence des obligations de pointage imposées, notamment par rapport à sa scolarisation. Par suite, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions susvisées des 2 juin et 6 octobre 2022 portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et assignation à résidence.
D E C I D E :
Article 1 : M. A C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Les conclusions à fin d'annulation des décisions susvisées des 2 juin et 6 octobre 2022 portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et assignation à résidence sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions sur lesquelles il n'est pas expressément statué sont renvoyées à l'examen d'une formation collégiale et réservées jusqu'en fin d'instance.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Snoeckx et au préfet du Haut-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2022.
La magistrate désignée,
S. B,
première conseillèreLe greffier,
C. Bohn La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 226576 et 226804
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026