LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2207778

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2207778

mardi 4 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2207778
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantBERRY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 2202807 du 26 juillet 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a, d'une part, annulé l'arrêté du 31 janvier 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a notamment refusé de délivrer un titre de séjour à M. A B et, d'autre part, enjoint à la préfète du Bas-Rhin de délivrer à M. B un titre de séjour dans le délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.

Par une lettre, enregistrée le 31 octobre 2022, M. B, représenté par Me Berry, a demandé au tribunal administratif de Strasbourg, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, l'exécution de l'article 2 du jugement du 26 juillet 2022 relatif à l'injonction de délivrance d'un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.

Par une décision du 16 novembre 2022, le président du tribunal a considéré que le jugement était intégralement exécuté et a procédé au classement administratif de la demande d'exécution présentée par M. B.

Par un mémoire enregistré le 17 novembre 2022, M. B, représenté par Me Berry, a contesté cette décision de classement administratif.

Par une décision du 24 novembre 2022, le président du tribunal a, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, ouvert une procédure juridictionnelle en vue de statuer sur la demande de M. B, relative à l'exécution du jugement n° 2202807.

Par un mémoire, enregistré le 16 février 2023, M. B, représenté par Me Berry, demande au tribunal :

1°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et d'assortir cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient qu'il avait fait une demande de titre de séjour avec mention " vie privée et familiale " et que le motif d'annulation retenu dans le jugement n° 2202807 impliquait la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", et non pas la mention " étudiant " qui a été retenue par la préfecture.

Vu :

- le jugement n° 2202807 du 26 juillet 2022 dont l'exécution est demandée,

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Dhers, président-rapporteur,

- les conclusions de M. Lusset, rapporteur public,

- et les observations de Me Chebbale, substituant Me Berry, représentant M. B.

La préfète du Bas-Rhin n'était ni présente, ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ".

2. Par un jugement du 26 juillet 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision par laquelle la préfète du Bas-Rhin a rejeté la demande de titre de séjour présentée par M. B et lui a enjoint de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de sa notification. Ce jugement, qui annule la décision précitée pour méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a été rendu au motif que M. B vivait en France depuis l'âge de 15 ans, qu'il y effectuait sa scolarité depuis la 4ème, qu'il était inscrit en terminale maintenance des véhicules professionnels et de transport routier, que ses bulletins scolaires, qui étaient excellents, témoignaient de son investissement dans ses études et qu'il était inséré dans la société française.

3. Pour exécuter ce jugement, la préfète du Bas-Rhin a délivré à M. B un titre de séjour d'une durée d'un an portant la mention " étudiant " le 26 octobre 2022.

4. Le requérant fait valoir qu'il avait initialement demandé la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile, et que l'exécution du jugement impliquait la délivrance d'un tel titre.

5. Toutefois, les motifs retenus par le tribunal reposaient principalement sur la vie privée du requérant en France et, plus particulièrement, sur son sérieux et son investissement dans sa scolarité et il résulte de l'instruction que ce dernier dispose actuellement d'un contrat d'apprentissage avec la compagnie des transports strasbourgeois dans le cadre d'un brevet de technicien supérieur. Enfin, l'intéressé n'invoque aucune circonstance de droit ou de fait nouvelle susceptible de remettre en cause l'appréciation qui a été portée par le jugement dont l'exécution est demandée. Par suite, l'exécution du jugement susvisé n'impliquait pas nécessairement la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et la préfète a pu, sans méconnaître la portée de l'injonction du tribunal, décider de délivrer à

M. B un titre de séjour portant la mention " étudiant " d'une durée d'un an, qui est au demeurant équivalente à celle d'un titre de séjour pour motif familial délivré au titre de l'article

L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quand bien même l'intéressé aurait initialement sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Il n'y a donc pas lieu d'édicter une nouvelle injonction, ni de donner droit aux conclusions du requérant prise sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La demande de M. A B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Dhers, président,

Mme Devys, première conseillère,

Mme Weisse-Marchal, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.

Le président-rapporteur,

S. Dhers

L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,

J. Devys

Le greffier,

P. Souhait

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507344

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant colombien de quitter le territoire français, de fixer son pays de destination et de lui interdire le retour. Le tribunal a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis une erreur de droit en prenant cette décision en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, puisque l'intéressé avait déjà quitté le territoire français avant la notification de l'arrêté. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

← Retour aux décisions