vendredi 23 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2302114 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | BOURCHENIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mars 2023, M. A, représenté par Me Bourchenin , demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 mars 2023 par laquelle le Préfet de la Moselle a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de 6 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui restituer son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
- La décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
- La décision est entachée d'une erreur de droit ;
- La décision est entachée d'une manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- La date de restitution de son permis de conduire ne figure pas sur l'arrêté.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mai 2023, le Préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Simon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le 11 mars 2023, M. A a commis un excès de vitesse de plus de 40 km/h. La Gendarmerie nationale a procédé à la rétention immédiate de son permis de conduire. Le préfet de la Moselle a décidé de suspendre, pendant une durée de six mois, le permis de conduire de M. A, par décision du 14 mars 2023. Le requérant demande l'annulation de cette décision.
2. La décision de suspendre le permis de conduire du requérant a été signé par Mme B qui disposait d'une délégation du préfet de la Moselle par arrêté du 6 février 2023 régulièrement publié dans le recueil des actes administratifs de la Préfecture. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait.
3. Si le requérant fait valoir que le procès-verbal de convocation au parquet et l'avis de rétention diffère au niveau de l'énoncé, la convocation évoquant un dépassement de la vitesse maximale autorisée de 50 km/h et l'avis de rétention énonçant un dépassement de 40 km/h, cette incohérence, qui résulte d'une erreur matérielle du parquet, n'a pas d'incidence sur la légalité de l'arrêté de suspension attaquée et ne constitue pas une erreur de droit. Par suite le moyen ne peut qu'être écarté.
4. Le requérant fait valoir que la décision est disproportionnée car elle ne tient pas compte de sa situation personnelle et professionnelle. Cependant le fait de conduire à une vitesse retenue de 143 km/h sur une route limitée à 80km/h démontre la dangerosité du requérant. En conséquence le préfet de la Moselle pouvait suspendre son permis de conduire sans prendre une décision disproportionnée laquelle répond à des exigences de protection de la sécurité routière. En conséquence le préfet de la Moselle a parfaitement examiné sa situation personnelle. Par suite les moyens tirés du caractère disproportionné de la décision et de l'absence de d'examen particulier de sa situation personnelle doivent être écartés.
5. La mention de la date à laquelle il pourra retrouver son titre de séjour n'est pas mentionné sur l'arrêté. Cependant l'arrêté précise que son permis de conduire est suspendu 6 mois à compter de la date de rétention. Dans ces conditions la date de fin de suspension est indiquée par déduction. Le moyen, en tout état de cause, manque en fait.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Metz.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2023.
Le magistrat désigné,
H. SIMONLa greffière,
F. DOGUI
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026