vendredi 1 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2304520 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge unique (3) |
| Avocat requérant | SNOECKX |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 27 juin 2023 sous le n° 2304520, Mme A E représentée par Me Snoeckx, demande au tribunal :
1°) l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 juin 2023 par lequel le préfet du Haut-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de la décision l'obligeant à quitter le territoire français jusqu'à la lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ou, le cas échéant, jusqu'à la date de la notification d'une ordonnance de ladite Cour ;
4°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour
- le signataire de cette décision ne bénéficiait pas d'une délégation de signature régulièrement publiée à cet effet ;
- la décision a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi que le médecin instructeur n'aurait pas siégé au sein du collège ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que le défaut de traitement de l'état de santé de sa fille est susceptible d'entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité du refus de titre de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de destination
- elle est contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur les décisions prononçant une interdiction de retour :
- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la demande de suspension :
- il y a lieu de lui accorder la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à la notification de la décision de la CNDA.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2023, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne peuvent qu'être écartés.
II. Par une requête, enregistrée le 27 juin 2023 sous le n° 2304521, M. D F représenté par Me Snoeckx, demande au tribunal :
1°) l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 juin 2023 par lequel le préfet du Haut-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de la décision l'obligeant à quitter le territoire français jusqu'à la lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ou, le cas échéant, jusqu'à la date de la notification d'une ordonnance de ladite Cour ;
4°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour :
- le signataire de cette décision ne bénéficiait pas d'une délégation de signature régulièrement publiée à cet effet ;
- la décision a été prise au terme d'une procédure irrégulière ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il n'est pas établi que le médecin instructeur n'aurait pas siégé au sein du collège ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que le défaut de traitement de l'état de santé de sa fille est susceptible d'entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité du refus de titre de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur les décisions prononçant une interdiction de retour :
- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la demande de suspension :
- il y a lieu de lui accorder la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à la notification de la décision de la CNDA.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 août 2023, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne peuvent qu'être écartés.
Le président du tribunal a désigné M. Julien Iggert en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 août 2023 :
- le rapport de M. Julien Iggert, magistrat désigné,
- les observations de Me Rommelaere, substituant Me Snoeckx, représentant Mme E et M. F, qui reprend les éléments contenus dans sa requête et indiquent en outre qu'à la suite de la décision de la CNDA, ils se désistent de leur demande de suspension,
- et les observations Mme E et M. F, assistés de M. G, interprète en langue géorgienne.
Le préfet du Haut-Rhin, régulièrement convoqué, n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E et M. F, ressortissants géorgiens entrés en France le 11 août 2021 et ont déposé des demandes d'asile rejetées le 27 février 2023 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Le 29 novembre 2022, ils ont sollicité leur admission au séjour en raison de l'état de santé de leur fille. Par un des arrêtés du 5 juin 2023, le préfet du Haut-Rhin a refusé de les admettre au séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils sont susceptibles d'être éloignés et leur a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Les requérants demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
2. Dans les circonstances de l'espèce et compte-tenu de l'urgence, il y a lieu d'admettre Mme E et M. F au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur la jonction :
3. Les requêtes susvisées, nos 2304520 et 2304521 sont relatives à la situation d'un couple et présentent à juger des mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les décisions portant refus de séjour
4. En premier lieu, le préfet du Haut-Rhin, par un arrêté du 27 mars 2023 publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, a donné délégation à Mme C B, cheffe du bureau de l'admission au séjour, à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement du directeur de la réglementation, les actes administratifs établis par la direction dont elle dépend, à quelques exceptions qui ne trouvent pas à s'appliquer en l'espèce. Il n'est ni démontré, ni même allégué, que le directeur n'aurait pas été absent ou empêché. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écartés.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que les décisions attaquées ont été prises, conformément aux dispositions précitées, après un avis du collège de médecins de l'OFII du 30 mars 2023. Il ressort des mentions portées sur cet avis, qu'un médecin instructeur a été désigné pour établir le rapport médical sur l'état de santé de la fille des requérants, et enfin que ce médecin n'a pas siégé au sein du collège. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées sont intervenues au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. "
7. Les requérants soutiennent à l'appui de leurs requêtes que contrairement à ce qu'indique l'avis du collège des médecins de l'OFII en date du 30 mars 2023 l'état de santé de leur fille nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité. S'il ressort du certificat médical du 14 juin 2023 que la fille des requérants souffre d'une malformation cérébrale justifiant une surveillance clinique et un accompagnement pluridisciplinaire, les requérants ne produisent toutefois aucun élément de nature à établir qu'en l'absence de traitement, les conséquences pour l'état de santé de leur fille seraient d'une exceptionnelle gravité. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un traitement effectif en Géorgie, le moyen tiré de ce que les décisions seraient entachées d'une erreur de droit ne peut qu'être écarté.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que les décisions portant obligation de quitter le territoire devraient être annulées par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Si les requérants se prévalent des liens personnels et amicaux qu'ils ont noués depuis leur arrivée en France en septembre 2022, ils n'apportent toutefois aucun élément permettant d'attester de l'existence de tels liens ou d'une éventuelle intégration au sein de la société française. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
Sur les décisions fixant le pays de renvoi
11. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
12. Les requérants soutiennent que leur vie est en danger en raison des menaces de violences physiques pesant sur eux en raison de l'ancienne profession de Mme E. Si les intéressés produisent une capture d'écran issue de réseaux sociaux faisant état de menaces envers deux personnes non identifiées, cet élément ne suffit pas à établir que les requérants sont réellement et personnellement exposés à des risques de traitements inhumains ou dégradants. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
13. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
14. En premier lieu, Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
15. En second lieu, pour justifier l'adoption d'une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre des requérantes, le préfet du Haut-Rhin a tenu compte, notamment, de la date de leur entrée sur le territoire et de l'absence de liens intenses et stables avec la France, Dès lors, alors même que les requérants ne constituent pas une menace à l'ordre public et qu'ils ne se sont pas soustraits à une précédente mesure d'éloignement, le préfet en prononçant à leur encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an, n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la demande de suspension de l'exécution de la décision obligeant les requérants à quitter le territoire français :
16. Mme E et M. F se désistent purement et simplement de leurs conclusions tendant à la suspension des obligations de quitter le territoire français. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme E et de M. F tendant à l'annulation des décisions litigieuses du 5 juin 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1 : Mme E et M. F sont admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de Mme E et M. F de leurs conclusions tendant à la suspension des obligations de quitter le territoire français dont ils ont fait l'objet.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes de Mme E et de M. F est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E, à M. D F, à Me Snoeckx et au préfet du Haut-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er septembre 2023.
Le magistrat désigné,
J. IGGERT
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Nos 2304520, 2304521
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026