lundi 18 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2306392 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL LE TEMPS DES DROITS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2023, la SCI EJB, représentée par Me Rosenstiehl, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner au maire de Crastatt, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'attribuer le n° 2 à la parcelle cadastrée 190 section 1 dont elle est propriétaire sur le ban de cette commune ; de mettre en place la signalisation nécessaire ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Crastatt une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence tient à ce que l'absence de numérotation de sa propriété rend difficile à situer le local qui y est édifié, ce qui perturbe son exploitation commerciale ;
- la mesure est nécessaire à une pleine jouissance de sa propriété ;
- aucune contestation sérieuse ne peut lui être opposée ;
- la mesure ne fera obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. La SCI EJB demande principalement au juge des référés d'enjoindre au maire de Crastatt d'attribuer le n° 2 à la parcelle cadastrée 190 section 1 dont elle est propriétaire sur le ban de cette commune. Cependant, en se bornant à faire valoir, sans apporter aucun élément de nature à l'établir, que l'absence de numérotation de la voie conduisant à sa propriété rend spécialement difficile la jouissance de celle-ci, et particulièrement son exploitation commerciale, la SCI EJB n'établit pas, ainsi que cela lui incombe, l'existence d'une situation d'urgence justifiant le prononcé d'une mesure en référé. Sa requête ne peut dès lors qu'être rejetée.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Ces dispositions font obstacle aux conclusions de la SCI EJB dirigées contre la commune de Crastatt qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la SCI EJB est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI EJB.
Fait à Strasbourg, le 18 septembre 2023.
Le juge des référés,
X. Faessel
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
L. Cherif
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026