LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2405764

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2405764

mercredi 21 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2405764
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantRODRIGUES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, faute de preuve d’une demande complète en cours. Sur l’obligation de quitter le territoire, le juge a validé la compétence du signataire de l’acte, s’appuyant sur un arrêté de délégation régulièrement publié. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 août 2024, M. E B, représenté par Me Rodrigues, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2024 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

la décision de refus de titre de séjour :

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est entachée d'incompétence ;

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée de défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- est entachée d'erreur d'appréciation s'agissant de la menace qu'il représente pour l'ordre public ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'erreur d'appréciation s'agissant de la menace qu'il représente pour l'ordre public ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 août 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A en application des articles L. 614-2, L. 921-2 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties, régulièrement convoquées, n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 10 octobre 1989, a fait l'objet le 2 août 2024 d'un arrêté du préfet de la Moselle, qu'il conteste par la présente requête, portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Il a été placé en rétention administrative par arrêté du même jour, avant d'être remis en liberté et placé sous assignation à résidence par arrêté du 8 août 2024.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de titre de séjour :

4. M. B soutient que l'arrêté contesté révèlerait une décision implicite de refus de titre de séjour. Toutefois, d'une part, la décision d'obligation de quitter le territoire ne repose pas sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit que l'éloignement d'un étranger est possible lorsque celui-ci s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. D'autre part, M. B n'établit pas, par la seule production d'un accusé de réception, avoir déposé à la préfecture de Moselle une demande de titre de séjour complète et en cours d'examen à la date de l'arrêté contesté. Dès lors, M. B ne peut soutenir que l'arrêté contesté révèlerait une décision de refus de titre de séjour, et les conclusions dirigées contre cette dernière, sans objet, doivent être rejetée comme irrecevables.

Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, par un arrêté du 14 mai 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Moselle le 15 mai 2024, le préfet de la Moselle a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de M. F, directeur de l'immigration et de l'intégration, à M. D C, directeur adjoint, à l'effet de signer les actes relevant de la direction de l'immigration et de l'intégration. Dès lors qu'il n'est pas établi que M. F n'aurait pas été absent ou empêché à la date de la décision contestée, le moyen tiré de l'incompétence de son auteur doit être écarté.

6. En deuxième lieu, la décision contestée comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, le moyen tiré du défaut de motivation devant, par suite, être écarté.

7. En troisième lieu, sous couvert de défaut de motivation, le requérant doit être regardé comme soulevant également un moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation personnelle. Il résulte toutefois des termes mêmes de la décision contestée que le préfet de la Moselle a procédé à un examen particulier de sa situation personnelle, et ce moyen doit être écarté.

8. En quatrième lieu, la situation du requérant, non-ressortissant de l'Union européenne, est régie par les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non par les articles L. 251-1 et suivants du même code auxquels M. B se réfère, ses moyens devant être regardés comme fondés sur les premiers de ces textes. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; / () ".

9. La décision contestée a été prise sur le fondement du 1° et du 5° de l'article L. 611-1 précité. Il résulte de l'instruction que, à supposer même que le préfet de la Moselle ait entaché sa décision d'erreur d'appréciation s'agissant de la menace que le comportement du requérant constitue pour l'ordre public, il aurait pris la même décision en se fondant sur le seul 1° de l'article L. 611-1 précité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. M. B fait valoir qu'il est arrivé en France en 2020, que sa sœur de nationalité française y réside, qu'il exerce une activité professionnelle, et qu'il vit en concubinage avec une ressortissante française avec laquelle un mariage est envisagé. Il ne produit toutefois aucune preuve de ses liens avec sa sœur. Surtout, il ressort des pièces du dossier que M. B est séparé depuis plusieurs mois de la personne qu'il présente comme sa concubine, et que cette dernière a récemment dû se présenter aux autorités de police en raison du comportement du requérant. M. B ne fait état d'aucun autre lien sur le territoire français ni ne produit aucun élément relatif à son intégration professionnelle. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.

12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

Sur la légalité de la décision de refus de délai de départ volontaire :

13. En premier lieu, l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".

14. La décision contestée comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation doit dès lors être écarté.

15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision refusant un délai de départ volontaire devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.

16. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

17. En premier lieu, la décision contestée comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et elle est, par suite, suffisamment motivée.

18. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.

19. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

20. M. B doit être regardé comme soutenant également, au titre du défaut de motivation, que la décision contestée méconnaît les dispositions précitées. Toutefois, eu égard au constat de l'absence de liens personnels et familiaux intenses et stables de M. B en France, où il indique résider depuis quatre ans, et à la circonstance qu'il a fait l'objet d'une mesure de garde à vue en raison de son comportement envers son ancienne compagne, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée d'interdiction de retour pour une durée de trois ans aurait été prise en méconnaissance des dispositions précitées, et le moyen doit être écarté.

21. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposé au point 11 et au point précédent, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B aux fins d'annulation de l'arrêté du 2 août 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à Me Rodrigues et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 août 2024.

La magistrate désignée,

S. ALa greffière,

G. Trinité

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

G. Trinité

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions