jeudi 3 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2408935 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOHNER |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 26 novembre 2024 sous le numéro 2408935, M. C A, représenté par Me Bohner, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler les décisions du 2 août 2024 par lesquelles le préfet du Haut-Rhin a refusé son admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné à l'issue de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin, d'une part, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai en lui remettant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, et d'autre part, de retirer sa mention du système d'information Schengen dans le même délai et sous la même astreinte
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à son avocate, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui-même en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision de refus de séjour a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne précitée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant son pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne précitée ;
- l'interdiction de retour est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2025, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 décembre 2024.
II. Par une requête enregistrée le 26 novembre 2024 sous le numéro 2408936, Mme D B épouse A, représentée par Me Bohner, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler les décisions du 2 août 2024 par lesquelles le préfet du Haut-Rhin a refusé son admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée à l'issue de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin, d'une part, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai en lui remettant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, et d'autre part, de retirer sa mention du système d'information Schengen dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à son avocate, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui-même en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision de refus de séjour a été signée par une autorité incompétente ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'est pas établi que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration se soit prononcé au vu d'un rapport médical établi par un médecin instructeur ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité du refus de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne précitée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant son pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne précitée ;
- l'interdiction de retour est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2025, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B épouse A ne sont pas fondés.
Mme B épouse A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 décembre 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Poittevin ;
- les conclusions de Mme Merri, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Bohner, avocate des requérants, présents à l'audience.
Le préfet du Haut-Rhin n'était pas présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A et Mme B épouse A, ressortissants camerounais nés respectivement en 1973 et 1983, sont entrés régulièrement en France le 17 juillet 2022. A compter du 28 avril 2023, ils ont bénéficié d'autorisations provisoires de séjour successives, en raison de l'état de santé de Mme A. Par des décisions du 2 août 2024, le préfet du Haut-Rhin a refusé de renouveler les autorisations provisoires de séjour dont bénéficiaient les requérants, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils pourront être éloignés à l'issue de ce délai et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. A et Mme B épouse A demandent l'annulation de ces décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées nos 2408935 et 2408936 concernent la situation d'un couple d'étrangers et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les demandes d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A et Mme B ont été admis à l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 6 décembre 2024 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Strasbourg. Par suite, leurs conclusions tendant à ce que le tribunal leur accorde le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne Mme B épouse A :
4. Aux termes des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. () ".
5. Pour refuser de renouveler l'autorisation provisoire de séjour que détenait Mme B épouse A, ainsi que, par voie de conséquence, celui de son époux, le préfet du Haut-Rhin s'est fondé sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 2 juillet 2024, dont il s'est approprié les termes, et selon lequel l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, le Cameroun.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B épouse A, qui souffre d'un VIH diagnostiqué en 2007, a d'abord été suivie au Cameroun et traitée à base d'antirétroviraux de première ligne (Ténofovir, Lamivudine, Efavirenz). Le certificat du médecin qui la suivait alors, produit à l'instance, précise que ce traitement, d'une efficacité limitée, n'a pas entraîné d'amélioration significative de son état de santé, et que face à l'augmentation progressive de sa charge virale, un changement de traitement et une prise en charge spécialisée, que ne pouvaient pas même dispenser les hôpitaux de référence en la matière à Douala et Yaoundé, étaient nécessaires. Il ressort, en outre, des certificats médicaux rédigés par un médecin français, que son changement de traitement vers le Triumeq, entrepris en France à compter du 5 janvier 2023, a été très efficace et que sa charge virale est devenue indétectable. Alors que le collège des médecins, se prononçant sur son cas, avait lui-même estimé, le 28 avril 2023, qu'elle ne pouvait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, le préfet n'apporte aucun élément justifiant d'une évolution dans la prise en charge du VIH au Cameroun depuis cette date. Dans ces conditions, Mme B épouse A est fondée à soutenir que c'est à tort que le préfet a estimé qu'elle pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et qu'en faisant sienne l'appréciation portée par le collège à cet égard, le préfet du Haut-Rhin a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité.
7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n° 2408936, que Mme B épouse A est fondée à demander l'annulation de la décision du 2 août 2024 par laquelle le préfet du Haut-Rhin a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des décisions l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant son pays de destination et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
En ce qui concerne M. A :
8. Compte tenu de la nécessité qui s'attache à préserver l'unité de leur cellule familiale, la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, époux de Mme B, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé. Le requérant est ainsi fondé à en demander l'annulation, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête n° 2408935. Il est également fondé, par voie de conséquence, à solliciter l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision fixant son pays de destination et de celle prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. D'une part, en raison du motif qui la fonde, l'annulation des décisions attaquées implique nécessairement que Mme B soit admise au séjour en raison de son état de santé, sur le fondement de l'article L. 425-9 précité, et que son époux soit admis au séjour pour demeurer à ses côtés. Il y a lieu d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et à M. A, une autorisation provisoire de séjour de même durée. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée.
10. D'autre part, aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. ". Aux termes de l'article R. 613-7 du même code : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement. ". Aux termes de l'article 7 dudit décret relatif au fichier des personnes recherchées : " Les données à caractère personnel enregistrées dans le fichier sont effacées sans délai en cas () d'extinction du motif de l'inscription. / () ".
11. Il résulte de ces dispositions que la suppression du signalement de l'étranger dans le système d'information Schengen constitue une obligation légale en cas d'annulation de la décision d'interdiction de retour. L'annulation prononcée par le présent jugement n'implique pas que cette obligation soit, derechef, prescrite par voie d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
12. D'une part, Mme B épouse A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que Me Bohner, avocate de Mme B épouse A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de ce dernier le versement à Me Bohner d'une somme de 1 200 euros.
13. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes tendant à l'admission des requérants à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les décisions du 2 août 2024 du préfet du Haut-Rhin sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Haut-Rhin de délivrer à Mme B épouse A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", et à M. A, une autorisation provisoire de séjour de même durée, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Bohner une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Bohner renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Mme D B, à Me Bohner et au préfet du Haut-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Colmar.
Délibéré après l'audience du 12 juin 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Rees, président,
- Mme Dobry, première conseillère,
- Mme Poittevin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2025.
La rapporteure,
L. POITTEVIN
Le président,
P. REESLa greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
7
Nos 2408935, 2408936
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026