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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2504184

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2504184

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2504184
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSNOECKX

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. C E, ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 5 février 2025 lui refusant le renouvellement de son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté du 21 mai 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé, et que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. Concernant l'assignation à résidence, le tribunal a estimé que le préfet avait justifié de l'information prévue à l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement. Les décisions ont été fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée le 22 mai 2025 sous le n° 2504184,

M. C E, représenté par Me Snoeckx, demande au tribunal :

1°)d'annuler l'arrêté du 5 février 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

2°)de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises à verser à son conseil au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est entachée d'incompétence ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- cette décision méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

- cette décision est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2025, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.

II. Par une requête, enregistrée le 26 mai 2025 sous le n° 2504293, M. C E, représenté par Me Snoeckx, demande au tribunal :

1°)de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°)d'annuler l'arrêté du 21 mai 2025 du préfet du Bas-Rhin portant assignation à résidence ;

3°)de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises à verser à son conseil au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

-la décision est entachée d'incompétence ;

-le préfet doit justifier lui avoir remis l'information prévue par l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-le préfet doit établir l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement ;

-l'obligation de présentation méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-elle méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants ;

-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2025, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Michel, magistrat honoraire inscrit sur la liste prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative, en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Michel, magistrat désigné ;

- les observations de Me Rommelaere, substituant Me Snoeckx, avocate de M. E, qui reprend les conclusions et les moyens de la requête ;

- M. E, assisté de M. G, interprète en langue albanaise, qui décrit sa situation.

Le préfet du Bas-Rhin n'était ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2504184 et 2504293 introduites pour M. E, concernent la situation d'un même étranger et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

2. M. E, ressortissant albanais né en 1974, est entré en France le 4 juin 2022, selon ses déclarations, accompagné de son épouse et de leurs deux enfants mineurs, aux fins d'y solliciter l'asile. La demande d'asile qu'il a présenté le 21 juillet 2022 a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 7 novembre 2024, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 28 mars 2025. M. E a sollicité son admission au séjour en raison de son état de santé le 8 novembre 2022. La préfète du Bas-Rhin lui a opposé un refus le 30 octobre 2023. Le requérant demande l'annulation, d'une part, de l'arrêté du 5 février 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et, d'autre part, de l'arrêté du 21 mai 2025 du préfet du Bas-Rhin portant assignation à résidence.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

3. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président.". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " () L'admission provisoire est accordée par la juridiction compétente ou son président (), soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".

4. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, en ce qui concerne la requête enregistrée sous le numéro 2504293.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, par un arrêté du 28 octobre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin le même jour, le préfet du Bas-Rhin a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme H B, cheffe du bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, à Mme D F, cheffe de la section asile, à l'effet de signer la décision attaquée. Il ne ressort pas des pièces du dossier que

Mme B n'aurait pas été absente ou empêchée à la date de cette décision. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.

6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne garantit pas le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer une vie privée et familiale. En l'espèce, si M. E se prévaut de la durée de sa présence en France, il ne s'y est maintenu, sans jamais bénéficier d'un titre de séjour, que pour les besoins de l'examen de sa demande d'asile. Il ne fait état d'aucune circonstance qui ferait obstacle à ce qu'il reconstitue la cellule familiale qu'il compose avec son épouse, qui fait également l'objet d'une mesure d'éloignement, et ses enfants mineurs, dans leur pays d'origine, où il a vécu pendant la plus grande partie de son existence, où il n'établit pas être dépourvu de liens et où ses enfants mineurs pourront poursuivre leur scolarité. Si le requérant invoque la présence en France d'autres membres de sa famille et d'amis, cette allégation n'est, en tout état de cause, appuyée d'aucune précision, ni d'aucun commencement de preuve. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment aux conditions de séjour du requérant en France, le préfet du Bas-Rhin, en adoptant la décision attaquée, n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport au but en vue duquel la décision a été prise et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans les circonstances susrappelées, le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. E.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

8. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de ces stipulations : " " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

9. Si M. E, dont la demande d'asile a, au demeurant, été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, soutient qu'il courrait des risques en cas de retour dans son pays d'origine, il n'apporte aucun élément précis ou probant de nature à établir la réalité des menaces qu'il invoque. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut pas être accueilli.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

10. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article l. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 7 que M. E n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.

12. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions citées ci-dessus doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux qui sont exposés au point 9.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

13. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".

14. En premier lieu, par un arrêté du 12 mars 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin le même jour, le préfet du Bas-Rhin a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de M. A I, directeur des migrations et de l'intégration, à Mme H B, cheffe du bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer notamment les décisions de la nature de celle faisant l'objet du présent litige. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. I n'aurait pas été absent ou empêché à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que cet arrêté est entaché d'incompétence ne peut pas être accueilli.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est remis aux étrangers assignés à résidence en application de l'article L. 731-1 une information sur les modalités d'exercice de leurs droits, les obligations qui leur incombent et, le cas échéant, la possibilité de bénéficier d'une aide au retour () ".

16. Ces dispositions impliquent que l'auteur de la décision d'assignation à résidence porte à la connaissance de l'étranger assigné à résidence une information supplémentaire explicitant les droits et obligations de ce dernier pour la préparation de son départ. Ces dispositions imposent que l'information qu'elles prévoient soit communiquée, une fois la décision notifiée, au plus tard lors de la première présentation de la personne assignée à résidence aux services de police ou de gendarmerie. Il en résulte que l'absence de l'information ainsi prévue est sans incidence sur la légalité de la décision d'assignation à résidence contestée, laquelle s'apprécie à la date de son édiction. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dès lors, être écarté comme inopérant ;

17. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. E fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant et dont le délai de départ volontaire est expiré. Le requérant ne fait état d'aucun élément permettant de considérer que l'exécution de cette mesure d'éloignement ne demeurerait pas une perspective raisonnable. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut pas être accueilli.

18. En dernier lieu, l'arrêté contesté a seulement pour objet d'assigner à résidence M. E, de lui interdire de sortir du département du Bas-Rhin sans autorisation et de lui enjoindre de se présenter une fois par semaine aux services de la police aux frontières de Strasbourg à Entzheim. Le requérant n'est pas fondé à soutenir que ces modalités de contrôle, qui lui imposent des obligations limitées, affecteraient sa vie privée et familiale ou méconnaîtrait l'intérêt supérieur de ses enfants, qui ne sont pas concernés par cette obligation de présentation. S'il soutient être atteint d'une pathologie invalidante qui limiterait ses déplacements, il ne l'établit par aucun commencement de preuve. Par suite, en prenant la mesure critiquée à l'encontre de M. E, qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et n'a pas de ressources propres, le préfet du Bas-Rhin, qui ne pouvait pas prendre de mesure moins coercitive, n'a ni entaché sa décision d'une erreur d'appréciation, ni méconnu les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et

3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E tendant à l'annulation des arrêtés du 5 février et du 21 mai 2025 du préfet du Bas-Rhin doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1 : M. E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire au titre de la requête enregistrée sous le numéro 2504293.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. E est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C E, à Me Snoeckx et au préfet du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre d'État, ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2025.

Le magistrat désigné,

C. MichelLa greffière,

L. Abdennouri

La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

L. Abdennouri

Nos 2504184, 2504293

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