mardi 9 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2002624 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SAS SEBAN AUVERGNE |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 14 octobre 2020, le juge des référés a, sur la requête n° 2002624 présentée par M. F A et Mme B A, représentés par Me Peycelon, prescrit une expertise, confiée au docteur E H, relative aux conditions de la prise en charge de M. A au centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne puis au centre médical de l'Argentière à compter du 6 octobre 2016.
Par ordonnance du 2 février 2021, la présidente du tribunal a désigné le docteur D C en qualité de sapiteur.
Par ordonnance du 3 février 2021, la présidente du tribunal a accordé au docteur D C, sapiteur, une allocation provisionnelle d'un montant de 500 euros, à valoir sur le montant de frais d'expertise.
Par un courrier en date du 12 septembre 2023, Mme A a été invitée par le tribunal, compte tenu de l'état du dossier, à confirmer expressément le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois et il leur a été indiqué qu'à défaut de réception de cette confirmation, ils seront réputés s'être désistés de l'ensemble de leurs conclusions.
Vu le courrier du 24 novembre 2023 par lequel le docteur D C informe le tribunal qu'il n'a pas encaissé l'allocation provisionnelle versée et qu'il n'a aucun frais à faire valoir au titre de sa mission.
Vu le rapport d'expertise et l'état des frais et honoraires établis par le docteur E H, déposés au greffe du tribunal le 1er décembre 2023.
Vu l'avis du juge des référés du tribunal administratif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné Mme G, première vice-présidente, en qualité de magistrate chargée des questions d'expertise.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". L'article R. 612-5-1 du même code prévoit que : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
2. Suite au décès de M. A en cours d'expertise, Mme A a été invitée par le tribunal, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien des conclusions de la présente requête, avant l'expiration d'un délai d'un mois, par un courrier du 12 septembre 2023. Ce courrier, régulièrement envoyé et notifié à l'intéressée, a fait l'objet d'un accusé de réception le 15 septembre 2023. Ce courrier n'a fait l'objet d'aucune réponse dans le délai d'un mois imparti à la requérante. Dans ces conditions, Mme A est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. Par suite, rien ne s'oppose à ce qu'il lui soit donné acte de ce désistement, en application du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative ainsi que de sa renonciation à l'expertise ordonnée le 14 octobre 2020.
Sur la taxation :
3. En premier lieu, en application des articles R. 621-11, R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, les vacations, frais et honoraires de l'expert doivent être liquidés et taxés par ordonnance du président ou du magistrat chargé des expertises du tribunal administratif. Il sera exactement tenu compte des difficultés, de l'importance et de l'utilité du travail fourni par l'expert et le sapiteur en fixant leurs honoraires, frais et débours à la somme totale de 840 euros, soit 0 euros pour le docteur D C et 840 euros pour le docteur E H.
4. En second lieu, en application de l'article R. 621-13 du même code, lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, il appartient au président de la juridiction ou au magistrat chargé des expertises de désigner par ordonnance la ou les parties qui assumeront la charge des frais et honoraires d'expertise. Il y a lieu, en l'espèce, de mettre ces frais et honoraires à la charge de Mme B A.
ORDONNE :
Article 1er: Il est donné acte à Mme B A du désistement de sa requête n° 2002624 et de sa renonciation à l'expertise ordonnée le 14 octobre 2020.
Article 2 : Les frais et honoraires de l'expertise confiée à M. E H par l'ordonnance susvisée du 14 octobre 2020 sont liquidés à la somme totale de 840 euros, soit 0 euros pour le docteur D C et 840 euros pour le docteur E H.
Article 3 : Les frais et honoraires mentionnés à l'article 2 sont mis à la charge de Mme B A.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, au centre médical de L'Argentière, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire, à M. D C et à l'expert.
Fait à Lyon, le 9 janvier 2024.
La première vice-présidente du tribunal,
D. G
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026