mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2101351 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COUDERC ZOUINE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2020 sous le n° 2008879, Mme K C épouse A, représentée par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a rejeté la demande de regroupement familial présentée en faveur de ses deux filles mineures ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône d'admettre ses deux filles mineures au bénéfice du regroupement familial ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est illégale, faute pour le préfet du Rhône de lui en avoir communiqué les motifs, alors qu'elle en avait fait la demande ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 411-1 et L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
La procédure a été communiquée au préfet du Rhône, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par ordonnance du 21 janvier 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 11 février 2022.
II. Par une requête, enregistrée le 24 février 2021 sous le n° 2101351, Mme K C épouse A, représentée par la SCP Couderc-Zouine, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2020 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté la demande de regroupement familial présentée en faveur de ses deux filles mineures ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône d'admettre ses deux filles mineures au bénéfice du regroupement familial dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle remplit les conditions posées par les articles L. 411-1 et L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet du Rhône a commis une erreur de droit en ne tenant pas compte de l'évolution favorable de ses ressources jusqu'à la date de la décision attaquée ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mars 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 17 mars 2022, la clôture de l'instruction, initialement fixée au 23 mars 2022, a été reportée au 15 avril 2022.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gros, conseillère,
- et les observations de Me Zouine, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme K C épouse A, ressortissante sénégalaise née le 17 mai 1984, titulaire d'une carte de résident, a sollicité, le 11 octobre 2018, le bénéfice du regroupement familial en faveur de ses filles mineures J E et I F. Par une requête enregistrée sous le n° 2008879, Mme A demande l'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant plus de six mois sur cette demande. Par une décision du 22 décembre 2020, dont la requérante demande l'annulation par une requête enregistrée sous le n° 2101351, le préfet du Rhône a expressément rejeté cette demande.
2. Les requêtes visées ci-dessus nos 2008879 et 2101351 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet :
3. Lorsqu'un requérant conteste, dans les délais de recours, une décision implicite de rejet et une décision expresse de rejet intervenue postérieurement, ses conclusions doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la seconde décision, qui s'est substituée à la première.
4. Ainsi, les conclusions et les moyens de la requête n° 2008879 dirigés contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur la demande de regroupement familial présentée par Mme A le 11 octobre 2018 doivent être regardées comme dirigés contre la décision du 22 décembre 2020, qui s'y est substituée, par laquelle l'administration a expressément rejeté cette demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 22 décembre 2020 :
5. En premier lieu, la décision attaquée, signée par Mme D H, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté du préfet du Rhône du 2 décembre 2020 publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture et accessible tant au juge qu'aux parties, n'est pas entachée d'incompétence.
6. En deuxième lieu, d'une part, si le silence gardé par l'administration sur une demande de regroupement familial fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que la décision du 22 décembre 2020 par laquelle le préfet du Rhône a expressément rejeté la demande de regroupement familial présentée par Mme A ne peut être utilement contestée au motif que l'administration aurait méconnu les dispositions des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, en ne communiquant pas à l'intéressée les motifs de la décision implicite initialement née sur sa demande dans le délai d'un mois qu'elles impartissent.
7. D'autre part, la décision attaquée vise les dispositions des articles L. 411-1 à L. 411-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique que les ressources de Mme A sont insuffisantes et précise que le refus d'admettre ses filles mineures au bénéfice du regroupement familial ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Elle comporte, ainsi, l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent et est, par suite, suffisamment motivée.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " Le ressortissant étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins un an, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial, par son conjoint et les enfants du couple mineurs de dix-huit ans. ". Aux termes de l'article L. 411-5 de ce code, dans sa rédaction applicable au litige : " Le regroupement familial ne peut être refusé que pour l'un des motifs suivants : / 1° Le demandeur ne justifie pas de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sont prises en compte toutes les ressources du demandeur et de son conjoint indépendamment des prestations familiales. Les ressources doivent atteindre un montant au moins égal au salaire minimum de croissance mensuel ; () ". Aux termes de l'article R. 411-4 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " Pour l'application du 1° de l'article L. 411-5, les ressources du demandeur et de son conjoint qui alimenteront de façon stable le budget de la famille sont appréciées sur une période de douze mois par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum de croissance au cours de cette période. Ces ressources sont considérées comme suffisantes lorsqu'elles atteignent un montant équivalent à : / () - cette moyenne majorée d'un cinquième pour une famille de six personnes ou plus. ".
9. Pour rejeter la demande de regroupement familial présentée par Mme A en faveur de ses filles mineures J E et I F, le préfet du Rhône a considéré que les ressources de l'intéressée, qui se sont élevées en moyenne à 1246,66 euros par mois pour la période s'étendant de décembre 2018 à novembre 2019, n'atteignaient pas le montant requis pour un foyer de six personnes.
10. Mme A n'apporte aucun élément de nature à démontrer qu'elle disposait de ressources supérieures au salaire minimum de croissance majoré d'un cinquième au titre de la période de douze mois précédant sa demande. Contrairement à ce que soutient l'intéressée, le préfet du Rhône a tenu compte de l'évolution de ses ressources postérieurement à l'introduction de cette demande. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'au titre de l'année 2019, Mme A, employée comme assistante de vie en contrat à durée indéterminée a perçu un salaire mensuel d'environ 1 051 euros, inférieur au salaire minimum de croissance majoré d'un cinquième. Pour l'année 2020, la requérante se borne à produire une attestation de la caisse d'allocations familiales relative au mois d'août 2020, dont il ressort qu'elle a perçu des prestations pour un montant de 850 euros. Toutefois, les prestations familiales, qui se sont élevées ce mois-ci à 316,57 euros, ne sont pas prises en compte dans le calcul des ressources conformément aux dispositions de l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tandis que l'aide personnalisée au logement, d'un montant de 322,64 euros, ne présente pas le caractère de stabilité exigé par ces dispositions. Ainsi, en tout état de cause, les éléments produits ne modifient pas substantiellement les conditions de revenus de la requérante. Par suite, le préfet du Rhône pouvait, sans commettre ni erreur de droit ni erreur d'appréciation, rejeter la demande de regroupement familial présentée par Mme A, alors même qu'elle disposait d'un logement considéré comme normal.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que Mme A vit séparée de ses filles mineures J E et I F, nées en 2007 et en 2011, depuis son installation en France en 2014. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle serait dans l'impossibilité de leur rendre visite au Sénégal, ni que celles-ci ne pourraient régulièrement venir la voir en France. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'en prenant la décision attaquée, le préfet du Rhône aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise.
13. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
14. Les courriels adressés aux services de la préfecture du Rhône par l'avocat du père des filles de B A les 8 octobre et 9 décembre 2020 et le 27 janvier 2021 ne permettent pas d'établir que celles-ci seraient exposées à un risque réel et actuel d'excision au Sénégal. Dès lors, la décision attaquée, qui n'a pour ni objet, ni pour effet de séparer Nafissatou E et Aissatou F de leur mère, dont elles vivent éloignées depuis déjà plusieurs années, ne méconnaît pas les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant.
15. En sixième lieu, compte-tenu de ce qui précède, en rejetant la demande de regroupement familial présentée par Mme A au bénéfice de ses filles mineures, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
16. Il résulte de ce tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 22 décembre 2020 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté la demande de regroupement familial présentée en faveur de ses filles mineures J E et I F.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie perdante du remboursement par l'autre partie de ses frais d'instance. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes nos 2008879 et 2101351 présentées par Mme K C épouse A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme K C épouse A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 31 mai 2022, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
Mme Tocut, première conseillère,
Mme Gros, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
La rapporteure,
R. Gros
Le président,
M. GLa greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°s 2008879-2101351
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026